IV
i°. Opposition en tous
sens.
2°. Circonduction.
5°. Rotation sur l'axe.
4°. Glissement.
i°. Opposition en tous
sens.
2°. Circonduction.
5°. Glissement.
i°. Opposition en deux
sens.
2°. Glissement.
Glissement.
ARTICULATIONS
Scapulo-humérale , schio-fémorale.
ARTICULATIONS
Sterno-claviculaire , Temporo-maxillaire, etc.
ARTICULATIONS
Huméro-cubitale , Fémoro-tibiale, etc., etc.
ARTICULATIONS
Calcanéo-astragalienne , ! Peronéo-tibiale, etc.
LXXIII. Dans cette série , méthodiquement distribuée, on voit la nature réunir tous les mouvements dans certaines articulations, les diminuer ensuite par gradation , en se rapprochant des articulations immobiles* , et y arriver enfin réduite au seul glissement, qui souvent est à peine sensible. Il est même encore un intermédiaire au glissement et à l'immobilité , c'est l'articulation de la symphyse pubienne , dont une partie est à surfaces contiguès, comme les articulations mobiles , et une partie à surfaces continues , comme les immobiles. Cette articulation et celle de l'humérus peuvent dans
la série former les deux extrêmes de la mobilité.
LXXIV. Je n'ai point adopté cette division , parce qu'en plaçant dans un cadre neuf des descriptions nouvelles aussi , l'attention fixée sur l'un est souvent de moins pour celle que l'on dirige sur les autres.
LXXV. Revenons à nos articulations arthrodiales. Je les divise , comme les énarthroses , en deux variétés ayant chacune pour caractère général la disposition serrée des surfaces et le seul mouvement de glissement , mais distinguées, l'une, parce que ce mouvement y est apparent, l'autre, parce qu'il y est ordinairement insensible. Dans la première , je range les articulations, i° de la première vertèbre avec l'occipital ; 20 des vertèbres entre elles , par leurs lames articulaires; 5° du carpe; 4° du métacarpe ; 5° des divers os du tarse ; 6° de ceux du métatarse. A la seconde appartiennent les articulations de l'extrémité, i° numérale de la clavicule , 20 sternale des côtes , 5° supérieure du péroné.
YAIUETE.
LXXV1. Articulation occipito-altoïdiennc. Le sac synovial de cette articulation embrasse ,
SYNOVIALE. 521
i° les condyles de l'occipital, avec une petite portion de cet os en devant ; 2° la facette vertébrale correspondante: 3° en passant de l'une à l'autre , elle tapisse en devant un trousseau fibreux descendant de l'occipital ; en arrière et en dehors, beaucoup de tissu cellulaire; en dedans , l'extrémité du ligament transversal , qui, sans elle, se trouveroit dans l'articulation; une partie du ligament latéral de l'apophyse odontoïde ; des paquets graisseux qui font saillie dans l'articulation , et qu'autrefois on prenoit pour des glandes synoviales. Cette membrane est très -visible aux endroits de sa réflexion, à ceux des paquets graisseux du tissu cellulaire. Aucune capsule fibreuse ne se rencontre ici.
LXXVII. Articulation axoïdo - altoïdienne . Cette articulation, plus lâche que toutes celles des apophyses articulaires, dépourvue de capsule fibreuse, présente une membrane synoviale très-distincte, et dont le trajet est celuici: i° elle se déploie sur la facette articulaire de l'atlas, dont elle tapisse non -seulement le cartilage, mais encore la circonférence osseuse ; 2° on la voit descendre sur la facette de la deuxième vertèbre, qu'elle revêt de la même manière, en tapissant en devant un faisceau
fibreux qui descend de l'atlas; en arrière, beaucoup de tissu cellulaire ; en dedans , les ligaments de l'intérieur du canal vertébral; en dehors , l'artère vertébrale , qui , dans son trajet en cet endroit , en emprunte une enveloppe séreuse , analogue en petit à ce qu'on voit en grand dans l'aorte, qu'embrassent le péricarde, la plèvre et le péritoine, aux endroits où elle passe à leur niveau , et qui , sans cette disposition, se trouveroit baignée par la synovie de l'articulation. Les auteurs ont désigné cette membrane synoviale sous le nom .de capsule , ainsi que la plupart de celles qui ont déjà été exposées; mais il est facile de voir que sa nature est toute celluleuse, et qu'elle ne s'attache point, comme on le dit, autour des surfaces articulaires , mais qu'elle s'y réfléchit sans nulle continuité avec le périoste.
