‹ Traité des maladies vénériennes [electronic resource]Chapitre 59 sur 134 · TRAITEMENT INTERNE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT INTERNE

Ayant déjà donné un soin tout particulier au traitement interne des maladies vénériennes dites consécutives, et les syphilides étant les plus fréquentes de ces maladies, je puis être très-bref ici. Je dois cependant rappeler et ajouter quelques détails.

Il est évident que le mercure doit être la base de la thérapeutique. La forme la plus souvent employée, c'est le proto-iodure . Selon moi, on ne doit renoncer au mercure que dans des cas de répulsion trèsmarquée de la part de l'organisme, et encore ne doit-on pas y renoncer pour toujours. J'ai vu, en effet, des sujets d'abord manifestement antipathiques au mercure qui étaient affectés d'une manière fâcheuse du côté du ventre, de la bouche ; il y en avait dont la constitution s'affaissait sous les moindres doses de ce modificateur, et qui, tonifiés par certaines préparations iodées ou ferrugineuses, pouvaient, après ce traitement préalable, accepter, supporter le mercure, et lui devaient finalement leur guérison. J'ai déjà fait connaître ces faits pratiques. Je répète que je préfère commencer par de petites doses de mercure, car je crains, par les fortes doses, de me trouver dans la nécessité de suspendre le traitement, ce qui est très-fâcheux, ce qui prépare les récidives et crée des difficultés à la thérapeutique à entreprendre plus tard. Cependant je dois dire qu'il m' arrive de suspendre l'administration du mercure, même quand il est bien supporté; mais c'est quand il a déjà été employé pendant un temps assez long, par exemple, pendant deux mois, et cela sans influence marquée sur la marche de la syphilide. Alors si le sujet conserve des forces, je lui donne tous les matins un verre d'eau de Sedlitz ou de citrate de magnésie, et je reviens plus tard au mer-

Page 1