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CONGESTION TEMPORAIRE DE NATURE INFLAMMATOIRE

En me plaçant à ce point de vue, je devais nécessairement arriver à l'idée de faire un groupe spécial, un genre, si l'on veut, de X aliénation idiopathique. D'un autre côté, la plus simple observation des faits cliniques démontre que si les affections cérébrales idiopathiques se relient toutes à des troubles de l'intelligence, de lamotilité et de la sensibilité, ces troubles ne sont pas les mêmes ni au point de vue du diagnostic ni surtout au point de vue du pronostic. Les congestions cérébrales à durée temporaire ne déterminent pas le même délire que l'encéphalite aiguë, et cette dernière affection se distingue pour ses conséquences de la périencéphalite ebronique simple et de la périencéphalite à l'état de complication (1). Entin l'affaiblissement général de l'intelligence que l'on constate dans la démence peut pareillement avoir une signification pathologique différente, selon que l'état désigné sous le nom de démence est le résultat d'une simple atrophie cérébrale amenée par l'âge, ou de lésions spéciales qui sont la suite du ramollissement du cerveau ou de l'hémorrhagie des vaisseaux de cet organe.

Dans l'impossibilité où j'étais, vu les limites qu'impose à son auteur un traité élémentaire de toutes les variétés de folie, d'entrer clans les détails que comporte un sujet aussi vaste que les folies idiopathiques, je ne pouvais qu'émettre le vœu de voir exposer dans une monographie spéciale tous les faits relatifs aux troubles des fonctions intellectuelles et affectives clans leurs rapports avec les lésions spéciales du cerveau et de ses enveloppes. Ce vœu vient d'être réalisé, et l'important traité de M. le docteur Calmeil sur les maladies inflammatoires du cerveau est destiné à prendre, parmi nos ouvrages classiques, le rang que son importance et son utilité pratique lui méritent à si juste titre.

Dans son ouvrage, M. Calmeil décrit avec beaucoup de détail les congestions encéphaliques à durée temporaire, les périencéphalites à forme insidieuse, la périencéphalite diffuse à l'état simple et à l'état de complication. Je n'ai intention que de lixer ici l'attention sur une variété d'affection cérébrale à forme on ne peut plus grave et plus insidieuse, et

étiologique sur les rapports qui existent entre le délire et les affections cérébrales : 1° Affections cérébrales considérées comme cause d'aliénation, § vu, p. 131. — 2° Maladies des méninges, méningite, p. 132 à 134. — 3" Hydrocéphalie chronique, œdème cérébral, p. 134 à 137. — 4° Congestion, p. 137 à 140. — 5° Hémorrhagie cérébrale, § vin, p. 140 à 143. — 6" Lésions traumatiques, coups, chutes, affections de l'oreille interne comme point de départ des troubles intellectuels, p. 143 à 146. — 7" Hypérémic (congestion active, congestion passive), p. 503 et suivantes, à propos des considérations émises sur l'anatomie pathologique de la folie.

(1) C'est sous cette dénomination nouvelle que M. le docteur Calmeil désigne la paralysie progressive des aliénés, folie paralytique de M. Parchappe.

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