‹ Traité des maladies mentaleChapitre 449 sur 500 · COMPLICATIONS DE L'HYSTÉRIE. — TRAITEMENT ANÏÏPHLOGISTIQUE · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS DE L'HYSTÉRIE. — TRAITEMENT ANÏÏPHLOGISTIQUE

Hystérie compliquée de folie et d'antres troubles et anomalies

de l'ordre physiologique et moral. — Je me suis élevé contre l'isolernent trop prompt dans les institutions d'aliénés de jeunes hystériques, chez lesquelles une explosion subite de délire pourrait, à la rigueur, être suivie d'une sédation non moins instantanée des phénomènes perturbateurs de l'intelligence.

Mais, d'un autre côté, j'ai déjà eu l'occasion de blâmer la faiblesse des parents qui, dans des circonstances où la folie est bien caractérisée, ne peuvent se résoudre à isoler leurs malades. Et pourtant, s'il existe une chance de guérison pour ces malheureuses hystériques , chez lesquelles l'enchaînement forcé des phénomènes pathologiques amène des manifestations délirantes si intenses et parfois si dangereuses, c'est dans le traitement spécialement consacré aux aliénés de nos asiles. En signalant la gravité du pronostic de ces folies au type éminemment périodique, j'ai avancé une idée qui, à première vue, peut sembler paradoxale, à savoir, que le trouble des facultés intellectuelles n'était jamais en rapport chez ces sortes de malades avec la gravité des désordres fonctionnels. En effet, l'intelligence est d'autant moins exposée à être troublée d'une manière radicale , que les perturbations et souffrances de l'organisme nous offrent l'ensemble plus complet des névropathies bizarres extraordinaires et propres à l'hystérie.

Cependant il n'est pas rare que, dans nos asiles, l'hystérie se montre avec les symptômes morbides qui lui sont propres : spasmes, étouffements, convulsions, anesthésie, hyperesthésie, paralysie, toux, hémiplégie, troubles sensoriaux de toutes sortes, émaciation, vomissements, marasme. J'ai cité un fait de ce genre (p. 67i) ; j'ai promis d'y revenir, parce que le traitement que j'ai employé chez cette jeune hystérique peut être généralisé, et qu'en signalant ce que j'ai fait dans cette circonstance, je serai dispensé d'entrer dans les détails de la thérapeutique générale applicable aux hystériques, méthode qui laisse toujours beaucoup de vague et d'incertitude dans l'esprit.

méthode antiphlogistiquc ; traitement de l'hémoptysie. — La jeune

hystérique à laquelle va s'appliquer la série des moyens curatifs qui suivent était sujette à des hémoptysies redoutables, Les accès de toux hystérique étaient suivis d'un état apoplectique des poumons, et les saignées du bras ou du pied étaient rigoureusement indiquées. Une saignée dérivative du pied, de 250 à 300 grammes, quelques applications de ventouses scarifiées, tantôt à la région épigastrique, tantôt le long du rachis, suffisaient pour faire disparaître les accidents. Malgré son état d'anémie, la malade fut saignée sept ou huit fois, et eut autant d'applications de

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