LXXVIII. Articulation vertébrale. La membrane synoviale n'a rien ici de particulier ; elle embrasse les deux faces articulaires , tapisse en passant de l'une à l'autre les organes voisins . et se trouve dans toutes , notamment au col et aux lombes, isolée en dehors des capsules ligamenteuses.
LXXÏX. Articulation costo -vertébrale. Une Irès-foible membrane svnoviale embrasse d'une
SYNOVIAI.F.. J2«)
part la facette de l'apophyse transverse ; de l'autre , celle de la côte , et facilite leur glissement réciproque. Beaucoup de tissu cellulaire l'entoure.
LXXX. Articulation carpienne et métacarpienne. L'articulation latérale du scaphoïde avec le semi - lunaire . de celui-ci avec le pyramidal , communique dans l'articulation de la première avec la seconde rangée , et cette articulation générale communique ellemême avec les articulations, particulières du trapèze et du trapézoïde , de ce dernier et du grand os , du grand os et du crochu , de ces divers os avec les os du métacarpe correspondants, et même de ces os du métacarpe entre eux. Une membrane synoviale commune se déploie en forme de sac sans ouverture sur toutes ces surfaces articulaires , et sur la face interne des ligaments multipliés qui les unissent. On peut , en enlevant avec précaution plusieurs de ces ligaments, la rendre sensible , parce qu'elle n'y adhère souvent que par un tissu lâche. On la distingue encore en les coupant tous avec elle, sur la convexité du carpe , et en renversant ensuite tous ces petits os ; sa face interne se voit ttrès-bien alors du côté opposé ; elle est aussi apparente sur le
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col de la tète du grand os , à qui elle sert de périoste. Les auteurs ont désigné cette membrane sous le nom de capsule; ils l'ont isolément décrite pour chaque os , disant qu'elle n'existoit qu'en devant et en arrière , et qu'elle manquoit aux endroits de communication ; mais elle est évidemment partout continue. Les deux articulations du troisième avec le quatrième os du métacarpe ne communiquent point entre elles , et l'antérieure , isolée , a toujours une membrane synoviale qui lui est propre. Le pisiforme et le pyramidal ont aussi leur membrane propre.
LXXXI. Articulation calcanco-astragalienne. L'astragale et le calcanéum s'unissent chacun par une double surface isolée. De là deux articulations : l'une , postérieure , n'est embrassée que par une membrane synoviale mince , qui , après avoir tapissé le cartilage de l'astragale , descend en recouvrant en avant un ligament intermédiaire aux deux articulations , en arrière beaucoup de graisse qui la sépare du tendon d'Achille , en dehors et en dedans des ligaments latéraux , avec lesquels elle contracte d'intimes adhérences , puis se déploie sur la facette du calcanéum , dont elle revêt non-seulement la partie supérieure , mais en-
core la circonférence , surtout en dehors. La seconde articulation des deux os astragale et calcanéum est commune aussi au scaphoïde. Sa membrane synoviale, i° revêt la facette de ce dernier os ; 2° passe sur un paquet graisseux et sur un trousseau ligamenteux qui la séparent de la facette du calcanéum , et où elle est très - manifeste ; 3° se continue sur celle-ci ; 4° vient sur la face cartilagineuse de l'astragale correspondante aux deux précédentes ; 5° revient au scaphoïde , en tapissant les ligaments qui l'unissent à l'astragale. Les auteurs ont désigné ces deux membranes sous le nom de capsules 3 et ont dit qu'elles s'attachoient autour des surfaces articulaires, quoiqu'il n'y ait là que réflexion et nullement insertion.
LXXX1I. Articulation calcanéo - cuboidienne. Le sac synovial de cette articulation se déploie sur les deux surfaces articulaires; puis, en passant de l'une à l'autre , tapisse en haut des fibres ligamenteuses , desquelles on l'isole aisément et dont les interstices le laissent souvent apercevoir ; en bas , le ligament filamenteux ; en dedans , un amas de fibres ligamenteuses et du tissu cellulaire intermédiaire au calcanéum , au cuboïde et au scaphoïde ;
Ô2(i MEMBRANE
en dehors , la gaîne synoviale du tendon du muscle long péronîer : en sorte qu'ici deux membranes de même nature se trouvent adossées.
