‹ Traité des maladies vénériennesChapitre 63 sur 76 · MALADIES DES OS ET DU PÉRIOSTE. — CARIE ET NÉCROSE · texte numérisé non relu

MALADIES DES OS ET DU PÉRIOSTE. — CARIE ET NÉCROSE

des opératicm enplusieurs temps que j'ai soutenu ailleurs. Pour le cas d'exostoses épipbysaires^ on a proposé de confier le second temps à la nature. On couperait , dans le premier temps, le périoste de la tumeur^ laquelle serait dénudée autant que possible; Pexostose se trouvant alors dans les conditions d'un séquestre^ on confierait à la nature le soin de sa complète élimination. Quoique partisan des opérations en plusieurs temps ^ je pense qu'on doit ici chercher à tout enlever dans le premier temps^ s'il ne doit pas se prolonger au point de compromettre l'opération.

§ 4. — Carie et nécrose.

Pour moi^ Tulcératiou et la gangrène ne diffèrent pas de nature^ car il y a, dans les deux cas^ mortification ; elle est moléculaire dans Tulcération, elle est parcellaire dans la gangrène. Comme il y a une grande analogie entre ces deux formes de la mortification des parties molles et les lésions osseuses qu'on appelle cari> et n^crc»^^ j'applique ici le même principe^ et je considère ces deux dernières maladies comme deux formes de la mortification des os. Ceux qui n'admettront pas mon opinion sur ce point conviendront du moins que la carie et la nécrose coïncident souvent, surtout quand elles reconnaissent pour cause le vice syphilitique.

La nécrose et la carie syphilitiques sont souvent une conséquence directe de l'ostéite et des exostoses qui peuvent ainsi être détruites. J'ai donc fait deux pas dans la question par les études préalables des inflammations et des tumeurs osseuses. Il s'agit maintenant de jeter uncoupd'œil sur les diverses portions du squelette qui peuvent être cariées ou nécrosées, et d'étudier les effets, les accidents que ces lésions peuvent déterminer, les modifications qu'elles peuvent subir selon leur siège. Je commencerai par celle du crftne.

C'est surtout ici qu'on observe la liaison de la carie et de la nécrose. Ce qu'il y a de plus malheureux, c'est le peu de disposition de la nature pour réparer les dégftts de la syphilis, même quand la cause n'existe plus. On voit, en effet, qu'en général les nécroses du crâne ne sont ni suivies ni précédées du travail réparateur observé sur les autres points du squelette ; et cependant rien dans l'organisation de la dure-mère ne semble contraire à l'ossification, les productions calcaires sont, au contraire^ fréquentes sur cette membrane.

Si les deux tables des os du crâne sont frappées de mort, comme on Te voit^ figure I40da IPfAiwie de ma Pathologie externe, le cas est très-grave et la rélMi >^:ioipoMible ; si une seule table de

Tos est moHiiléii?! Je réparation ; c'est ordinaire-

5nc MAr.ADit:?; vénériennes ditc^ C0NsÊcuTïvfr:s,

ment la lable externe qui meurt. Alors s'opèrent les exroUalîorts leiai* hits ou îm€n$ibl€$ dont parlent \e^ classiques.

Une nécrose du crâne entretient loujourjâ plus ou niorns dlrritHiion dansh^ voiâîûagc du cerveau* Tant que le sujet est bien disposé, cetti' irritation se borne au foyer de la mortincation ; mais une indisposUioo, même légère^ peut augmenler cette inîtatlon, retendre et donner lien h une encéphalite. J'ai vu succoniherune femme qui portait depuis lonç;temps une néerose du fronUil ; on attendait la chut€ nalu* relie du séque&trej il était niêïnedéjii mobile, cependant on ne fit rien pour Texlraire ; cette femme se donna une inUigestion pendant laquelle les membranes du cerveau furent prises d'une inElammation mortelle.

La trépanation est donc indiquée ici \ on la pratiquera dans les cas où ranciennelé de l'affection el Tadminislralion d'un traite meut général feront raisonnablement supposer que la nutJadieest localisée* Ainsi «qui^ la confiance aux forces de 1 organisme n'aiilti pus trop loin, et sachons distinguer les ras* les lieux oii il faut lui abandonner toute la cure el les circonstances où il convient de Taider. Dans beaucoup de ea^d^* nécroses des os des mend>res, on ne doit pas trépaner ; ^'ensuit-îl de là qu'il doive en être de même pour le criïne? Non» ceHes* Au membre, on ne craint guère que l'épuisement, résultat d'une tro[> longue suppura* tiouj tandis qu'au crâne (e malide est continuellement sous le coup d*une encéphalite qui peut s'alïunicrj comme je IVi dit^ par la moindre indisposition. Il est mort^àThùpital de Lourcine (septembre I8i0), une femme qui avait une nécrose occupant tout le coronal^ une partie des pariétaux. Cependant cette femme ne souffrait nullement. Mais^ sous l'influence d'une épidémie, elle fut prise d'un érysipèle qui la tua. Son crâne est très-curieux, il présente la nécrose à tous ses degrés : I* Simple érosion de la table externe ; 2° perte de substance de toute l'épaisseur de cette table ; 3® du diploé ; ^® enfm perforation. H est remarquable que le diploé seul a travaillé un peu à la réparation. Cette femme a toujours soutenu qu'elle n'avait jamais eu de maladies vénériennes. Ses organes génitaux étaient sains quand elle a été reçue dans mon service ; mais les accidents primitifs peuvent bien être absents depuis longtemps quand les os se prennent.

