TRAITEMENT EXTERNE
cure^ qui^ dans le plus grand nombre des cas^ alors^ modifie avantageusement la syphilide^ et cela à la même dose qui avait été impuis» santé, avant le repos, avant le purgatif répété. Souvent^ au lieu de revenir à la même formule^ je change ; j'administre alors avec avantage la liqueur de Van Swieten seule ou alternant avec des préparations iodées ou ferrugineuses. C'est un traitement mixte que j'institue alors.
Je dois dire qu'il ne faut pas exagérer encore l'influence du mercure et croire que lui seul peut guérir et que l'iodure ne peut être efficace que dans les afTections plus tardives, celles qu'on a appelées tertiaires. D'abord les syphilides profondes peuvent très-bien être guéries par riodnre, et j'en ai vu de superficielles qui ont cédé à ce même moyen après avoir résisté au mercure.
Il est encore beaucoup de praticiens qui ajoutent aux moyens déjà indiqués les sudorifiques.
Ici, comme quand il s'est agi du traitement des accidents primitifs, surgit une question difficile à résoudre, celle de la durée du traitement. «En général, dit H. Cazenave, dans les formes légères et récentes, si la maladie. a disparu rapidement dans l'espace de six semaines, un mois par exemple, on doit continuer le traitement un mois encore, en divisant ce temps en trois portions, une dans laquelle le malade continue le traitement complet, deux autres dans lesquelles il diminue successivement d'un tiers. Si le traitement a duré plusieurs mois, on devra laisser reposer le malade plusieurs jours après sa guérison, puis lui faire recommencer quinze jours plus tard l'emploi des mêmes moyens avec la même sévérité d'abord pendant plusieurs semaines, d M. Cazenave recommence ainsi deux ou trois fois, suivant la gravité du mal passé. Dans les formes graves, on insistera encore plus longtemps; et quand, après un long repos, le médicament ayant été du reste facilement supporté pendant toute la durée du traitement, il se manifeste des accidents d'intolérance, c'est pour le médecin de Saint-Louis le signe le plus caractéristique que le traitement est complet.
TRAITEMENT EXTBRKE.
On peut favoriser la guérison des syphilides, hâter leur disparition, calmer certains accidents locaux,. par des moyens externes, des topiques.
Les bains généraux simples, amylacés, gélatineux, trouvent une application utile dans les cas de complications inflammatoires, quand il y a des phénomènes de surexcitation un pou prononcés. On fait aussi usage, dans ces cas, de fomentations émollientcs sédatives, et même
m MALADIES ve>ÉRÎENNËS DITES CONSÉaTlVKS.
ciptocées. M, CaziM>nve &e prononce ici contre les cataplasmes recommatidéâ par plusieurs piaticienSj surtout si on les applique dans Je but de faire tomber les croules tle certaines syphilides. En mettant il nu les ukéraUonSj on les rend douloureuses ; elles prennent un mauvais aspect, grandissent et se recouvrent bientôt d'ailleurs d'une croûte nouvelle. Il vaut beaucoup mieux que la chute de la croûte soit spontanée, c'est-Wire quVIle soit une conséquence d'un Lrattement rationnel qui a amené la réparation de l'ulcère.
Dans les casd^cruptions alnrritaliveSj les bains, les douches de vapeur simples, sont employés avec avantage. Les formes papuleuses, tubtirculeuscsj squanmieuses, sont prompte ment niodifiées par ces moyens- Lft guérison des syphilides exantbématiqueSj du lichen^ de rimpétigo syphilitique, est UfiLée par les bains d'amidon et de gélatine. M. Cazenave fait grand casi des bains alcalins dans la plupart des syphiiides pusttdeuhes, surtout quand Fétat de sécheresse des croûtes semble îiidiquer que les ulci^ratious sont réparées. Ce médecin prétend que les Imtn s sulfureux ne trouvent ici aucune indication spéciale.
Il y a deuît espèces de bains plus spéciaux que ceux qui ont déjii été mentionnés: ce sont lesbainâde sublimé et les fumigations de cinabre. Salon M. Cazenave, les baiii^ de sublitné sont des moyens au moins intidèlcs, même comme auxiliaires^ dans tu thérapeutique des syphilides. Consitiérés comme topiques, ces bains seraient rationnels; mats ils ne pourraien! être employés seuls connne conjposant un traitement général. Les bains de vapeur de cinabre sont au contraire généralement approuvés. HH. Ricord et Cazenave s^accordent sur ce point. Les fumigations cinabrées peuvent être générales et locales.
Les pommades ne sont employées qu'exceptionnellement. Celle au proto-iodure a généralement la préférence. M. Cazenave se sert de la formule suivante :
Pommade au proto-iodure de mercure.
Proto-iodure de mercure 1 gramme.
Axonge 30 grammes.
On panse avec ceUe pommade les ulcérations du lupus syphiliUque.
Pour ce même lupus, si l'on désire modifier plus activement les tissus non ulcérés, on fait usage de la pommade suivante, qui est un véritable escarrotique :
Pommade au deuto^iodure de mercure.
Deuto-iodure de mercure 30 cenUgr.
Axonge 30 grammes.