LXXXI1I. Articulation cunéo-scap/ioïdicnnc. Trois facettes entièrement taillées sur le scaphoïde reçoivent les trois facettes supérieures des cunéiformes. Dans cette articulation générale s'ouvrent les articulations partielles des cunéiformes. Une membrane synoviale commune se déploie ici , comme au carpe , sur toutes les surfaces articulaires et sur les ligaments qui les unissent.
LXXX1V. Articulation cunéo-cuboïdicnne. Le troisième cunéiforme concourt seul avec le cuboïde à cette articulation , qu'embrasse une capsule synoviale très -mince, recouverte en haut et en bas par des libres ligamenteuses , dans le reste c'ie son étendue par du tissu cellulaire.
LXXXV. Articulations métatarsiennes. Le premier os du métatarse a une articulation isolée avec le premier cunéiforme ; des fibres ligamenteuses affermissent en haut et en bas cette articulation ; en dedans , ce sont les prolongements du tendoui du jambier antérieur. Le sac synovial sedéploie sur foutes ces parliez.
SYNOVIALE. )2 7
ainsi que sur les surfaces articulaires ; il ne correspond en dehors qu'à du tissu cellulaire.
LXXXV1. La capsule synoviale de l'articulation du second os n'est qu'un prolongement de celle de l'articulation du scaphoïde avec les cunéiformes , prolongement qui se déploie , i° sur les faces correspondantes du second cunéiforme et du second os du métatarse ; 2° sur la facette inférieure et externe du premier cunéiforme et la facette latérale du même second os métatarsien , en formant en bas un cul-de-sac qui retient la synovie ; 3° sur les ligaments supérieur et inférieur , moyen d'union de toutes ces articulations.
LXXXVII. Une membrane synoviale isolée se déploie sur l'articulation du troisième os métatarsien avec le troisième cunéiforme , se prolonge sur les facettes contiguës du second et du troisième os métatarsiens, du troisième et du quatrième , et forme en ces deux endroits des culs-de-sac.
LXXXVÏÏI. Les deux derniers os du métatarse ont , pour leurs articulations avec le cuboïde et pour celle de leurs surfaces latérales et contiguës, une membrane synoviale unique, formant entre eux un cul-de-sac, déployée sur toutes les faces articulaires, et facile à dis
0'2& MEMBl'.ANE
tinguer en plusieurs endroits , entre les liens fibreux qui l'entourent.
IIe VARIETE.
LXXXIX. Les articulations dont nous allons parler terminent, pour ainsi dire , la classe des articulations mobiles ; elles mènent aux immobiles par une transition presque insensible , transition à laquelle est cependant encore intermédiaire la symphyse du pubis , comme je l'ai dit plus haut.
XC. Articulation acromio-claviculaire. Deux facettes obliques composent cette articulation, dépourvue de capsule fibreuse, fortifiée en haut par des fibres accessoires , partout ailleurs environnée du tissu cellulaire, et ayant une capsule synoviale mince, réfléchie sur les faces articulaires et sur les parties voisines. Cette capsule est double lorsqu'il existe un ligament inter-articulaire
XCI. Articulation peronéo - tibiale. On ne trouve ici qu'une capsule synoviale, assez apparente, recouverte en avant et en arrière par des trousseaux ligamenteux, dont la sépare le tissu cellulaire, correspondant dans tous ses autres points ta ce tissu.
XCII. Articulation sterno-costale. Aucune articulation ne présente plus obscurément que celle-ci la membrane synoviale. A peine peuton distinguer quelques replis passant des facettes du sternum à celles des côtes; peu et peut-être point de synovie s'y rencontre ; les surfaces sontinégales, raboteuses. Si cette membrane existe ici , cette articulation est vraiment la transition de celles qui en sont pourvues à celles que la nature en a privées.
