CHAPITRE PREMIER
Généralités sur les propriétés et les effets locaux du virus syphilitique.
A une époque qui n'est pas très-éloignée de la nôtre , on a pu écrire « que le virus vénérien n'existe pas » ; on a pu dire aussi « que les maladies vénériennes primitives sont le pro- » duit de l'irritation causée, en premier lieu , sur les surfaces » vivantes, par le pus que sécrètent les membranes muqueu- » ses génitales enflammées ou ulcérées. » Ces hérésies étaient pardonnables au moment où le fanatisme de l'irritation s'était emparé de tous les esprits, mais qui oserait, aujourd'hui, marcher sur les traces des champions de ladoctrine physiologique, et nier, avec MM. Richond des Brus, Jourdan, Desruelles et autres , que le virus vénérien n'existe pas? Ne craindrait-on pas cette lancette toujours amorcée de virus, et suspendue comme l'épée de Damoclès sur la tête des incrédules.
Le fait est trop bien établi pour que nous nous épuisions en discussions? pourquoi honorerions- nous de nouveau celle singulière hypothèse à laquelle MM.RicordetCullerier neveu, ont , depuis si longtemps, porté le dernier coup.
Du reste , à ceux qui doutent encore , nous offrons une démonstration sans réplique; qu'ils viennent, et nous verrons bien si leurs arguments les préservent des effets de l'inoculation.