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II. * Empois d'amidon 1 Utre

Chlorate de potasse 25 grammes.

Aniline 50 —

Acide chlorhydrique 50 —

Bichlorure de cuivre à i,44 de densité 50 —

Sel ammoniac 25 —

Acide acétique 12 —

Imprimer, sécher, exposer à la chambre d'oxydation pendant 2 jours ; laver dans une eau légèrement alcaline.

UI. Eau 6 litres. | Cuire à formation

Amidon blanc 850 grammes. ) d'empois.

Sulfate de cuivre... 180 —

Chlorate de potasse. 180 —

Chlorhydr. d'aniline. 450 —

Le procédé Lightfoot fournissant un noir velouté trèsriche et très-solide fut mis à l'essai dans la plupart des fabriques d'indienne ; mais dh ne tarda pas à l'abandonner presque complètement, vu les inconvénients graves qu'offre son application.

MATIÈRES COLORANTES DÉRIVÉES DE l' ANILINE. 513

La grande quantité de sels de cuivre renfermés dans la couleur acide et oxydante détermine Tattaque des racles et des rouleaux. La fibre textile est toujours plus ou moins altérée ou brûlée. Enfin la préparation ne se conserve pas longtemps ; la réaction génératrice du noir se fait avant l'impression, à la température ordinaire, et il ne peut plus y avoir fixation.

Une première modification du procédé primitif, indiquée du reste dans le brevet Lightfoot, fut appliquée par M. Gam* Koechlin. Le sulfate de cuivre- n'est plus mélangé à la couleur. On imprègne uniformément le tissu d'une solution de ce sel, puis on imprime le mélange du sel d'aniline et du chlorate.

Ce placage est dispendieux ; il limite beaucoup le nombre des couleurs que l'on peut associer au noir et présente tous les inconvénients des procédés qui exigent une préparation préalable des tissus. Le lavage des pièces après oxydation répand dans les rivières de jgrandes quantités de cuivre, qui ont été l'occasion de divers accidents de fabrication.

On doit à M. Cordillot, le premier perfectionnement important introduit dans ce genre de fabrication.

Les sels de cuivre sont remplacés par du ferricyanure ammonique. Voici la nouvelle recette : >

On commence par préparer un épaississant avec

Amidon blanc 10 kilogr.

Eau , 24 litres.

Eau de gomme à 1^200 par litre 4 —

Eau de gomme adragante à 65 grammes. 6 —

On prend d'une part

Épaississant chaud 17 litres

On y dissout :

Préparât, n» 1 . ^ Chlorate de potassium O'' ,900

Et après refroidissement :

Ferricyanure d'ammonium 2^,600

d'un autre côté

/ Épaississant chaud 17 litres.

Préparât. n« 2. < Chlorhydrate d'aniline sec 2*^,400

(Acide tartrique O^'jBOO

Pour la couleur qui sert à imprimer les pièces, on prend parties égales de chaque préparation. Celles-ci consçrvées séparément peuvent impunément rester une quinzaine de jours dans un endroit frais. Le mélange une fois fait, on ne doit le conserver que vingt-six à trente heures. Après Timpression, on suspend les pièces pour développer le noir pendant vingt-quatre à trente-six heures, selon que les dessins sont légers ou chargés,' dans un local chaud et humide. La température et le degré hygrométrique sont réglés de telle façon qu'un psychromètre marque 40* centigr. au thermomètre à boule sèche, et 35" à celui dont la boule est mouillée.

Au sortir de cette étuve, les pièces n'ont plus qu'à être dégommées comme d'habitude. Quelquefois on les passe en bichromate à 1 gramme par litre, à 30* centig., puis en savon à 1 gramme par litre à 50* centig. On remue, on sèche et on chlore au tambour avec 1 partie d'hypochlorite de chaux pour 40 à 50 parties d'eau.

Plusieurs milliers de pièces ont été faites d'après cette méthode qui diminue notablement l'afTaiblissement du tissu et évite l'attaque des racles et des rouleaux. Mais, d'un autre côté, la couleur est plus chère ; on arrive difficilement à un beau noir bleuté foncé. L'oxydation à l'étendage est lente, difficile; elle exige une température trop élevée. Souvent le noir ne se développe pas en certains points de la pièce qui est ainsi perdue, sans que Ton puisse s'expliquer cet effet. On observe souvent des rapplicages à l'apprêt et au lavage. La nuance moins intense que celle fournie par le cuivre vire plus au rouge sous l'influence du chlore, et plus au vert par

savon.

M. Cam. Koechlin a cependant obtenu d'aussi bons résul-

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