ÉTIOLOGIE. — MARCHE-. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE. — TRAITEMENT
Étiologie. — Nous nous sommes arrêté, avec des détails sut lisants, sur l’étiologie des affections mentales, pour n'avoir pas ici a entrer dans des développements étendus ; nous nous bornerons à résumer ce qu’il peut y avoir de spécial pour ce qui concerne la manie.
La manie aiguë se remarque le plus souvent entre vingt et trente ans. Il y a à cet égard, dit Esquirol, une proportion croissante de quinze à trente ans, tandis que la proportion est décroissante de trente à soixante, et au delà.
PATHOLOGIE SPÉCIALE
Chez les femmes, les irrégularités de la menstruation et l'accouchement paraissent être une cause assez fréquente de cette affection. Chez les hommes, les excès de boissons se rencontrent avec une fréquence relativement très grande.
Les conditions qui viennent affaiblir l’organisme développent en même temps une susceptibilité nerveuse que les moindres excitants, moraux ou physiques, ne tardent pas à changer en une excitation maniaque : ainsi les maladies graves, lorsqu’il y a prédisposition héréditaire, peuvent devenir une cause déterminante de manie ; telles sont particulièrement la fièvre typhoïde, la pneumonie, et quelques autres affections. Dans ce cas, le délire maniaque est en général de courte durée; il disparaît dans l’espace de quelques semaines, quelquefois de quelques jours. Il cède à un traitement simple, à un régime reconstituant; il se dissipe de lui-même, à mesure que la constitution se fortifie.
Marche. — La manie aiguë présente une marche plus ou moins régulière et une durée variable. Parfois elle parcourt rapidement sa période de développement pour arriver en peu de temps à son plus haut degré d’intensité ; puis elle se termine, presque sans période de rémission, dans l’espace de quelques jours. Le malade semble sortir d’un rêve; l’obstacle qui naguère l’isolait du monde extérieur a disparu tout à coup. Mais il est rare que la terminaison de cette affection se fasse aussi rapidement. Le plus souvent elle dure des semaines, des mois entiers; rarement, lorsqu’elle présente un caractère franchement aigu, elle dure plus d’une année.
Dans le cours de la maladie on observe des alternatives de rémission et d’exacerbation; les accès paroxystiques deviennent de moins en moins intenses, à mesure que la guérison s’approche; peu à peu les fonctions organiques reprennent leur régularité ; le sommeil se montre de nouveau, l'embonpoint remplace la maigreur; le malade, plus calme, reprend de l’empire sur lui-même et, par moments, se montre raisonnable.
Quelquefois aussi la manie se termine par des phénomènes critiques : une transpiration abondante, une forte diarrhée, une éruption cutanée, l’apparition de nombreux furoncles, etc. Si l’agitation a été excessive, on voit une fatigue extrême succéder à l’excitation prolongée. Le malade est pris d’une sorte d'épuisement nerveux, d’une véritable prostration; il devient lourd, apathique; il tombe dans un état de torpeur. Lorsqu’on l’interroge sur son état actuel, il accuse une fatigue générale et des douleurs lombaires. Ses facultés semblent engourdies. Cependant les forces ne tardent pas à revenir, et bientôt l’on voit reparaître l’énergie habituelle.
Dans la plupart des cas, la manie franchement aiguë se termine par la guérison. Cette issue favorable se présente plus fréquemment
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peut-être dans cette affection que dans les autres formes d’aliénation. 11 est rare, dit Esquirol, qu’un premier accès de manie ne guérisse point, s’il n’est pas compliqué d’épilepsie ou de paralysie. L'on guérit fréquemment aussi d’un second accès, tandis que la guérison devient plus douteuse après un quatrième accès.
Il résulte du tableau des guérisons dressé par Esquirol, et comprenant 269 cas, que le plus grand nombre de guérisons a été obtenu dans les six premiers mois du traitement; le deuxième et le quatrième mois présentent surtout un chiffre très élevé de guérisons. « Les convalescents, ajoute cet auteur (1), conservent une grande sensibilité qui les rend très impressionnables, très susceptibles, très accessibles aux chagrins. Quelques-uns sont honteux de l’état d'où ils sortent, redoutent la première entrevue de leurs parents, de leurs amis, surtout lorsque dans leur délire ils ont fait des actions bizarres, blâmables, dont le souvenir blesse leur amour-propre ou aftlige leur cœur. La plupart d’entre eux ont besoin de consolations, d’encouragements, de conversations agréables, de sensations douces, de promenades et d’exercices variés. »
Manie périodique. — La manie peut présenter une forme purement périodique. Les accès sont séparés par un espace de temps plus ou moins long ; ils peuvent revenir tous les quinze jours, tous les mois, toutes les six semaines.
