‹ Traité des matières colorantes (volume 3)Chapitre 71 sur 124 · ADDITION A LA COCHENILLE · texte numérisé non relu

ADDITION A LA COCHENILLE

Application du kermès.

D’après Lassaigne, le kermès renferme la même matière colorante que la cochenille ; aussi peut-on le faire servir aux mêmes usages, bien que son pouvoir colorant soit beaucoup plus faible, et représente ‘/^de celui d’une bonne cochenille. Il n’est employé que dans la teinture de la laine et de la soie ; les nuances fournies sont moins belles qu’avec la cochenille, mais elles sont plus solides et moins sensibles aux réactifs, fait qui ne semble pas favorable à l’identité complète des matières colorantes.

Les Tunisiens en font un grand usage pour la teinture des calottes nommées Fez.

La teinture rouge de sang, assez solide, fabriquée à Orléans, et connue sous le nom d’écarlate demi-graine, s’obtenait avec un mélange de parties égales de kermès et de garance.

A Montpellier on fait un sirop avec le suc rouge du kermès frais. En Italie il sert à colorer une liqueur connue sous le nom d’alkermès.

Les solutions aqueuses de kermès passent au jaune brun sous 1 influence des acides, au violet ou au cramoisi par les

(1) Joly, Ann. de c htm et de phys. [3], VI, 111.

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