‹ Traité des maladies mentalesChapitre 44 sur 306 · DES ABERRATIONS INTELLECTUELLES · texte numérisé non relu

DES ABERRATIONS INTELLECTUELLES

Il n’est pas besoin d’accumuler des preuves pour démontrer que l’encéphale préside à l’exercice des phénomènes intellectuels et affectifs, et la déduction la plus naturelle à tirer d’un fait aussi généralement admis est que là où réside la raison doit aussi se trouver le siège de la folie.

L’encéphale étant un organe à fonctions multiples, dit M. le docteur Longet, les dissentiments commencent quand il s’agit de choisir dans l’ensemble celles de ses parties qui coopèrent à la manifestation des facultés intellectuelles, morales et affectives. Les uns désignent les lobes cérébraux, à l’exclusion du cervelet ; les autres sont bien loin de croire que le cervelet soit étranger à ces mêmes làcultés (1).

On connaît l’influence énorme que les idées de Gall et de Spurzheim exercèrent sur la manière de comprendre les fonctions du système nerveux, mais le but de cet ouvrage n’est pas de placer cette question fondamentale sur le terrain d’une théorie contestable. J’admets qu’on refuse de croire, avec Gall, qu’il existe vingt-sept facultés ayant chacune sa faculté perceptive, sa mémoire, son jugement, son imagination et le reste ; on peut ne pas admettre qu’il se trouve dans le cerveau des organes spéciaux logeant une faculté distincte et se révélant à l’extérieur par les protubérances crâniennes ; mais, encore une fois, nous n’avons pas à nous occuper de la phrénologie. Constatons, avec l’auteur des Fonctions du cerveau [fï], ([aeV encéphale doit être considéré exclusivement

(1) Longet, Anàlomie et pathologie du système nerveux de l'homme et des animaux ver/e'fcï-es, t. I, p. 061. Paris, 18i2

(2) Consulter l’ouvrage de Gall sur Ips fonctions du cerveau et sur celle de. chacune de aes parties. Paris, 1822.

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