L’intervalle de rémission sc présente dans les mêmes conditions de durée et de périodicité; la lucidité est souvent incomplète. Cette forme peut persister un grand nombre d’années et se terminer soit par une manie chronique, soit par un état de démence, dans quelques cas par la guérison. Chez les femmes particulièrement, elle peut se reproduire sous l’influence du retour de la menstruation.
Une seconde forme de manie périodique est caractérisée par des accès de longue durée, avec intervalles lucides prolongés, de plusieurs mois, quelquefois de plusieurs années; puis l’accès revient d'une manière en quelque sorte fatale. La périodicité n'est pas, dans ce cas, absolument caractéristique. On peut considérer cette affection comme liée à une prédisposition particulière donnant lieu à des accès maniaques qui se reproduisent fatalement après une guérison d’une durée plus ou moins longue ; c’est une sorte de disposition à des rechutes, à des récidives d'accès (2).
Ordinairement des troubles notables des organes digestifs se présentent comme signes précurseurs de l’invasion de l’accès maniaque; on observe un embarras gastrique presque toujours accompagné de douleurs d’estomac. Il semble que la région de l’épigastre devienne le point de départ, le foyer de rayonnement de l'accès maniaque. G est
(1) Esquirol, t. II, p. 199.
j (2) Voir Pathologie générale , Folie intermittente, p. 150.
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un symptôme analogue à l'aura cpileptica, précédant d’un temps plus ou moins long l’attaque convulsive.
Dans les cas moins favorables, la manie aiguë peut passer à l’état chronique, ou bien elle se transforme complètement en d’autres espèces d’aliénation.
Démence. — Enfin la manie aiguë peut se terminer par l’affaiblissement des facultés morales et intellectuelles qui caractérise la démence. Le passage de la manie franchement aiguë à la manie chronique ou à la démence, est surtout hâté par la production de lésions organiques à la surface du cerveau et dans les membranes qui lui servent d’enveloppe.
Pronostic. — Nous l’avons déjà dit, le pronostic de la manie est en général favorable ; on peut augurer une terminaison heureuse, quand cette affection offre des caractères franchement aigus, quand le délire est général, et même quand la manie se montre sous forme de fureur.
La manifestation d’idées prédominantes de grandeur, de puissance, de richesse, est, au contraire, de mauvais augure. Il en est de même quand les malades sont dominés par une notable perversion des sens; quand ils prennent plaisir à se souiller de leurs ordures ; que leurs idées sont moins nettement exprimées, et que leur attention ne peut être fixée sur aucun sujet. Si la maladie s’est définitivement caractérisée, après une succession d’accès, on doit s’attendre à une durée prolongée.
Les récidives de la manie se remarquent plus fréquemment dans les cas deprédisposition héréditaire, lorsqu’il existe chez le malade une conformation anormale de la tête, ou enfin lorsque les mêmes causes viennent à se reproduire ; par exemple chez les hommes les excès de boisson, chez les femmes l’état puerpéral, etc.
Anatomie pathologique. — Nous devons tout de suite le dire, dans les formes essentielles de la manie récente et susceptible de guérison, on ne découvre aucune lésion cérébrale caractéristique. Sans doute la cerveau est le siège de la maladie; et, si cet organe apparaît avec se texture et sa composition normales, on n’en doit pas conclure que la lésion n’existe pas, mais seulement qu’elle échappe à nos moyens d’investigation.
Dans les cas franchement aigus on a constaté une injection plus ou moins étendue de la pie-mère, une exsudation séreuse plus abondante dans les cavités, entin des taches ecchymotiques des méninges, résultant de l'état fluxionnaire plus ou moins considérable. Mais ces lésions, qui peuvent être provoquées par l’excitation cérébrale, peuvent aussi ne pas exister.
Cette hyperhémie de la pie-mère, qui se manifeste comme une conséquence de l’état maniaque, nous rend compte de quelques symptômes concomitants, tels que l’injection des conjonctives, les yeux
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brillants, le larmoiement, l’impressionnabilité de la pupille, la sensation de la chaleur à la tète, etc.
Lorsque l’état aigu a fait place à l’état chronique, lorsque la manie chronique s'est prolongée, il n’est pas rare alors d’observer des altérations variables, parmi lesquelles on rencontre surtout l'épaississement et l’opacité de l’arachnoïde. Cette membrane présente, dans ce cas, des taches opaques lactescentes, et quelquefois une résistance telle qu'on peut la soulever avec une partie du cerveau, sans la rompre.
D’après Lélut, ces épaississements ne paraissent pas être le résultat de l’incorporation de pseudo-membranes au feuillet viscéral de l'arachnoïde; ils siègent toujours, ainsi que le prouve la dissection attentive, en dehors de la membrane, et sont dus à une sorte de dépôt de matière albumineuse à sa surface externe ou interne (1).