5 IV. Articulations mobiles et bornées, à surfaces inégaies. [ Ginglyme angulaire. ]
XCI1I. A cette espèce se rapportent les articulations, i° du genou, 2° du coude, 5° du coude-pied, 4° des phalanges entre elles, 5° de la tête des côtes avec le corps des vertèbres. Toutes se trouvent, comme les précédentes, dépourvues de capsules fibreuses , embrassées seulement par des trousseaux ligamenteux et revêtues d'une simple membrane synoviale, se réfléchissant des organes qui entourent l'articulation sur les surfaces articulaires , et ne s'insérant point, comme ont dit les auteurs, autour de. ces surfaces. Comme la plupart de ces articulations sont très-considérables, celle du
genou en particulier , on y distingue avec la plus grande facilité cette disposition anatomique générale , jusqu'ici méconnue.
XCIV. Articulation fcmoro-tibiale. Pour décrire avec exactitude la membrane synoviale de cette articulation , la plus apparente de celles de l'économie organique , supposons-la partir d'un point quelconque, et, de là, suivons son trajet sur les nombreux organes qui entourent et fortifient l'articulation. i°. En renversant de haut en bas le fémoral, on la voit libre dans un grand espace, recouverte seulement par beaucoup de graisse , ne s'attachant point , mais se réfléchissant au-devant des condyles , en sorte qu'on peut la disséquer jusqu'au bord du cartilage , quoiqu'elle se réfléchisse bien au-delà , principalement sur les côtés , où elle parcourt un assez long trajet en dehors des condyles , lâchement unie à eux. 2°. De là elle descend intimement adhérente à la rotule dans le milieu, très-lâchernent unie sur les côtés aux prolongements aponévrotiques qui terminent le triceps , en sorte qu'en disséquant ceux-ci de haut en bas, elle devient très-apparente, et plus en dehors fixée aux ligaments latéraux. 7)°. Elle devient en bas postérieure au ligament inférieur de la rotule, et s'en trouve séparée
SYNOVIAL!:.. 33 l
par un paquet graisseux très-abondanl , saillant dans l'articulation, où il se trouveroit contenu sans elle ; là , elle envoie d'avant en arrière , à l'intervalle des deux condyles , un prolongement improprement désigné sous le nom de ligament œdipeux : c'est un véritable canal qui peut recevoir un stylet entre ses parois affaissées, et qui s'épanouit ensuite sur les condyles en se continuant avec la portion de membrane synoviale qui les tapisse. 4°- Elle se réfléchit sur la face articulaire du tibia , et sur les ligaments semi-lunaires, qu'elle embrasse parleurs deux faces et leur circonférence interne , l'externe n'en étant point revêtue , excepté au niveau du passage du poplité sur l'externe de ces deux ligaments, qui se trouvent ainsi hors de la cavité que lubrifie la synovie. 5°. Elle remonte au-devant des ligaments croisés, est trèssensible sur eux , tapisse la graisse contenue dans l'intervalle des condyles, et qui est entièrement située hors de l'articulation. 6°. Revient enfin sur ces condyles après avoir préliminairement recouvert les tendons des jumeaux et du poplité, et s'épanouit sur la surface articulaire du fémur, en se continuant ensuite derrière les extenseurs, d'où nous l'avons supposée partir. Au reste , cette articulation . ma-
nifestcment dépourvue de capsule fibreuse , est assez fortement assujettie par les teudons qui passent autour d'elle , les ligaments qui s'étendent de l'une à l'autre face articulaire, et l'épanouissement de l'aponévrose du triceps. Aucune n'est plus propre à donner une idée générale de la membrane synoviale, qui s'y trouve isolée dans de larges espaces, très-facile à distinguer dans tous les endroits où elle se réfléchit.
XCV. Articulation humèro-cubitale. Pour disséquer exactement la membrane synoviale de cette articulation, il faut, comme dans le cas précédent , renverser de haut en bas le tendon des extenseurs. On la voit alors, i° s'étendre de la cavité olécrâne qu'elle revêt à l'apophyse du même nom, libre de toute adhérence, seulement recouverte par du tissu cellulaire graisseux et par quelques fibres accessoires ; 2° se prolonger dans la cavité sygmoïde, la tapisser, ainsi que la partie supérieure du rayon ; 5° descendre entre ces deux os , revêtir la partie interne du ligament annulaire, l'abandonner ensuite et se prolonger plus bas le long du col du rayon , sur lequel elle se réfléchit ensuite, en formant un cul-de-sac demi-circulaire ; on la voit facilement se prolonger au-delà du ligament annu-
SYNOVIALE. 535
laire , en disséquant de bas en haut le court supinateur, qui recouvre ces parties; 4° re~ monter derrière les fibres ligamenteuses situées au-devant de l'articulation, desquelles la sépare un tissu graisseux , et dont les intervalles la laissent souvent voir; 5° se réfléchir sur la cavité coronoïde, et se porter ensuite à la cavité olécrâne , dont elle a été supposée partir.