La carie et la nécrose de la partie profonde de la cavité de l'orbite sont rares; elles sont en général une extension des mêmes lésions des autres os du crâne : elles ont pour effet la compression du nerf optique due au gonflement inflanmiatoire qui signale le début de ces maladies. Ici l'action chirurgicale est difficile et dangereuse.

Les mêmes maladies frappent les osselets de l'ouïe et amènent une surdité incurable. Au débuts quand les douleurs sont intenses, et même

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à une époque, plus avancée^ il n'est guère possible de dire à quel genre d'affection l'on a affaire. Ce n'est que par les symptômes concomitants, surtout du côté du système osseux, que l'on est éclairé. Ainsi, s'il y a une exostose^ une nécrose ou une carie apparente, si surtout il y a carie de l'apophyse mastoîde, quand les symptômes du côté de l'oreille se manifestent, il est très-probable que c'est une semblable maladie des osselets qui produit l'altération actuelle des fonctions. Ici encore la chirurgie est impuissante. Il faut, avant d'admettre l'affection syphilitique,explorerroreille,afînd'éviter l'erreur que je viensde commettre. Je traitaisun malade d'une périostose et d*autres maladies syphilitiques. Un matin, ce malade se plaignit d'une douleur très-vive de l'oreille et il avait de la fièvre. J'ordonnai des sangsues sur la région mastoïdienne du côté malade et j'augmentai la dose d'iodure de potassium. Les douleurs persistaient. Mon élève interne, M. Boncour,eut l'idée d'examiner le conduit auditif; il y aperçut un insecte dont il fit Textraction, et dès cet instant tous les symptômes du côté de cet organe disparurent.

Les parties osseuses et cartilagineuses du nez peuvent être affectées. Si les os carrés se carient ou se nécrosent, il y a d'abord douleur dans cette partie, puis gonflement d'un seul côté, ordinairement sans changement de couleur à la peau d'abord ; il y a une sorte d'empâtement. Plus tard, la peau rougit; par la compression on constate que la charpente du nez est moins résistante, et l'on détermine quelquefois une sorte de craquement. Le malade mouche une matière plus ou moins purulente, plus tard, de petits fragments d'os sortent avec la matière du moucher ; la peau, qui a rougi sur le dos du nez, s'enflamme davantage, il se forme quelquefois un petit abcès qui s'ouvre spontanément ; un trajet fîstuleux s'établit pour quelque temps. C'est ordinairement du côté de la muqueuse nasale enflammée plus ou moins épaissie et percée, que se détachent les fragments osseux.

Après l'élimination des parties osseuses malades, selon la perte plus ou moins grande de substance, la peau s'affaisse ; reste une dépression plus ou moins marquée sur le nez, avec ou sans cicatrice, selon qu'il y a eu ou non inflammation ou suppuration sous-cutanée. Si les deux os ont été affectés en même temps, l'affaissement de la peau est plus considérable et la difformité plus prononcée. S'il y a de plus lésion des cartilages latéraux, de ceux des ailes du nez, de celui de la cloison, do la sous-cloison, des lames osseuses qui entrent dans la conformation du nez, là difformité sera encore plus marquée. Dans tous ces cas, la peau peut avoir conservé son intégrité; mais quand c'est par une syphilide tuberculeuse avec uleéntioa que l'affection a commencé, la destruction de la peaa liii *)artie de l'intérieur des fosses na-

^B MA1.AIIIES VÉNÉR1EN1SES DITES CO^SsÉClTIVES,

snïes, la difformité est BfTreuse ; elle lie peut élrtî réparée que par h rhînoplasUe*

Le diagnostic n'est incertain que quand raffectionest profonde dans le nez* Mais bientôt !a suppuration sanieuse, fétide, la sortie dp quelques fragments osseuXj mettent au jour le genre d'affection qui &e dé^ veloppe. C'est surtout quand la partie postérieure de la cloison des fosses nasales est nécrosée, cariée, détruite, que h voix éftrouve de graves altérations*

Le chirurgien devra surveiller l'instant où il lui sera possible d'eïtraire les séquestres, tareeux-ci, formant corps étrangers, eotretiennefit la suppuration qui peut conduire ^ répuisemeot. Ainsi, avec les fàocm à pansement et h disséquerj on devra faire de temps en temps des tentatives* Il ne faut pas craindre de pratiquer des incisions sur le dos du tiei, quand on aura constaté ce craquement dont il a déjà été fait mention,