On peut, enfin, rencontrer des granulations qui se développent à la surface de l’arachnoïde, dans les cas surtout où cette méninge est épaissie et indurée. Elles donnent à la membrane un aspect rugueux et comme chagriné, qu’on peut, dans la plupart des cas, distinguer à l’œil nu.
On trouve aussi des granulations de l’épendyme à la surface des ventricules cérébraux. Elles ont une signification essentiellement chronique (2).
Traitement spécial de la manie. — Sans revenir sur les considérations que nous avons développées dans le chapitre consacré au traitement général de l’aliénation, nous nous bornerons à présenter sommairement les indications spéciales qui se rapportent au traitement de la manie aiguë et de quelques-unes de ses variétés.
Pour ce qui concerne la manie aiguë, le traitement doit être essentiellement calmant; il importe d’éloigner le plus tôt possible les circonstances qui peuvent accroître l'excitation.
Quelle que soit, d’ailleurs, la cause qui ait présidé au développement de la maladie, une des premières conditions à remplir, c’est de garantir le malade contre les impulsions violentes qui le dominent, et de l'enlever au milieu dans lequel son délire a pris naissance. La présence de ses parents, de ses amis, de ses connaissances, aurait pour résultat infaillible de multiplier ses impressions, de les rendre plus vives, et d'accroître l’intensité de son agitation.
L’isolement, ou du moins la séparation de son entourage habituel est, pour le maniaque, profitable à plusieurs égards. En changeant ses impressions, en le plaçant au milieu de personnes qui lui sont étrangères, dont l’autorité et l’ascendant peuvent lui en imposer, on a déjà exercé sur lui une influence des plus favorables. Il en éprouve une sorte d’intimidation qui l’oblige à se modérer, à se contenir ; on lui
(1) Lélut, Mémoire sur les fausses membranes de l’arachnoïde, p. 31.
(2) Voir Anatomie pathol. de la paralysie générale.
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inspire le sentiment, la conscience qu'il n'est pas libre d'agir comme il l’entend; c’est déjà un élément important de traitement moral, qui a pour résultat d’ébranler jusqu’à un certain point la confiance illimitée qu'il avait en lui-même et en ses propres forces.
Le malade doit être traité avec tous les ménagements possibles ; il ne doit être ni enfermé ni attaché ; le mouvement lui est nécessaire, et il ne doit en être privé que dans des cas tout à fait exceptionnels.
Si, en général, il est bon de laisser les maniaques dépenser ce surcroît d'activité au grand air pendant l’été, et pendant l'hiver dans des salles convenablement chauffées, il y a lieu aussi de craindre pour eux les suites d'une fatigue trop grande et d’un exercice immodéré.
Avant tout, il importe, dans la grande majorité des cas, d’éviter un traitement débilitant ; il ne faut prescrire autant que possible ni diète, ni saignées; plus les symptômes présentent un certain degré d'acuité, plus il faut craindre d'augmenter encore l'affaiblissement du système nerveux.
Au début de la manie, il existe souvent un état saburral des voies digestives, auquel il est toujours prudent de remédier; dans ce cas un purgatif, un éméto-cathartique seront employés avantageusement. Dans le cours de la maladie il peut se présenter une constipation, quelquefois tellement opiniâtre, quelle résiste aux purgatifs les plus énergiques.
En tête des moyens propres à diminuer rapidement l’excitation cérébrale et l’agitation violente du maniaque, se trouvent les bains tièdes prolongés , accompagnés d’affusions froides sur la tête pendant la durée du bain. Ce moyen, sur lequel Brierre de Boismont a particulièrement appelé l'attention, avait été déjà préconisé par Esquirol.
« On emploie, dit ce dernier, les bains tièdes ; on les prolonge jusqu’à deux, trois et quatre heures, et on les répète jusqu’à deux et trois fois par jour, en donnant un bain chaque fois que le délire et la fureur se renouvellent. Tout le temps que le malade est dans le bain, on fait des lotions d’eau froide sur la tête, tantôt en versant de l’eau, tantôt en maintenant sur la tête un linge imbibé d'eau froide (1). » On n’a pas craint de continuer l’usage de ces bains pendant quarante-huit et soixante-douze heures. Une semblable prolongation nous parait exagérée. Lorsque les malades sont affaiblis, il est prudent de les coucher immédiatement après le bain. Si ce moyen a été employé sans résultat favorable pendant une quinzaine de jours, il y a lieu d’en restreindre l’emploi.
La douche est quelquefois suivie d'un effet satisfaisant; elle produit une réfrigération plus complète de la tête qui persiste pendant plusieurs heures; quelques malades, lorsqu'ils sont en convalescence,
(I) Esquirol, t. II, p. 201.
