C.ï0H16O6 = C20H12O6 -f- IL
4° De la vérantine ou résine [3. Pulvérulente. Formule probable :
(?°HU07 = Cs0H|2O6 -f H20.
Il est hors de doute que la garance contient des résines, mais leur histoire chimique est encore à faire. Ces résines n’ont aucun pouvoir tinctorial lorsqu’elles sont convenablement débarrassées de matières colorantes rouges.
B. Par l’action des alcalis caustiques bouillants, le rubian donne : 1° de l’alizarine, 2° des résines a et J3, 3° une substance jaune cristallisablc dans l’alcool et sublimable, insoluble dans l’eau, plus soluble dans l’alcool, que Schunck nomme rubiadine. Elle a donné :
Carbone 71,22, hydrogène 4,83.
C. Dédoublement par un ferment (érythrozyme) contenu dans la garance. 1° Alizarine, 2° résines a et (3, 3° rubiafîne cristallisable en paillettes jaunes sublimables et donnant :
Carbone 69,30, hydrogène 4,56; 4° rubiagine cristallisant
en aiguilles jaunes microscopiques renfermant : carbone 68,10, hydrogène 5,14.
La rubiadine et la rubiafine paraissent être un seul et même corps, pouvant se représenter par la formule
La rubiacine, ou principe orangé admis par Runge dans la garance, forme de très-belles tables ou des aiguilles trèsbrillantes, jaunes, semblables à l’iodure de plomb. Chauffée dans un tube, elle donne une huile qui se concrète par le refroidissement en une masse cristalline, en ne laissant que très-peu de charbon.
On peut la sublimer sans altération. Elle est peu soluble dans l’eau bouillante, l’alcool la dissout à chaud. Elle renferme :
Carbone 67,01, hydrogène 3,28.
La rubiacine se dissout dans l’acide sulfurique avec une couleur jaune ; on peut chauffer la solution sans qu’elle se décompose. L’acide nitrique concentré l’attaque à l’ébullition. Lorsqu’on la dissout dans le chlorure ou dans le nitrate ferrique, elle donne une solution rouge-brun qui jaunit par l’addition des acides, et dépose des flocons d’acide rubiacique. Elle se dissout dans les alcalis avec une couleur pourpre; les acides en précipitent des flocons jaunes. La solution ammoniacale précipite les chlorures de baryum et de calcium en rouge sale.
Si l’on ajoute de l’alumine hydratée à une solution alcoolique de rubiacine, l’alumine se teint en orangé, et la solution se décolore.
Le précipité aluminique se dissout aisément dans la potasse caustique avec une couleur pourpre et diffère en cela de la combinaison correspondante de l’alizarine ; une pièce d’étoffe, mordancée dans un bain bouillant de rubiacine, se colore à peine.
GARANCE
L'acide rubiacique formé par l’oxydation de la rubiacine par les sels ferriques, ne cristallise pas ; l’hydrogène sulfuré le convertit en rubiacine.
La rubiacine paraît se rapprocher beaucoup par sa composition et ses caractères de la purpuroxanthine obtenue par la réduction de la purpurine ; elle se forme, suivant Schunck, par l’action des sels ferriques sur la rubiafme.
En effet celle-ci, étant C20Hl6O6, perdrait par oxydation 4 atomes d’hydrogène et deviendrait G20H12O6.
Le tableau suivant résume ce qu’il y a d’essentiel dans l’histoire des matières colorantes de la garance :
MATIÈRES COLORANTES DE LA GARANCE
MATIÈRES COLORANTES PRIMORDIALES SOLUBLES DANS l’eAU.
Glucosides dédoublables par les acides, les alcalis et certains ferments en matières colorantes insolubles et en sucre.
Rubian de Schunck. Amorphe, amer, très-soluble dans l’eau, précipitable par les corps poreux. C’est un mélange de plusieurs glucosides.
Acide rubérythrique de Rochleder. Cristallisable, glucoside alizarique, ne donne que de l’alizarine et du sucre.