La nécrose, c'est-à-dire la mortification de paHies osseuses impof* tantes, porte assez souvent sur la voûte palatine. Après quelque leiniii d'une douleur fixe, mais ordinairement peu vive, vers le paloîs^ sunknt un gonflement comme fongueux^ rouge violacé^ de la muqueuse 4ft\ recouvre les os affectés ; puis, par une ouverture que le progrès de h maladie amène dans cette petite tumeur, sortun pus sanieux qui doniM quelquefois do la fétidité à la bouche. Une portion d*os SB détaebe cl laisse une ouverture qui fait communiquer Ui cavité buccale avec ïm fosses ntïsales. Si cette perte de substance n'est pas trop considénihle, la réparation peut être complète, c'est-à-dire que les bords de l'ouverture peuvent se rapprocher assez par les bourgeons qui s'élèvent sur eux pour combler la lacune, ou bien la muqueuse complète l'oblitération. Mais le plus souvent l'ouverture persiste, elle est quelquefois presque imperceptible. Quand la perte de substance est plus considérable, après que le rapprochement, l'affaissement des bordsde l'ouverture sont allés aussi loin que les efforts réparateurs de l'organisme peuvent le porter, ces bords offrent une cicatrice solide, résultat de l'adhérence des parties molles avec la circonférence de la lame osseuse, et circonscrivent nettement l'ouverture de communication qui est circulaire ou ovalaire, ou irrégulière. On observe alors tous les effets qui doivent résulter d'une communication de la cavité du nez avec la cavité de la bouche, et un obturateur seul peut affranchir le malade de cette infirmité.

J'ai assez souvent observé la nécrose de l'os maxillaire supérieur ; trois fois je me suis hâté de séparer le séquestre qui a toujours porté sur la partie du bord alvéolaire qui correspond aux canines et aux petites dents molaires.

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En général^ la nécrose du maxillaire inférieur est considérée comme plus fréquente que celle dont je viens de parler. Je n'en ai observé qu'un cas à la maison de santé du faubourg Saint-Denis; le séquestre comprit presque tout le corps de Tos^ que j'enlevai en présence de H. Morel.

Les cartilages^ les os du larynx peuvent être affectés de nécrose ; les séquestres peuvent être expulsés dans les efforts de l'expectoration. On rendrait un service immense au malade, si Ton pouvait les extraire de bonne heure ; car/ jouant le rôle de corps étrangers, ils entretiennent l'irritation, la suppuration, et sont pour beaucoup dans les dangers de l'espèce de phthisie laryngée qui existe alors.

Les vertèbres le plus souvent affectées de carie et de nécrose sont celles qui correspondent au pharynx. On a parlé de l'affection des autres vertèbres dans les différents points de la longueur de la colonne vertébrale, surtout vers la région lombaire, et on aurait vu la carie syphilitique déterminer des abcès par congestion . M. Baumes ajoute qu'ils ont lieu quand la carie est latérale et postérieure et qu'il y a gibbosité en même temps par l'affaissement du corps des vertèbres lorsqu'elle est antérieure.

Quand on a à remplir le cadre des causes des tumeurs blanches articulaires, on ne manque jamais de noter la diatbèsc syphilitique. Hais le diagnostic de ces arthropathics est encore à établir ; l'exacerbation nocturne est tout ce qu'on a pu dire des caractères spéciaux. L'anatomie pathologique elle-même est à faire et restera, je crois, longtemps à faire, car les affections réellement syphilitiques des articulations sont extrêmement rares. Il est encore plus rare d'observer un cas de guérison aussi remarquable que celui-ci.

Wauter, âgé de trente-sept ans, employé aux écritures dans une maison de commerce, entre à l'hôpital, salle il, n* 30,1e 1" décembre 1846.. Il porte à la partie externe de l'arcade orbitaire du côté droit une tumeur du volume d'un marron, égjile, molle, fluctuante, sans changement de couleur à la peau, non adhérente h l'os ; elle n'est pas pulsatile et ne fait point souffrir le malade. A la partie externe et inférieure du bras gauche, au voisinage de l'épicondyle, on remarque deux ulcères placés l'un au-dessous de l'autre; ils sont arrondis, à fond grisâtre et fournissent un pus ténu et mal lié. Un stylet fait reconnaître que l'ulcère le plus voisin de l'épicondyle repose sur une portion d'os altéré dans lequel il pénètre. Ces ulcères ont succédé à deux petitofti "»>

ont été ouvertes à l'aide du bistouri. L'affection de»M avait fait naître l'idée de Tamputatiou dont on avt lade, dans un autre hôpital. Un mois après Tappai

g|6 MALADIES VÉNÉRIENNES lïlTES CONSftntTTiVES,

coude élaît née lîi tumeur orbtlaire^ Celte tumeur et celles du mefnbîiî supérieur n'ont jamais élé lo siège de \ï\p% dimlcurs,