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conviennent eux-mêmes qu'ils en ont éprouvé un effet avantageux.
En tête des médicaments dirigés spécialement contre la manie, se placent naturellement les narcotiques , et particulièrement Yopium qui a été employé en vue de ramener le sommeil et de calmer l'agitation. « Unejeune personne aliénée, dit Esquirol, ayant été guérie après avoir avalé un onguent qui ne contenait pas moins de 24 grains d’opium, l’attention se dirigea particulièrement sur les effets possibles des narcotiques. »
Baillarger vante l’opium à haute dose, et il n’a jamais vu ce médicament prolonger la durée de l'affection. Cet éminent médecin ne craignait même pas de l'employer dans l'excitation maniaque des paralytiques (1). Pour nous, nous pensons que l’usage en doit être extrêmement réservé en pareille circonstance, et nous le croyons nuisible dans tous les cas qui s’accompagnent de congestion cérébrale.
Nous devons faire ici une observation importante, qu’il ne faut pas perdre de vue, lorsqu’on croit devoir recourir chez les aliénés à une médication active: c'est la tolérance extraordinaire pour les médicaments qui peut s’établir chez eux.
Cette tolérance se remarque au plus haut degré dans les affections aiguës récentes, et particulièrement dans la manie aiguë. Nous avons vu des maniaques supporter des doses énormes d’opium et de morphine sans en paraître indisposés. Il n’en faut pas moins être très réservé à cet égard, et ne pas se laisser aller à une aveugle confiance ; il existe, sous ce rapport, de nombreuses exceptions, et l’on observe des maniaques qui sont loin detre réfractaires à l’action des narcotiques.
Dans quelques cas, sans qu’il soit facile d’en bien préciser les indications, l’opium rend des services ; il faut agir par tâtonnement, commencer par des doses modérées qu’on peut accroître rapidement. On cesse les doses croissantes ou l’on supprime même entièrement le médicament pour peu qu’il en résulte un surcroît d’excitation.
Il en est de même pour l’emploi de la digitale dont on a vanté, outre mesure, les bons effets, et qui a été considérée autrefois comme un véritable spécifique. Esquirol se borne à mentionner ce médicament, sans en recommander l’usage.
Le Dr John Conolly prétend n’en avoir jamais obtenu des avantages, Tout en diminuant l’activité du cœur, dit-il, il n’enlève rien à l’excitation cérébrale ; les malades s’en trouvent seulement incommodés.
Albert (de Bonn) recommande l'infusion de digitale pourprée avec le nitre ou avec le sulfate de soude. Nous avons vu, dans ce dernier cas, les malades supporter difficilement cette médication. Nous avons employé la digitale avec des résultats variables; nous croyons quelle trouve particulièrement son indication lorsqu'il existe un surcroît
(1) Baillarger, Ann. méd.-psych., 1 885, p. 556.
Dagonet, — Maladies mentales. 19
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d'activité de la circulation, et des battements tumultueux du cœur.
Les émétiques ne doivent pas être administrés sans qu il se présente une indication spéciale.
L'excitation des organes génitaux, lorsqu’elle se montre comme une complication de la manie, peut être combattue par l'administration de lavements froids ou préparés avec les opiacés, la jusquiame, l'asa fœtida, l'eau de laurier-cerise, etc. (1). On peut obtenir aussi quelques avantages de l’emploi du camphre associé aux opiacés.
Les révulsifs, moxas, cautères, vésicatoires, nuisent plus souvent qu’ils ne sont utiles.
Le sulfate de quinine, dans le cas d’intermittence régulière, peut produire de bons effets.
Dans le cas de manies périodiques , certains médicaments, le bromure de potassium, etc., paraissent avoir produit dans quelques cas (2) un résultat favorable.
11 est rare que dans la manie aiguë, surtout chez les femmes dans le cas de suppression de la menstruation, il n’existe pas un état plus ou moins profond de chlorose ou d’anémie. Dans toutes ces circonstances, on recueille un avantage précieux des préparations ferrugineuses combinées avec l’aloès soit en pilules, soit en potion.
En général, le traitement et le régime doivent tendre à modifier la constitution débilitée des malades; c’est aux principes analeptiques. et réparateurs, mais non excitants, que le médecin doit avoir recours.
« On ne peut se dissimuler, ditEsquirol, et nous partageons entièrement l’opinion de ce maître, que les succès attribués aux remèdes héroïques sont bien moins nombreux que les guérisons obtenues par une bonne direction imprimée aux maniaques et à ceux qui les servent; par un régime convenable et par une sage expectation ; et qu’il est préférable de s'en rapporter au temps et aux efforts de la nature, plutôt qu’à l'emploi de médicaments souvent hasardés, rarement utiles et quelquefois dangereux (3). »