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TRAITEMENT DE LA TOUX HYSTÉRIQUE, DES VOMISSEMENTS

ventouses, sans compter les sangsues à la partie interne des cuisses, pour rappeler le flux menstruel complètement disparu. Cependant, dit M. Briquet, et je suis de son avis, les évacuations sanguines ne peuvent être conseillées comme traitement général; la très grande majorité des hystériques se trouverait mal de ht saignée du bras ou du pied. On a vu, dans un certain nombre de cas, l'hystérie elle-même ou les attaques hystériques, èt re le résultat immédiat des saignées.

J'ajouterai, d'un autre côté, que des hystériques subiront des évacuations sanguines dans des proportions à peine croyables. Je ne veux pas excuser les exagérations qui ont eu lieu sous ce rapport, mais il est vraiment des circonstances où les saignées, générales ou locales, soulagent seules les hystériques. M. Briquet en cite un cas remarquable à propos d'une jeune malade dont l'observation lui est commune avec M. Guillot, et chez laquelle des saignées générales et de fréquentes applications de ventouses scariliées le long du rachis ont amené une amélioration qui n'avait pu être réalisée avant cela par aucun autre moyen. Les indications se résument dans les préceptes suivants : « Les évacuations sanguines peuvent être utiles dans les cas où les malades sont sous l'influence d'une diathèse hémorrhagique très notable ou sous celle de la suppression ou de l'absence des menstrues ou d'hémorrhagies habituelles. Dans ces derniers cas, les applications de sangsues à l'anus ou à la vulve sont ce qui convient le mieux, et ces cas sont, comme on l'a vu, extrêmement nombreux... Enfin, lorsque les accidents hystériques sont très intenses, ou lorsqu'ils se succèdent avec rapidité, et que le pouls est fréquent, qu'il existe un état fébrile très marqué, on peut avoir recours aux évacuations sanguines, et on le fait avec succès, mais seulement comme moyen momentané, et non pas comme traitement à fond. » (Briquet, ouvr. cité, p. 6/t5.)

Uypei-csthésie , gastralgie, toux hystérique, chlorose, voiuïsse-

ments, etc. — Je renonce à décrire les innombrables formules employées dans l'exacerbation de la douleur chez les hystériques. J'ai administré, comme tous les médecins, les antispasmodiques, les narcotiques, l'opium surtout, sous toutes leurs formes. J'ai obtenu des succès, j'ai échoué dans d'autres circonstances, soit avec ces moyens, soit avec d'autres médicaments tels que le sulfate de quinine, l'émétisation, le chloroforme. Il est bon de constater d'abord que les accidents qui compliquent l'hystérie ont un caractère tellement intermittent, qu'il est difficile de rapporter leur disparition , presque subite dans beaucoup de cas, à l'emploi de telle ou telle médicadon. Je signalerai cependant les inhalations d'un mélange de chloroforme et d ether comme m'ayant rendu lu

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