Dunsks antécédents du maladfï, on trouve qu'il a eu des ehancn^ au gLand» Us ont laissé de profondes cicatrices; ils ont persisté sixtnoù^ pendant lesquels il a été fait un traitement par le moyen do pitule* dont on n'a pu savoir la composition. Il n'y a pas eu de bubon. Srt mois après^ des ulcf'ira tiens se sont montrées à la partie externe et sa* pérîeure des cuisses ; elles ont disparu après trois mois de trailemeiït. On voit par lescicalricesqu'il y a eu destrnclionde toule Té paisse ur de k peau. Ce malade présente en outre sur le tronc et les membres de larges plaquesde psoriasis; mais celte affection cutanée remonte à son enfonce.

Le 2 décembrcj j'administre Tiodure de potassium (2 grammes); le 4^ la dose est augrneïilee de 1 gramme ; lo G décembre, on lui dotioe i grammes diodurc* aujourd'hui, *â8 décembre, le malade prend eocore cette dose. Déjà, le 6 décembre, on remarque de raniélioratîon ; le pus des ulcères est moins ténu, le foud de ccu\-ei change d'a^pecl ; tl devient rouge, de grisâtre qu'il était; le 10, les ulcères sont en partie cicatriséSj la tumeur de Torbîte a diminué d'nne manière remarquable; le la, les ulcères sont presque cicatrisés, la tumeur est réduite au qujirt rie !?on volume primitif; le 18, il n'y avait déjà plus rien au coude; le 20, on reconnaît ri peine le Heu où existait la tumeur gomn»eu:*e. L^i santé générale s'est améliorée ; le malade sort le ;iO déi^enibro^ parfaitement guéri.

En seize jours donc, l'ostéite a été guérie, et en dix-huit jours, la tumeur gonimcuse a complètement disparu.

Je n'ai pas à tracer le traitement interne de la carie et de la nécrose, c'est le môme que j'ai déjà indiqué plusieurs fois dans cet article; l'iodure de potassium doit en faire la base. Cependant, comme quelquefois le malade a déjà beaucoup usé de ce moyen, quand les os sont si profondément affectés, on fera bien de tenter le fer seul ou combiné avec l'iode. J'ai fait fairQ des dragées ferrugineuses et des dragées de proto-iodure de fer qui ont réussi dans quelques cas de caries profondes, lesquelles avaient conduit le malade jusqu'à un état de cachexie très-avancée. On peut aussi donner l'huile de foie de morue.

Mais le chirurgien devra suivre de très-près la marche de l'affection osseuse, pour saisir le moment où il pourra enlever un séquestre, retrancher une portion d'os carié. Il ne saurait croire le service qu'il rend au malade par ces opérations un peu hâtives; car souvent le virus syphilitique, la cause première, n'existant plus, restent les effets qui deviennent causes à leur tour et causes très-graves, car elles amènent l'épuisement.

MALADIES DES VISCÈRES. oll

ARTICLE IX

Maladies des Tlseères.

L'infection du sang^ des humeurs par le virus^ fut admise dès qu'on put réellement étudier la syphilis; on admit aussi la possibilité des lésions spéciales des tissus et des organes que nous venons d'étudier^ et de plus celles des viscères. Il y a eu même une époque où la vérole figurait sur tous les points du cadre nosologique; on la voyait partout et toujours. Celte exagération eut sa réaction qui alla jusqu'à nier la syphilis des viscères. On n'épargna pas les sarcasmes à ceux qui y avaient cru. Il se fait aujourd'hui un retour vers les idées anciennes. Depuis ma première édition on a marché dans ce sens^ on a accumulé ce qu'on a appelé des observations et souvent sans se montrer fort difficile dans le choix.

Il faut bien s'entendre sur le rôle que joue la syphilis dans la production des maladies viscérales. Ainsi il est incontestable qu'elle peut devenir une cause occasionnelle de certaines affections dont le germe ou la prédisposition existait déjà. L'Observation le prouve surabondamment : en effet, plus d'une phthisie qui était latente s'est déclarée sous rinfluence delà vérole. Ce n'est pas seulement dans les viscères thoraciques qu'a lieu cette mise en action de l'élément tuberculeux par la syphilis ; on l'observe fréquemment dans le système lymphatique, et plus d'un bubon strumeux n'a dû son évolution qu^à l'influence syphilitique.

Mais ce qui est plus difficile à établir, c'est l'existence des lésions viscérales essentiellement syphilitiques, ayant des caractères anatomiques à part et une symptomatologie qui prouve leur spécificité. En passant en revue les lésions des organes intérieurs qui ont été observées, je fournirai la preuve de ce que j'avance ici, et je ferai connaître, en même temps, au jeune praticien qui voudra agrandir la science dans ce sens, les matériaux que j'ai pu recueillir et choisir,

§ 1". — Centres nerveux, membranes et nerfs.

