‹ Traité des maladies nerveuses, ou vapeursChapitre 28 sur 37 · OO · texte numérisé non relu

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58à MALADIES NFRVEUSES.

pocondrie, la guérison en sera moins certaine : plus on aura opposé de moyens sans succès, et mieux ils auront été indiqués, plus on devra craindre une névrose longue et rebelle, à moins que les efforts de l'art n'aient été dirigés contre un symptôme, ou un effet de la maladie plutôt que contre la cause qui l'a produite, ou contre l'affection elle-même. Qu'un homme sujet à un flux hémorrhoïdal , le supprime, et contracte, par suite, une hypocondrie plus ou moins grave : dès-lors le système digestif ne fait plus ses fonctions, le malade ressent de la faiblesse et dépérit; on lui prescrit l'usage des toniques, un régime fortifiant, et autres moyens indiqués par les symptômes que présente son état; mais le mal persiste : on se détermine à rechercher la cause, et à l'application des sangsues; le flux hémorrhoïdal reparaît, les digestions se rétablissent, et tout rentre dans l'ordre.

Le pronostic est encore modifié par les symptômes de cette vésanie.

Quand le malade est privé du sommeil, et ne peut se le procurer à l'aide des narcotiques, il est dans une disposition défavorable ; de même, lorsque l'imagination est fortement frappée , les phénomènes physiques étant même peu prononcés , ou si , à la moindre douleur, au plus léger désordre , l'hypocondriaque s'affecte et se tourmente d'une manière démesurée. En outre,

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