MATIÈRE COLORANTE DE L’ÉPINE-VINETTE
Berbérine (1).
La matière colorante de l’épine-vinette diffère essentiellement des autres principes jaunes, par sa composition. C’est une base organique, une ammoniaque composée, c’est-à-dire une substance azotée.
On la trouve encore en abondance dans les couches cellulaires de la racine de Colombo, de la racine de coculus palmo^ws,Ménispermée de l’Afrique et de l’Inde. M. Dyson Perrins a signalé sa présence : 1° dans Y hydrastis canadensis (4 p. 100), dans le bois tinctorial jaune de l’Assam supérieur ( woodunpar ) (musée de l’Inde, à Londres), dans une racine ligneuse du Rio-Grande ou racine de Saint-Jean, dans une écorce tinctoriale jaune de Bogota (7 p. 100) ( pachnelo , arbre de Bogota, musée de Kew), dans la racine de coptis tecta ou Mahmira , Renonculacée de l’indoustan et de la Chine (8 p. 100).
La xanthopicrite extraite par Chevallier et Pelletan de l’écorce du xanthoxylumclava Herculis, arbuste de la famille des Rutacées, n’est autre chose que de la berbérine.
Pour extraire la berbérine de l’épine-vinette, on concentre la décoction aqueuse de la racine, et l’on ajoute de l’alcool qui précipite des matières étrangères, on filtre et on
(1) Buchner, Ann. der Chem, und Pharm., XXIV, 228. — Fleitmarin, idem , L1X, 1G0. — Bœdeker, idem , LXVI, 384; LXIX, 40. — Dyson Perrins, idem, t. II supplémentaire, p. 171, et LXXXÏII,27G. — Stenhouse, idem, XGV, 108. — Répertoire de chimie appliquée , IV, 459. — Répertoire de chimie pure, III, 105; IV, 307 ; V, 423. — Annalen der Chemie und Pharmacie, CXV, 132; CXXIT, 250.