‹ Traité des maladies mentaleChapitre 499 sur 500 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA DÉMENCE · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA DÉMENCE

Si je jette maintenant un coup d'oeil rétrospectif sur ce Traité des maladie* mentales, je vois qu'il remplit, autant que mes forces me l'ont permis, le programme que j'avais annoncé.

Mon intention a été de faire ressortir l'importance de l'étude des maladies nerveuses. J'ai essayé de démontrer que les divers troubles de l'esprit désignés sous le nom générique de folie rentraient dans l'étude des causes générales qui lèsent les fonctions du système nerveux, et que le traitement de ces affections se rattachait à l'ensemble des connaissances que tout médecin doit posséder (1).

[ci je m'arrête ; mais les adieux que je fais au public ne sont pas définitifs. Nous nous retrouverons sur le terrain de la médecine légale des aliénés, et j'aurai occasion alors de compléter ces recherches. Il est indispensable, en effet, de connaître les conséquences et les terminaisons de la folie, si l'on veut avoir une idée exacte de la moralité et de la légalité des actes humains. 11 me restera à prouver que c'est à nous médecins qu'est réservée la mission d'éclairer la justice et de sauvegarder, dans une foule de circonstances, les intérêts, l'honneur et même l'existence de nos semblables.

(1) Aux termes de la loi de 1838 sur les aliénés, les médecins ont la mission de signaler l'état dans lequel se trouvent ces malades. Aucune séquestration ne peut avoir lieu ou être maintenue, si la folie n'est pas médicalement prouvée. On voit donc l'importance qui s'attache à l'acte que la loi exige des médecins. Leur certificat ne doit pas se maintenir dans les termes vagues qu'un individu est atteint de folie. Il faut encore, dans l'intérêt de la science, que ce document ait un véritable caractère médico-légal, propre à édifier l'autorité sur la nécessité de la séquestration, et à éclairer le médecin traitant des asiles sur la nature des causes qui ont pu déterminer la folie. Je crois que la lecture du Traité des maladies mentales indiquera suffisamment aux médecins la manière dont ils doivent accomplir leur mandat.

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