On a observé dans le cerveau des tubercules comme les tubercules profonds du tissu cellulaire (tumeurs gommeuses). Mais est-il possible de les distinguer anatomiquement de ceux qui oui reçu plus particulièrement ce nom en pathologie et qui se répètaot.iki^MAaieDt dans les poumons ? Pour ce qui est de la sy mptomttcdiM ^^ar

les lésions de la motilité^ de la sensibilité cultes intellectuelles, toutes ces lésions de

hl2 MALAUIKS VÉNÉRlEXNBS DITES CONSÉCUTIVES,

séquence d'un** affeclion cirèbrale élrangère à la vérole. Bien plui, d'aulrea effets de la dialhèse syphilitique »e produis^înt à la t^te, et ib pourront Être confondus avec la lunieur gonmieuse du cerveau : attiâi les tumeurs syphilitiques de la dure-mère^ celles des os du crâne. Et ici le traitement ne sera d'aucun secours au diagnostic, car la lésion crânien ne j comme la lésion céréhralo, sera également [nodîlîée par le même agent thérapeutique, l'iodure de potassium : en effets sous Vinfluence de cet agent thérapeutique^ les symptômes^ les acddentâ produits par ces deux lésions peuvent disparatlre. Cependant l'ilgc. Ib antécédenlSi les symptômes concomitants, la manière donf raffhciim ^l'^Mfe, éclaireront le praticien. Je conduiront k des probabilités trèsvoisines de la certitude- Ainsi, chose singulière ! j'ai observé presqueeii même temps deux affections graves de la tête avec symptômes cérébraux. Par les considérations que je viens de faire cooDaltre j'ai pu établir l» probabilité de la nature syphilitique des deux affections et fortement présumer leur siège. Les deux sujets étaient jeunes, ils avaient h peine trente ans» Le premier était un client d'un médecin qui, retenu lui-même au lit, ne put répondre h l'appel des parents. Le jeune bomme oftril les symptômes d'une attaque d'apoplexie. Un de mes collègues, M. A, Robert *j remplaça le praticien malade, et agit dans la supposi* lion d'une apoplexie ordinaire, ne connaissant pas les antécédents* Mais les premiers, les plus grands dnngers conjurés, resta une altération des facultés intellectuelles, li jaénîoin^ surtout éliiil souvent absrnt^. Mon collègue ignorait que ce jeune homme avait eu un chancre induré, des syphilides, et le malade, qui a toujours caché ces antécédents à sa famille et à ses amis, ne se hâtait pas de lui en faire la confidence. Enfin une consultation eut lieu; j'en Os partie comme ayant traité le jeune homme de la vérole. L'iodure de potassium fut prescrit, mais à haute dose ; on alla jusqu'à 5 grammes par jour. Les facultés intellectuelles se rétablirent avec une grande rapidité et le malade ne ressentit plus rien de son attaque. Il est aujourd'hui en pleine santé et jouit de toutes ses facultés. Ainsi, considérant l'âge du malade, les antécédents syphilitiques,la forme apoplectique, les effets rapides de l'iodure de potassium, je crois qu'il n'y a pas eu ici apoplexie ordinaire, mais une affection syphilitique de la tète. Maintenant, si j'osais préciser davantage^ je dirais que la lésion n'était pas osseuse, qu'il ne s'agissait pas d'une tu* meurdu crâne, mais plutôt d'une affection du cerveau même, d'un coni* mencemenide dépôt plastique, car les effets de Texostose ne sont pas si promptement détruits et le début des accidents n'est pas le même.

1 Les convenances m'obligent, à cause de la position du [iialade, de Uire te umn du médecin de la famille, qui d'ailleurs se reconnaîtra bien Ici

J'avoue cependant que je suis ici dans Thypothèse, et l'on voit que le chirurgien habile qui a donné les premiers soins au malade n'a rien trouvé de particulier dans les premiers symptômes cérébraux^ rien qui pût lui indiquer la spécificité de Tafiection. Il a fallu pour cela la connaissance des antécédents et les effets de Tiodure pour Téclairer.

Le second malade habitait la banlieue. Il eut une hémiplégie qui s'établit lentement. Ses antécédents étaient encore un chancre^ des syphilides^ de plus un sarcocèle vénérien. J'avais traité ces différentes affections. Connaissant donc les antécédents du malade et le sachant bien jeune encore pour être un apoplectique ordinaire, j'admis la trèsgrande probabilité d'une affection syphilitique de la tête. Je voulus de plus présumer le siège de la lésion. La lenteur de l'établissement de la paralysie, la circonstance d'une exostose de la mâchoire inférieure, me firent avancer qu'il y avait exostose crânienne. Je crus être confirmé dans ce diagnostic par le temps que mit le malade à se rétablir (un an), le même temps qu'il fallut à l'exostose du maxillaire inférieur pour disparaître.

