‹ Traité des matières colorantes (volume 3)Chapitre 122 sur 124 · C7H603 = CO2 + C6H · texte numérisé non relu

C7H603 = CO2 + C6H

ou, si la température est plus élevée, en eau, acide carbonique et acide gallhumique brun.

C7H605 = CO2 4-H20 -j-C6IL02.

L’acide sulfurique concentré le dissout en le déshydratant et le convertit en un acide rouge, l’acide rufigallique G7H404.

L 'acide pyrogallique se sublime sous forme de paillettes blanches, lorsqu’on chauffe à 210° de l’acide gallique ou même l’extrait sec de noix de galle. Il est remarquable par la rapidité avec laquelle il absorbe l’oxygène, en solution alcaline, et se convertit en corps bruns ulmiques.

Comme la qualité d’une noix de galle ou d’un principe astringent dépend de la proportion de tannin qu’il renferme, il est important de pouvoir doser rapidement ce corps.

Fehling a proposé l’emploi d’une solution titrée de gélatine, contenant lOgram. par litre. Par un essai préalable on fixe rigoureusement le poids de tannin précipité par un centimètre cube de ce liquide. En opérant ensuite sur \ grain, de produit astringent, préalablement épuisé par

l’eau, on pourra, d’après le volume de solution gélatineuse nécessaire pour précipiter le liquide astringent, calculer la teneur en tannin. Il est bon d’opérer sur une liqueur légèrement acidulée, elle s’éclaircit beaucoup mieux. La solution de gélatine peut être remplacée par une solution d’émétique ou de sulfate de cinclionine.

Mittenzwei. close le tannin en déterminant le volume d’oxygène absorbé, en présence d’un alcali. 1 gram. de tannin absorbe 175 centimètres cubes d’oxygène. Cette méthode fournit en même temps l’acide gallique ; 0,700 gram. d’acide gallique absorbent 175 centimètres cubes d’oxygène. Dans ce cas, on détermine l’absorption totale produite par le mélange des deux corps, et l’absorption résultant de l’acide gallique seul, après qu’on a enlevé le tannin par un morceau de peau.

D’après Stenhouse, le tannin des gallons du Levant ou avelanèdes ne fournit pas d’acide gallique par l’ébullition avec l’acide sulfurique étendu, mais il se dédouble en sucre et en un corps rouge-brun peu soluble dans l’alcool.

Le tannin du divi-divi ne semble pas non plus identique avec celui des galles. Cette remarque s’applique aussi au principe astringent du myrobolan.

Quant au sumac, il contient réellement de l’acide gallotannique (5 à 16 p. 100), ainsi que de l’acide gallique.

USAGES DES MATIÈRES ASTRINGENTES ET EMPLOI DANS LA TEINTURE ET L’iMPRESSION.

La noix de galle est employée en nature, à l’extraction du tannin, dans la maroquinerie, pour préparer l’encre, et enfin dans une foule d’opérations de teinture.

Le tannin pur du commerce est lui-même usité dans quelques procédés de fixation des matières colorantes, surtout des matières colorantes aniliques (Voir fixation des couleurs d’aniline) ; il sert en photographie.

USAGES DES MATIÈRES ASTRINGENTES. ti 3 1

Les gallons de Piémont servent avec avantage dans le tannage des cuirs pour maroquin, ainsi que dans les opérations de teinture et d’impression ; on en prépare un extrait liquide ; les gallons du Levant peuvent remplacer la noix de galle dans la plupart de ses applications ; il en est de même du sumac, qui pour la pureté des nuances est plus avantageux, bien qu’il soit moins riche.

Les diverses matières astringentes que nous venons de passer en revue, se comportent comme si elles renfermaient une matière colorante jaune ; ainsi elles teignent en jaune, plus ou moins pur ou fauve, les tissus mordancés en alumine .(coton, soie et laine). Le sumac donne particulièrement une teinte jaune bien caractérisée, tandis qu’avec la noix de galle, elle est gris jaunâtre fauve. Une élévation de température dans le bain de teinture, ou l’exposition à l’air, la fait passer au roux sale.

Les tissus de coton huilé se teignent également en jaune pâle, dans un bain de sumac, et la couleur passe au jaune vif par le mordançage. Le sumac donne du jaune avec l'acétate d’étain, et un jaune brunâtre avec les sels de zinc. On obtient des teintes analogues, en passant d’abord le tissu en bain astringent et en alunant après, mais elles ne sont alors pas aussi intenses.

Avec l’intervention des mordants de fer, on forme des teintes grises, gris noir, noir bleuté, comme on devait s’y attendre d’après ce qui se passe avec un mélange de tannin et de sel de fer au maximum. La teinture et l’impression en gris et en noir avec le concours des sels de fer et de cuivre, comme mordants et comme oxydants, et quelquefois du campêche comme adjuvant, constituent la principale application du sumac.

La noix de galle et le sumac interviennent, en outre, dans la fabrication du rouge turc. Nous avons vu qu'on engallait les pièces huilées, avant, pendant, ou après le mordançage à l’alumine. La raison exacte de cette pratique est

assez difficile à donner ; on peut supposer que la matière astringente donne plus de fixité au mordant.

Lorsqu’on veut changer les gris et les olives de quercitron en chocolat, cannelle ou mordoré par une teinture à la garance, il est bon d’ajouter au bain de quercitron une décoction astringente, qui donne à la laque quercétique plus de fixité et l’empêche d’être décomposée par la matière colorante de la garance.

On ajoute quelquefois du sumac au bain de bouse.

Les tissus stannatés, destinés à attirer certaines matières colorantes artificielles (coralline, couleurs d’aniline), sont souvent passés au bain de sumac ou de galles.

Le tannin, ainsi fixé, sert à la précipitation sur la fibre du principe colorant.

Teinture et impression. — Les tissus de coton mordancés au fer (pyrolignite imprimé, fixé à la chambre d’oxydation et bousé ou silicaté), se teignent en gris au moyen du sumac, de la noix de galle, des gallons, du bablah, et ces produits pris isolément ne servent en teinture que pour la production de ces nuances. Le gris de sumac de Sicile est un peu rougeâtre, il le devient d’autant plus que la température est plus élevée ; aussi convient-il de ne pas dépasser 50° et de ne pas laisser plus d’une demi-heure au bain.

Le gris de la noix de galle est plus cendré, celui du bablah est entre les deux. Le sumac de Donzère devient moins rougeâtre que celui de Sicile, par suite d’une élévation de température. On emploie rarement la noix de galle pour la teinture des toiles imprimées, car elle attaque facilement les mordants de fer. Ajoutée à petites doses au bain de campêchepour noir, elle rend la couleur plus bleutée. Le bablah donne à la fois un gris aussi pur que la galle, plus vif que le sumac et conserve mieux les blancs. Le gallon tient le milieu entre la noix de galle et le bablah et s’associe avec avantage au campêche, pour noir.

Dans la teinture uniforme du coton, de la laine et de la

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