‹ Traité des matières colorantes (volume 2)Chapitre 87 sur 110 · MATIÈRES COLORANTES JAUNES DES FLEURS · texte numérisé non relu

MATIÈRES COLORANTES JAUNES DES FLEURS

distille Talcool. Au bout d'un certain temps, il se dépose des aiguilles jaunes de berbérine, qu'on purifie par cristallisation dans Teau.

Les extraits commerciaux d'épine-vinette laissent déposer à la longue des cristaux de berbérine.

La racine en renferme 1,3 pour 100.

Propriétés. — Aiguilles soyeuses jaunes, solubles dans 500 parties d'eau à 12% très-soluble à chaud, très-soluble dans l'alcool chaud, insoluble dans Téther.

Formule probable, C^oR^^AzO*.

Elle donne des sels cristallisables jaunes, généralement peu solubles.

L'hydrogène naissant la transforme en une base incolore, Caoïjai^^O* (hydroberbérine). Une solution étendue d'iode, dansl'iodure de potassium, précipite les solutions alcooliques des sels de berbérine avec production de paillettes vertes nacrées.

Les propriétés de ce corps rappellent celles de la chrysaniline. Comme elle, elle se fixe directement sur fibres animales, sans mordants.

On se sert de la racine d'épine-vinette et d'extraits liquides concentrés, pour teindre la soie en jaune.

La nuance jaune est assez pure : le bain de teinture se monte avec la décoction d'épine-vinette , additionnée d'alun.

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