Je le répète, je suis ici dans les probabilités, mais dans des probabilités ayant une valeur que l'étude la plus attentive des faits ne donne pas toujours en médecine. Quoi qu'il en soit de la portée scientifique de ces deux faits, de leur interprétation théorique, ils restent comme deux cas de guérison que le praticien devra noter.

L'observation suivante, qui a été recueillie à la clinique de M. Nélaton et que je dois à l'obligeance de ce professeur, confirme le premier fait de ma pratique que je viens de citer *. Ce professeur a inscrit le diagnostic suivant :

Gomme du cei'veau, — Double blennorrhagie, — Chancre. — Céphalée.— Arthjnteblennorrhagique. — Ecthyma. — Hémiplégie. — Iritis *. — Le nommé Camille Rousset, âgé de vingt-cinq ans, commis aux écritures, est entré le 6 décembre 1854, sorti le 21 janvier 1855.

C'est un homme d'une constitution débile, d'un tempérament lymphatique. Point d'antécédents à noter du côté de sa famille, sinon un aïeul paternel mort, subitement, d'une première attaque d'apoplexie. Dans son enfance (vers trois ou quatre ans) le malade fut atteint de convulsions générales à la suite desquelles il demeura trois ans c tout contrefait )). Il est aujourd'hui régulièrement conformé.

^ DeSBAllMrilliMiJL.Cadei-Gassicourt, alors interne du service, ont été fort

^nation; d'autant plus utiles que sur plusieurs 'l'une manière peu précise.

•"^J^ «Ite observation, qui doit, selon moi, tenir

Ui MÀLjftlES \ÊNÉBIENM:S dites CONSÊCimVES-

A quinze anSj m livrant à rexercice du patin, il tomba sur la partît* gauche du front, eut un évanouissement de 15 à ^0 ininuteâ^saii-^ autres accidents-

A dix-huit ans, quatre ou cinq jours après des rapports suspect* , première blennorrhagieurétrale, douloureuse, avec écoulement abon* dajit, jaune verdàlre; pointdetièvre ; ni buhon^ niorchite, mais le malade, qui porte un phimosis congénital , ne peut dire s'il a eu des chan* cresson n'a trouvé de cicatrices ni au prépuce ni au gland, qu'on découvre d^ailleurs aisément- — Tisane de graine de lin et déracine de framboisier; injections d'eau blanche longtemps continuées^ mercure en pilules pendant quinze jours environ. — La chaude-ptsse durr trois mois et disparaît insensiblement pour reparaître, à plusieurs re* prises, sous rinfluence des moindres provocations.

Vers la fin de iS^iO, une céphalée inlense, d'abord générîile, puis limitée au côté gauche et surtout en avant, avec oxacerbation noetume, profonde, accompagnée d'un peu de lièvre, tient le malade ait lit pendant huit à dix jours, privé d'appétit et de sommeîL — Eau fraîche en lotions^ pédiluves, vésicatoires à la nuque. — Cette céphalalgie se juge alors par une otorrhée gauche, indolente, purulente, qui persiste quinze jours et cède sans traitement. Le malade entend depuis cette époque moins bien de ce côté.

Depuis la même époque, il est sujet de loin en loin, à dos étourdissemenîs : il ne sait plus, dit-il, où il est ; sa vue s'obscurcit ; les oreilles lui bourdonnent; les objets extérieurs tournent autour de lui; il chancelle, il tomberait, dit-il, s'il ne se hâtait de saisir quelque appui. Cela dure cinq ou six secondes et n'a pas d'autres suites.

En mars 1852, douleurs rachidiennes dorso-lombaires, apyrétiques, profondes, continues, exaspérées par les mouvements et la chaleur, aussi intenses le jour que la nuit; anorexie • insomnie, — repos forcé, frictions avec le baume tranquille, fumigations aromatiques, — guérison après dix à douze jours de maladie.

En novembre ou décembre de la même année, seconde chaude-pîsse, cinq ou six jours d'incubation, peu de douleur, peu d'écoulement. A une date mal précisée, l'écoulement se complique d'uue adénite inguinale gauche ; elle est indolente, sans rougeur de la peau, n'éveille aucune réaction fébrile et se termine après une durée de six semaines par résolution complète. Y avait-il en même temps ulcération de la muqueuse ? C'est ce qu'on ne peut savoir positivement : le malade se souvient d'une douleur, d'une cuisson éprouvée près du frein, et il croit qu'il peut bien avoir eu là a quelque écorchure », mais il n'y regarda point. Quant à lui faire expliquer avec exactitude si cette cuisson se

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montrait en dehors ou en dedans du canal^ si le passage de Turine l'exaspérait et comment^ etc., etc.^ on n'y parvient pas : il ne parait pas avoir été affecté de balanite ni de posthite, à un degré notable du moins. Quoi qu'il en soit^ l'écoulement fut très-rebelle; il résista sept mois aux médications les plus diverses (injections d'eau blanche, de nitrate argentique^ etc., purgatifs drastiques, coloquinte, etc.^ etc.) ; il disparut enfin sans retour.

