SUR L'ORIGINE DE LA S¥P»ÏLÏS
tout opposé, celui delà virulence quand même, qui eut pour principal défenseur , le célèbre Cullerier. Cullerier soulint l'identilé des virus syphilitique et blennorrhagique , et administra le mercure, comme panacée générale dans toutes les lésions que l'on pouvait rattacher à un coït plus ou moins suspect.
On avait , pour ainsi dire , perdu de vue les expériences de Hunier et de Benjamin Bell , mais la vérité devait , tôt ou tard, percer à travers les idées erronnées et dangereuses qui brillaient au premier rang de la science syphilitique. Ce fut à M.Ricord qu'échut la gloire de renverser cet échafîaudage d'erreurs. Il reprit , en 1832 , les expériences de Hunter et de Benjamin Bell, et y soumit chacun des points de la doctrine syphilitique. Les résultats de l'inoculation des différentes sécrétions fournies par les accidents de la vérole , joints à l'observation clinique, lui permirent d'établir une distinction trèstranchée entre la blennorrhagie et le chancre. Plus tard , la découverte du chancre urétral lui donna l'explication des accidents syphilitiques que l'on avait attribués aux écoulements urétraux. Il démontra que le virus syphilitique agit toujours localement en premier lieu , que son action peut se borner là, et que lorsque des accidents généraux se manifestent, c'est toujours consécutivement à unchancre.il fit, néanmoins, une exception pour la syphilis héréditaire. M.Ricord divisa les symptômes syphilitiques en primitifs, successifs , secondaires, de transition et tertiaires; assigna à chaque série d'accidents, la médication qui lui convient, et prouva que le chancre guérit, le plus souvent, sans être suivi de syphilis constitutionnelle; il démontra de plus que, de tous les accidents , le primitif est seul inoculable.
Il est inutile d'insister plus longuement sur les découvertes de notre savant maître , puisque nous devons exposer , en détail , toutes ses idées. Nous dirons seulement que sa doctrine a trouvé des contradicteurs acharnés, dont les arguments respirent plutôt la jalousie que l'intérêt scientifique. Mais M. Ricord, fidèle à ses principes, est toujours sorti vie torieux de la lutte , en invoquant l'expérimeniaiion. Le rai-