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mandes, de réduire Tindigotine par la pectine et l'acide pectique, en présence de la soude. Les produits pectiques sont abondamment répandus dans le règne végétal et notamment dans les raves«
Procédés au moyen desquels on fixe rhidigotine par voie et impression.
Les méthodes dont nous parlerons ici ne s'appliquent qu'au calicot.
Le bleu dît de phiceau fut le premier degré de l'art d'imprimer, ou plutôt de fixer localement l'indigotine. Au lieu de plonger la pièce dans la cuve d'indigo, on épaissit celle-ci convenablement, et on l'applique par places.
Comme condition essentielle, la cuve doit être forte. On employait généralement la cuve au sulfure d'arsenic et à la soude, ou celle au protoxyde d'étain et à k soude.
Au début, la préparation était portée sur tissu, au moyen de pinceaux formés de baguettes d'osier écrasées par un bout. On a aussi cherché à l'imprimer à la planche et au rouleau, mais l'oxydabilité de la couleur rend ce travail très-dîfQcile.
Le bleu fayence ou bleu fayencé constitue un genre qui eut une grande vogue et qui mérite de fixer notre attention, à cause des difficultés dont est hérissée sa réussite^ bien qu'il ait perdu presque tout intérêt d'actualité.
La théorie de ce bleu d'impression est fort simple : l'indigo, réduit en poudre impalpable et épaissi, est imprimé à la planche ou au rouleau. Après dessiccation, le tissu semble teint en bleu plus ou moins foncé, selon la proportion de matière colorante employée, mais ce n'est qu'un bleu d'application qui s'en irait, avec l'épaississant, au moindre layage.
Il s'agit maintenant de réduire et de dissoudre l'indigotine sur place, pour lui permettre de pénétrer la fibre et de
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s'y fixer défiMitivem^nt, à la suite d'une oxydation consécutive,, et cela sans provoquer de coulages, sans altérer la pureté et la netteté de& contours du dessin.
Je dois ajuix eonmiunications de feu M. Ed. Schwartz de précieux renseignenients sur la fabrication de ce genre^ qui difli reste est décrit avec beaucoup de soins et de détails dans le traité de Fimpression de M. Persoz.
La réduction de* rindigo< s'obtient par des passages alternatifs du tissu imprimé dans des cuves contenant, Tune delà chaux éteinte délayée, la seconde du sulfate de fer, la troisième delà soiflde* On termine par un passage au bain d'acide sulfurique, qui enlève l'oxyde de fer et, précipite l'indigo blanc, en hAtant son oxydation*
Le &u€cès dépend de la composition de la couleur imprimée et surtout de la £(>irce des cuves à immersion et de la durée des trempages.
On se sert de six cuves^ savoir : '
2 cuves à la chaux, montée» chacune avec 12^,S0Q de
chaux; une cuve à la couperose (sulfate ferreux cristallisé),
à 7* Baume; une cuve à la soude caustique marquant 14''
Baume ; une cuve à l'acide sulfurique, à 800 grammes d'a-
^ eide par mesure d'eau, enfin, une cuve à. eau pure (1).
(1) Compositioa de lu coulenr à imprimer :
I Tamiser, htisser reposer quelque temps^ 1° Bleu de provision. 1 décanter et remuer chaque fois qu'on
ftidigo broyé 4» fcilogv* I en pi'end.
Acétate, de fer 10 litres, j On emploie de préférence l'indigo cara-
Sulfate de for 1 kilogr. \ que, bien qu'il soit moins riche que le
Eau 1-0 litres. I Bengale, mais il se laisse broyer en
Gomme Sénégal 6 kilogr. [ poudre plus ténue et donne une pâte
\ plus fine.
2* Couleurs d'impression au rouleau 1 2 3 4
Bleu de provision 11 3 4
Acétate de fer à 7*, contenant 700 grammes de gomme
parlUre 2 1/2 1/2 1/2
Eau dégomme» à 600 grammes par. litre.... 16 2 1/2 1/2 1/2
Ces propoBtions peuvent, du re&t6r 6tre vai iées de bien de» manières, suivant la nuance.
On laisse tremper un quart d*heure dans la première cuve à la chaux, en iniprimant à la pièce un léger mouvement de haut en bas ; on laisse un quart d'heure dans le sulfate de fer, en repos ; un quart d'heure dans la seconde cuve à la chaux ; un quart d'heure à la couperose ; cinq minutes dans la soude caustique ; une demi-heure dans l'aeide sulfurique, en rinçant fortement.
A chaque cuve de chaux, on ajoute 2 kilog. par pièce. A la cuve au vitriol, on ajoute SO kilos de sulfate de fer pour chaque dizaine de pièces. La cuve à la soude est rafraîchie après 5 pièces, par une addition de 12 kilog. de sel de soude préalablement caustifié. La cuve à acide reçoit 2S kilog. d'acide, après cinq pièces, et doit être renouvelée quand elle est sale. Les autres cuves sont également nettoyées, lorsque le dépôt devient assez abondant pour nuire au succès*
Comme conditions importantes M. Ed. Schwartz recommande: 1** la causticité parfaite de la lessive et une force moyenne de 14° Baume; 2° la neutralité de la cuve au sulfate de fer. A cet effet, on la fait bouillir quelque temps sur de la vieille ferraille.
Il est presque inutile de donner la théorie des phénomènes qui se passent ; en résumé, nous avons là les éléments d'une cuve au vitriol, sauf que la soude remplace en partie la chaux.
En sortant de la cuve à acide sulfurique, les pièces sont rincées dans une cuve à eau, puis à la rivière, et mises à
On doit remuer la couleur de temps à autre dans le récipient, à cause de la tendance de Tindigo à se précipiter.
Quand plusieurs bleus tombent l'un sur l'autre, Timprimeur doit éviter de trop fournir après ITmpression de la première main, pour ne pas dissoudre la couleur sous-jacente.
On laisse yieillir sur la toile avant de teindre, afin i)ue le fer de Taoétate ait le temps de se peroiyder ; Tindigo adhère alors plus fortement au coton, et n*est pas sujet à se détacher dans la cuve à chaux. Sans cette précaution, la nuance devient râpée.
INDIGOTINE.
tremper, pendant une nuit, dans un bain d'acide sulfurique à 1' Baume, dans le but de dissoudre les dernières traces de peroxyde de fer resté adhérent à la fibre. On remue à Teau et on passe en eau de savon à 40° R.