A peine était-il disparu que^ brusquement, le genou gauche se tuméfia^ devint douloureux^ roide, incapable de remplir ses fonctions : coloration normale de la peau. Fièvre modérée. Rien aux autres jointures. Huit jours de repos au lit et 15 à 20 sangsues triomphent du mal.

Durant l'été de 1852, les deux jambes sont le siège d'éruptions successives de pustules d'ecthyma. Ces pustules peu nombreuses à la fois, se développent sans fièvre, ont la largeur de pièces de 20 et de 50 centimes, se couvrent de croûtes brunâtres, épaisses, dont la chute met à nu des ulcérations indolentes, arrondies, profondes, indurées àlabase^ violacées aux bords qui sont taillés à pic : les ulcérations suppurent lentement pendant cinq mois. — Point de traitement. — On remarque aujourd'hui, à la face antérieure des jambes, 8 ou 10 cicatrices circulaires, blanchâtres, froncées, à centre déprimé, à circonférence couleur de jambon.

Notre malade, à part une céphalalgie habituelle, médiocre, à gauche principalement, jouissait d'une santé parfaite,lorsqu'il fut,le 9 août 185 i, frappé d'hémiplégie, dans les circonstances suivantes : * Après une nuit d'insomnie^ provoquée par une migraine plus violente que d'habitude, Rousset se rendit à son bureau la tête lourde, la vue trouble, d'un pas mal assuré. Ces prodromes allèrent croissant jusqu'à 8 heures du soir, heure à laquelle, rentrant chez lui^ il tomba brusquement, sans convulsions, sans perte de connaissance, sans douleur particulière, privé de la parole et de l'usage des membres du côté gauche avec conservation de la sensibilité. Reporté à son domicile, il y est saigné et purgé. Admis bientôt à l'hospice de Tours^ dans le service du docteur Charcelay, il y est de nouveau purgé (aloès) et frictionné avec des préparations camphrées.

La parole revint rapidement; les mouvements des membres commencèrent plus tard à se rétablir et se rétablissaient lentement. En novembre, le malade mangeait et marchait seul depuis quelque temps^ mais il précise fort mal les dates et d'ailleurs il assure qw la ttA I s'est affaiblie depuis son attaque.

Dans les premiers jours de novembre, nouvelle manifett

5f6 MALADIES VÉNÉRIENNES DITES CONSÉCITIVES*

sique. Cette foî^^* c'est rim,le gauche^ qui se prend. Rougeur conjonc- Uvale, épipbora, pbotophobie, Irouble de la vision, douleur périort^taire intense surtout la nuit* L'inflammation, à march«* cbronïqtiedè» le début, résiste à divers collyres. Le malade s'inquiétait ïiyrtoutdu trouble apporté aux fonctions de l'œil» Il vint à Rariâ,

fl entra à. la clinique le 0 décembre.

Prescription : 1 pilule de proto-iodure de mercure, i granmie d7i> dure potassique, instillations belladonées malin et soir, 3 portions.

13 décembre, — Le malade est l'objet d'une partie de la leçon rli nique de ce jour. A cetle date, l'œil présentait l'état suivant : autonr de la cornée se voient deux cercles vasculrtires, constitués par des a pillaires injecleSj l'un conjonctivnl superficieU mobile- consistant en arborisations irrégulières, l'autre sclérotical. profond, lixe, à form* radiée, à stries Bneset rectilignes. Cornée très-légèrement néliulnifi'. îrîs d'un brun sale, beaucoup plus foncé que son con^îénère, qut c«l brun également et n'a jamais élé malnde. Pupille dévié<^ i*ii dehors e* en bas, par suite sans doute de la présence en ce point d'une tumfMir du bord pupillaire de l'iris; tumeur jaune, rougefttre, peu mobile, comme la pupille elle-même, mal circonscrite , Vision iégèmment confuse en dehors. Du reste, la photophobîe, les douleurs ont dîspRfU. et l'ensemble d^s phénomènes onatomiques offre un amendement notable. — A cette même date* i3 décembre, la paralysie était éf^alemcnl en voie de guérison régulière et continue : restait cependant une faiblesse prononcée du côté gauche, la main de ce côté marquait au dynamomètre 44 seulement, la droite marquant 30. Le malade ne marchait point sans traîner la jambe gauche. La station sur cettï jambe s'accompagnait presque aussitôt de lassitude. — En ce qui concerne la tumeur irienne, M. le professeur Nélaton la considère comme une de ces productions bien décrites par Béer, sous le nom de condylomes de l'iris. Sa présence au bord pupillaire, sa coloration vaguement cuivrée, son mode de développement, lent, en dehors de symptômes phlegmasiques notables, le sens de la déviation qu'elle imprime à la pupille, toutes ces circonstances justifient le diagnostic, quant à sa nature condylomateuse et spécifique. Elles s'ajoutent à la coloration de l'iris, h l'exaspération nocturne des douleurs périorbitaires, à la marche peu aiguë tout d'abord de l'iritis, enfin aux nombreux antécédents que nous avons relatés, pour établir la spécificité de rinflammation irienne elle-même. Ces exsudations condylomateuses, sans être spéciales à l'iritis vénérienne, y sont plus fréquentes qu'ailleurs. En ce qui concerne Thémiplégie du 9 août, le professeur Nélaton la croit volontiers imputable à une lésion, à une gomme, à une

