‹ Traité des maladies vénériennes [electronic resource]Chapitre 29 sur 90 · BLENNOKRIIAGIE CHEZ LA FEMME, Î · texte numérisé non relu

BLENNOKRIIAGIE CHEZ LA FEMME, Î

l'examen devient tellement douloureux qu'il faut y renoncer Dans ces cas, ni le toucher, ni l'emploi du spéculum ne sont applicables. L'état de grossesse n'est pas toujours , d'après M. Ricord, une contre-indication de l'usage de cet instrument, pourvu toutefois qu'on l'introduise lentement et d'une manière graduée. Après avoir parcouru ses phases , l'inflammation aiguë commence à décliner et se termine graduellement par la résolution ou par le passage à l'état chronique. La résolution franche est aussi rare chez la femme que chez l'homme , plus souvent on observe la terminaison chronique.

L'inflammation chronique de l'urètre chez la femme peut amener l'épaississement des parois du canal , y déterminer des indurations et des végétations, laisser des cicatrices et même des rétrécissements de la nature de ceux qu'on observe chez l'homme. Mais ces lésions consécutives et surtout les rétrécissements organiques sont excessivement rares ici.

Le canal de Furètre de la femme pourrait, aussi bien que celui de l'homme, être le siège d'un chancre urélral; la blennorrhagie serait alors virulente. La blennorrhagie virulente de la femme, donnant lieu aux mêmes considérations que celle de l'homme , nous renverrons à l'élude de l'urétrite virulente chez l'homme, afin de ne pas nous exposer aux redites.

Traitement. , — Nous avons à prescrire la même série de moyens que dans l'urélrite de l'homme , ce sont des prophylactiques, des abortifs et des moyens réguliers.

Pour les moyens prophylactiques, nous renvoyons aux Considérations générales sur le traitement de la blennorrhagie,

Quant aux moyens aborlifs qui , du reste , ne diffèrent pas de ceux que nous avons déjà exposés, il est rare qu'on puisse les employer, caries femmes ne se présentent, en général, au médecin que lorsque leur maladie date déjà de longtemps.

Dans la période aigùe confirmée, on a recours aux antiphlogistiques , aux émollients, et, plus tard , lorsque la période de déclin arrive, aux résolutifs et aux anti-blennorrhagiques. Le cubèbe et le copahu , qui sont sans au» ion sur la

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