Violet garancine
H. Violet à l'alizarine commerciale.
GAltANCE. i6S
Aviva ge des articles garances.
Au sortir du bain degarançage, les fonds sont assez fortement chargés de couleur, les nuances sont ternes, sans éclat et sans lustre, elles ne jouissent pas non plus de toute la solidité désirable.
Les opérations, au moyen desquelles on arrive ^ux beaux résultats atteints par l'industrie moderne, sont assez com- ' plexes et varient d'un genre à Tautre. Le rouge et le violet ne supportent pas Tinfluence des mêmes agents chimiques. Ge qui embellit Tun nuit à l'autre. Dans les pièces qui comportent les deux couleurs, il y aura donc Tune d'elles qui sera forcément sacrifiée au point de vue de la beauté.
A la fin du dernier siècle, les pièces dégorgées étaient exposées, durant des semaines, sur pré, à l'action de la lumière et des influences atmosphériques. Lorsqu'elles commençaient à s'afTaiblir, on les reprenait pour les faire bouillir en eau de son. On ne parvenait ainsi qu'à des résultats médiocres, tant pour le blanc du fond que pour la beauté des nuances. Aujourd'hui que l'avivage a fait de si remarquables progrès, et l'on peut dire qu'il a atteint la perfection, on a cherché à imiter, par mode, les anciennes perses pour tentures.
L'emploi du savon dans l'avivage date du commencement de ce siècle. M. D. Kœchlin en faisait usage dès 1804. Les passages au savon chaud ou bouillant étaient suivis de l'exposition sur pré. On connaissait également déjà les effets utiles du chlore (1).
Avivage moderne. — Ce n'est que par des découvertes successives, amenées par de nombreux essais, quelquefois aussi parle hasard, que l'on a été conduit aux procédés usités généralement de nos jours, et dont nous allons donner une courte description suivie, autant que faire se peut, d'une théorie de l'action des substances employées.
(1) Persoz, Traité de V impression des tissus^ t. II, p. 619.
4« Noir garancine.