lésion spécifique également du cerveau^ du cerveau et non point de ses enveloppes fibreuse ou osseuse : nulle part le périoste ni les os ne sont atteints : il faudrait admettre une exostose ou périostose interne du crâne... Ce n'est pas Tbabitude des manifestations de la diatbèse sypbililique^ de s'adresser ainsi tout d'abord à la table profonde des os du crâne (c'est toujours M. Nélaton qui parle). Ajoutez à cela la manière assez rapide dont les accidents se sont.amendés^ rapidité peu conciliable avec l'hypothèse d'une altération des enveloppes fibreuse ou osseuse^ etc. Les considérations présentées à cet égard par M. le professeur Nélaton ont été publiées dans la Gazette des hôpifaux du 16 décembre 1854. Il cite en finissant plusieurs cas de gommes du cerveau^ empruntés à MM. Ricord^ Vidal de Cassis^ Leudet^etc.

Le 26 décembre^ on supprime le mercure^ on double la dose d'iodure potassique. 4 portions.

Du % décembre au 21 janvier^ l'iritis et la paralysie ont continué de s'amender.

Au U janvier^ l'œil est dans l'état suivant : point d'injection conjonctivale; la sclérotite se réduit à quelques stries faiblement violacées^ peu distinctes. La cornée est claire, l'iris^ un peu plus contractile qu'il y a un mois^ conserve sa teinte brun sale^ sa déformation; le condylome persiste et avec lui un léger trouble de la vision^ on ne voit point de synéchie^ tous les symptômes physiologiques autres que le trouble de la vision ont disparu complètement. A cette date^ le malade, après avoir successivement marqué de la main gauche^ au dynamomètre, 16, 18, 21, 25, 27, en est venu à se servir parfaitement de ses membres : il ne traîne plus la jambe et se tient debout sur un pied aussi longtemps à gauche qu'à droite.

Voici une observation qui pourrait être intitulée Méningite syphilitique. Elle est rédigée par mon interne, H. Godard.

Le nommé Boucheron, âgé de trente ans, peintre ; tempérament sanguin, constitution bonne; entré à Thôpital du Midi, le 18 mai 1854, salle 12, lit n® 10. Rougeole à Tâge de cinq ans. Végétations en octobre 1853 détruites par la poudre de sabine dans le service de M. Vidal. Bonne santé générale jusqu'au mois d'avril 1 854.

15 avril. — Quatre à cinq jours après avoir vu une femme, Boucheron aperçoit un chancre placé sur le bord libre du prépuce. Ganglions indolents aux aines, lotions pour tout traitement.

23 avril. — Huit jours après le début du chancre, douleurs de télé assez intenses, pour ne permettre au malade de reposer que s'il a beaucoup fatigué dans la journée. Quelques jours plus tard, les dou-

5i« M.VLADIES VË^RÏE^>ES DîTCS COÎ^SÈClTn^.

leurs de tête augme^ntent^ elles, sont en par lie localisées au front. Llmpressioii de la lumière devient pénible, le moindre bruit fait souffrir le malade, qui cesse ses occupations et ne peut plus dormir ni la nuit ni le jour. A son entrée à l'hôpital^ chancre induré sur le lîiiitM du prépuce,

18 mat. — Phimoâis ac-ridentel^ gFinglions inguinaux indolenU, ganglions cervicaux postérieurs développés^ fièvre assez intense, douleurs vives îila tête.

19 mai, — Même état. Bain.

30. — Traitement^ 2 pilules de proto-iodure de mercure ; le* soir les douleurs ont augmenté.

51, — Toute la nuit le malade a été agité, il a eu du dolirej partie âommeiL

2t.— 3 pilules de proto-iodut^; les douleurs persistent, — l5Miigsues derrière les oreilles, 80 pulsations. Parole leule, sensibilité de Touïe et de la vue-

23 Pendant la nuit le malade s*est levé et a été fort agité, — 80 pulsations, douleurs des plus atroce, Boucheron parle lentement, — exaltation considérable de la vue et de Touïe» On considère le malade comme atteint de méningite de la base, u cause de Tabsence de somiuDil, des vives douleurs de tôte, de la sensibilité exagérée de l'ouïe et de la vue^ et de la lenteur de son pouls. âO sangsues derrière les oretlies ; un purgatif; sînapismes aux jambes et aux cuisses,

24. — Mieux notable. Le malade assure moins souffrir de la tête.

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