‹ Traité des maladies vénériennes [electronic resource]Chapitre 2 sur 134 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION

Les livres sur les maladies vénériennes sont sans nombre; mais, presque tous, ont pour but, plus ou moins franchement avoué, d'édifier ou de renverser un système. Le système issu de l'idéalisme, celui qui s'inspira de Galien, ses successeurs adhérant à la chimiatrie ou au vitalisme, enfin le système qui naguère a nié la vérole de par Broussais, comme celui qui a voulu la soumettre au positivisme ; tous ces systèmes ont eu beaucoup de livres pour et contre. Ces productions où le génie n'est pas toujours absent et qui se font remarquer , quelquefois , par une dialectique élevée et brillante, ne s'adressent guère qu'à ceux qui savent. Mon intention est d'écrire surtout dans l'intérêt de ceux qui ne savent pas et qui n'ont pas beaucoup de temps pour apprendre. Je résumerai donc les faits , les idées , les pratiques que la science a recueillis du naufrage des systèmes, car il en est qui portaient des vérités utiles , et plus d'un chef d'école s'est montré profond observateur. J'ai, à cet effet, choisi un cadre suffisant pour contenir les détails les plus utiles à la pratique , et qui , n'étant pas trop vaste, permettra à tous, je l'espère, de saisir l'ensemble des connais-

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