‹ Traité des maladies vénériennes [electronic resource]Chapitre 6 sur 134 · PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. Y · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. Y

Midi, depuis que j'ai succédé à Cullerier, l'homme honnête, le praticien sage.

Sur un si vaste théâtre je ne pouvais rester indifférent aux questions scientifiques. J'ai osé traiter une des plus importantes, celle de la transmissibilité de l'accident secondaire. Je crois l'avoir résolue par l'expérimentation dans le sens des contagionistes. Mes expériences ont été répétées en France et en Allemagne ; toutes ont servi à une brillante discussion dans le sein de l'Académie de médecine. MM. Yelpeau, Lagneau , Gibert, Gerdy et Roux 1 ont soutenu, avec le talent qu'on leur connaît, la transmissibilité de l'accident secondaire, et, chose peut-être inouïe dans les fastes de l'Académie de médecine, l'opinion contraire n'a eu qu'un défenseur. Si de la France on passe à l'étranger, on trouve que l'opinion des savants académiciens est généralement partagée. On peut voir, surtout dans la presse allemande, avec quelle supériorité elle a été soutenue par Waller, Simon, Droste.

Pour faciliter l'étude des formes syphilitiques les plus importantes à connaître, je les ai représentées par des gravures coloriées et d'après des dessins que je puis me dispenser de louer puisqu'ils sont dus à M. Bion. La nécessité de ces représentations coloriées sera surtout reconnue au chapitre des affections cutanées, car on sait l'importance de la teinte des syphilides dans le diagnostic, et les difficultés que rencontre l'élève qui désire un tableau des principales variétés. 11 le trouvera ici tout fait et d'après nature.

Dans ces derniers temps, quelques syphiliographes arrêtés se sont mis à discourir violemment ou sur le ton d'un léger badinage. Ils ont écrit de même. N'ayant aucun motif pour partager les sen-

1 On remarquera que parmi ces orateurs se trouvent deux syphiliographes distingués et trois professeurs de la Faculté de Paris. Lisez leurs discours dans le Bulletin de V Académie de médecine (Paris, 1852, t. XVII, pag. 879 et suiv.) , où ils se trouvent exactement reproduits.

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