Échantillon de bleu faiencé
On réserve facilement sous bleu-faïence, au moyçn d'une • couleur oxydante (chromate et sels de cuivre), qui s'opposera à la réduction de l'indigotine. Évidemment les enlevages réussissent comme sur bleu cuvé. Mais, comme il s'agit ici d'une couleur imprimée, que l'on ne dépose que là où l'on veut, les réserves et enlevages n'ont pas la même importance que pour les cuves.
On obtient un vert-faïence en ajoutant à la couleur du bichlorure et du nitromuriate d'étain.
La fixation du bleu se fait comme il a été dit plus haut ; seulement, on ne laisse que deux minutes à la soude et cinq minutes à l'acide, pour éviter la dissolution du mordant stannique ; on lave et on teint en querci tron .
Bleus et verts solides. Le bleu solide représente le seul mode, usité de nos jours, pour fixer l'indigo par voie d'impression. Il est moins beau, moins foncé, quoi qu'on fasse, que le bleu-faïence, mais il a sur lui l'avantage d'être beaucoup plus facile à réaliser et partant moins coûteux. Malgré
59 s TRAITÉ DES MATIÈRiES COLORANTES.
cela, il exige encore des manipulatioins assez Icvngues et ne peut se fabriqnaer simultaioénient qu'avec un petit nombre de couleurs.
Le procédé consiste à imprimer Tindigo blanc précipité d'une cuve, en pâte épaissie, à le dissoudre sur tissu, par un passage en bain alcalin (chaux ou soude), et à le reprécipiter .en Toxydant, une fois qu'il a pénétré dans la fibre.
C'est donc le bleu-faïence, moins la réduction qui se fait avant l'impression, moins, par conséquent, la cuve au sulfate de fer.
L'indigo blanc est trop altérable pour pouvoir s'imprimer avec succès, aussi le précipite-t-on, généralement, en combinaison avec de l'hydrate stanneux, qui lui donne du corps et le préserve d'une oxydation trop rapide.
L'indigotate stanneux en pâte, ou, comme on l'appelle, le précipité d'indigo^ se prépare en versant, dans la partie claire d'une cuve forte à la couperose, une solution acide de protochlorure d'étain et en filtrant sur des chausses en laine, autant que possible à l'abri de l'air. Il vaut laaieux préparer une cuve forte à l'étain, en chaïuffant un mélange d'indigo, de soude caustique et de protochlorure d'étain, et de la précipiter par l'acide chlorhydri'que.
Le dépôt est empâté avec de l'eau de gomme; souvent on ajoute encore du sel d'étain pour empêcher l'oxydaition* Il est, en effet, important d'éviter la tranrformation en indigotine avant l'impression. Cette indigotine ne se fixerait plus. De même, après l'impression, il faut se hâter de déterminer la dissolution de l'indigo biaise pour lui permettre de pénétrer la fibre. Il suffit, pour cela, de passer au large en lait de chaux. La combinaison stanoeuse est immédiatement détruite; la matière coloraUe s'unit à la chaux, la couleur passe du gris pâle au vert-pomme. L'indigo blanc devient momentanément soluble, mais la prteenœ de l'excès de chaux et de l'épaississant, ainsi que l'affinité attractive de la fibre, enpéchent tout coulage.