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IP I

O ii comprend facilement que le nombre des sels basiques d’alumine, correspondant à un même acide, peut être assez considérable. Cette complication est le résultat des faits observés, et non de la théorie que nous avons adoptée. Elle découle des fonctions liexatomiques de l’aluminium (A12)V1.

Les sels saturés sont généralement plus solubles que les autres ; parmi eux le sulfate, les sulfates doubles, le nitrate, l’acétate, le chlorure, se dissolvent facilement. Ce sont du reste les seuls employés en pratique.

Les phosphates, borates, arséniates, silicates sont insolubles.

Sources cle matières premières. — Les sources auxquelles l’industrie des toiles peintes et de la teinture va puiser les composés aluminiques, si précieux et si indispensables, sont nombreuses et abondantes.

Nous citerons: 1° L’alunite ou pierre d’alun; composé naturel d’alun (sulfate aluminico-potassique) et d’alumine hydratée, exploité dans le voisinage de Tolfa et fournissant la variété d’alun connue sous le nom d’alun cubique ou de Rome. 2° Les schistes pyriteux et carbonifères ( mélanges d’argile schisteuse, de pyrite de fer et de matières bitumineuses) répandus et exploités dans beaucoup de localités, en France (notamment près de Bouxwiller, Bas-Rhin), en Allemagne et en Angleterre. 3° Les schistes argileux situés au-dessous des couches de bouille dans le sud du Lancashire. 4° Les diverses espèces d’argiles (silicates hydratés d’alumine) si répandus partout, les kaolins provenant de la désagrégation lente des roches feldspathiques. 5° Enfin le minerai exploité depuis quelques années dans le midi de la France, dans les départements des Bouches-du-Rhône et du Var, sur une ligne qui va directement de Toulon à Tarascon. On le rencontre également en Calabre et au Sénégal. La Bauxite, c’est, le nom qu’on lui donne, renferme suivant M. H. Sainte-Glaire Deville :

GARANCE

Alumine

Peroxyde de fer.

Silice

Eau.

60 à 7o pour 100

Quantités variables.

De plus, des traces de vanadium, de chrome et peut-être de tungstène. Il sert directement à préparer l’aluminate de soude.

Pendant longtemps l’alun à base de potasse a été la seule forme commerciale des composés aluminiques et le fabricant d’indiennes préparait lui-même ses mordants acétates.

De nos jours on fabrique en grand, non-seulement l’alun potassique, mais l’alun ammoniacal, le sulfate d’alumine, l’aluminate de soude, l’acétate et le pyrolignite d’alumine et même le nitrate.

Nous passerons successivement en revue ces différents sels, qui tous ont de l’importance dans l’industrie qui nous occupe.

Aluns. — Le nom d’alun s’appliquait, originairement, à un composé bien défini et unique, renfermant les éléments du sulfate saturé d alumine et du sidfate de potassium, unis à 24 molécules d’eau de cristallisation.

Os -f 24H*0

cristallisant tantôt en octaèdres, tantôt en cubes, ou encore en octododécaèdres, ou en octohexaèdres.

On s’aperçut ensuite qu’il est possible, sans rien changer à l’arrangement moléculaire et à la forme des cristaux, de remplacer, dans cet édifice complexe, les deux atomes de potassium par deux atomes d’ammonium, ce qui donne :

4(S02) „ (AP)vi

(AzH*)*,

(A12)VI peut à son tour, dans ces deux produits, être remplacé par (Fe2),,, (Cr2)vl, (Mn2)TI, la constitution chimique et la forme des cristaux ne variant pas. On a ainsi toute une série parallèle de corps isomorphes.

Alun potassique

• • • (Al2)vi

G8 + 24ÏPO

Alun ammoniacal

■ ■ • (ap;vi

(AzIPp,

4 (SCP),, |

Alun de fer potassique

• • • (Fe)V

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