‹ Traité des matières colorantesChapitre 62 sur 124 · JAUNE DE NAPLBS OU ANTIMONIATE DE PLOMB · texte numérisé non relu

JAUNE DE NAPLBS OU ANTIMONIATE DE PLOMB

SbK)»,PbO.

C'est une couleur jaune assez brillante, belle et solide.

Elle se prépare :

1° En calcinant pendant trois heures, au rouge, dans un creuset, un mélange de 6 parties de blanc de plomb, d partie d'antimoine diaphorétique ou biantimoniate de potasse, I partie sel ammoniac et { d'alun ; on arrive à une plus belle nuance en doublant la dose du composé antimonique et du sel ammoniac. On peut remplacer le carbonate de plomb par lalitharge.

2° Par la méthode de Brunner. Un mélange intime de d partie d'émétique pur, 2 parties de nitrate de plomb exempt de fer et de cuivre, et 4 parties sel marin est calciné doucement pendant deux heures dans un creuset de Hesse, jusqu'à ce que la masse entre en fusion. Après refroidissement on trouve deux couches, l'une supérieure formée de sd marin, l'autre inférieure est broyée et lavée à l'eau, pour enlever le chlorure de sodium. La couleur varie suivant la température employée, mais est toujours belle.

Ce produit ne peut rivaliser avec les jaunes de chrome, mais on l'emploie pour la peinture à l'huile en raison de sa solidité. Il paraît que c'est en Italie que cette couleur fut fabriquée primitivement, et pendant longtemps elle fut retirée exclusivement de ce pays sous la dénomination de Giallolino. Son ton riche peut en quelque sorte justifier la dénomination de Jaune brillant sous laquelle on la débitait à Paris (1).

(1) Ch. Brunner^ Notice sur le jaune de Naples, in Bulletins de la Sociéi^ industrielle de Mulhouse^ t. X, p. 23 et suivantes.

Page 1