‹ Traité des matières colorantes (volume 2)Chapitre 88 sur 110 · MATIÈRES COLORANTES JAUNES DES FLEURS · texte numérisé non relu

MATIÈRES COLORANTES JAUNES DES FLEURS

Xanthine et xanthéine.

MM. Fremy et Cloëz ont étudié les matières colorantes jaunes des fleurs, en général, et ont reconnu que les pétales renferment deux principes jaunes, l'un soluble dans l'eau (xanthéine), l'autre insoluble (xanthine). Le grand soleil ou (helianthus annuus) se prête le mieux à l'extraction de la xanthine. On épuise la fleur par l'alcool bouillant. Le

principe jaune se dépose par refroidissement, en mélange avec de la graisse^ dont on le débarrasse par saponification. Le savon étant décomposé par un acide, on traite Tadde gras coloré en jaune, par de Talcool froid ; la xanthine reste comme résidu. Elle est soluble dans l'alcool, Téther, incristallisable et résineuse. Cette substance pourrait être identique avec la curcumine, ou plutôt la pseudo-curcumine de M. Schlumberger.

La xanthéine^ principe très-soluble dans Teau, se trouve 'principalement dans les pétales des dahlias jaunes; on épuise celles-ci par l'alcool, on évapore à sec, on reprend par Teau, on évapore à sec et on reprend par Talcool absolu. La dissolution étendue d'eau est précipitée par Tacétate de plomb. Le précipité, mis en suspension dans Téau, est décomposé parTacide sulfurique, on filtre et on évapore. Elle est soluble dans Teau, Talcool, Téther. Les alcalis la colorent en brun très-foncé, que les acides ramènent au jaune. Elle forme des laques colorées avec la plupart des oxydes métalliques, et peut teindre les tissus en tons jaunes assez vifs.

On ne sait rien du reste sur les propriétés chimiques, la composition et la constitution intime de ces deux produits, que nous ne pouvons, par conséquent, pas rapprocher de Tune ou de l'autre des matières colorantes jaunes végétales.

M. Éd. Schwartz a fait des essais de teinture dans le but d'apprécier la richesse de certaines fleurs ou feuilles, en matière colorante jaune, susceptible de se fixer aux mordants d'alumime. Il a opéré avec les fleurs de pomme de terre, les fleurs et les feuilles de tilleul, les feuilles d'aune, de peuplier, de marronier d'Inde, de chêne.

Toutes ces substances contiennent bien moins de parties colorantes que la gaude ou le quercitron. Au point de vue de la solidité, les nuances se rapprochent de celles du quercitron.

Les teintes les plus pures et les plus riches ont été fournies

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