XCVI. Les deux articulations précédentes , essentiellement analogues , par leur mouvement , soit par la place qu'elles occupent dans le membre , soit par la disposition des organes environnants , présentent une différence assez remarquable. Leur flexion et leur extension se font exactement en sens inverse , en sorte que le mouvement, qui dans l'un se dirige en avant, est dirigé en arrière dans l'autre, et réciproquement. La raison de cette disposition est facile à saisir. En effet, tous les efforts un peu considérables , exécutés avec les membres supérieurs, se font dans le sens de la flexion; c'est donc antérieurement que devoit répondre cette flexion , pour que les organes de la face pussent en diriger les mouvements; mais, d'un autre côté, remarquons que presque tous exercent une influence sur le tronc, et tendent à le porter aussi un peu en devant: si donc la
flexion de la jambe eût été dans ce sens, le poids du corps venant à faire ployer, au moindre effort , cette articulation , le centre de gravité eût été porté trop en devant, et au moindre effort la chute auroit eu lieu; au contraire, l'extension de la jambe bornant ses mouvements en devant, elle offre un solide appui, qui transmet, sans crainte de vacillations, le centre de gravité sur la base de sustentation.
XCVII. Je me suis demandé aussi pourquoi, dans la demi - flexion , la circonduction est très-étendue au genou, très-peu au coude? C'est que les ligaments croisés , qui font les fonctions que remplit au coude l'olécrâne , unissent alors lâchement les surfaces articulaires , au lieu que , plus serré contre elles, l'olécrâne , qui est le dernier centre de ces mouvements, les permet avec peine. Revenons à nos articulations.
XCVI1I. Articulation tibio - astragalienne. Cette articulation est assujettie en avant par une couche fibreuse , descendant du tibia sur les côtés et surtout en dehors par de forts ligaments , qui naissent des malléoles , dans divers points de sa circonférence , par plusieurs gaines tendineuses. C'est sur toutes ces parties que se déploie la capsule; , en même temps
SYNOVIALE. J.).3
que sur la face de l'astragale , sur celles réunies du tibia et du péroné. Elle est très-distincte dans l'intervalle des ligaments, environnée là où ils manquent de beaucoup de tissu graisseux , lâchement unie en devant , fortement adhérente aux ligaments latéraux.
XCIX. Articulations phalangiennes. Les phalanges du doigt de la main et du pied s'articulent entre elles au moyen d'un double condyle , reçu dans une double cavité. Voici le trajet de leur membrane synoviale : i° elle est libre derrière le tendon extenseur , où on la voit en le renversant en bas ; elle en tapisse la partie postérieure ; 2° descend sur la face articulaire inférieure , en recouvrant les ligaments latéraux ; 3° remonte à la supérieure , en passant sur un bourrelet ligamenteux transversalement situé au-devant de l'articulation ; 4° forme au-devant de la phalange supérieure un cul-de-sac très-étendu , qui embrasse près du tiers inférieur de sa face antérieure et favorise singulièrement la flexion ; 5° revient sur les condyles de la face articulaire supérieure , et de là sur le tendon extenseur.
C. Personne, je crois, n'a fait mention du bourrelet fibreux , à fibres transverses , dont il a été parlé plus haut ; libre par ses bords ,
il se fixe par ses extrémités sur les côtés de l'articulation , qu'il garantit de l'impression des fléchisseurs ; il se trouve embrassé par la capsule synoviale de ce tendon en devant , en arrière par celle de l'articulation.
CI. Articulation costo-vertèbrale. Il est presque aussi difficile de distinguer ici la membrane synoviale, qu'à l'articulation sternale des côtes ; elle paroît exister cependant , embrassant le sommet de la côte , les deux facettes vertébrales et le ligament moyen. Plusieurs ligaments la cachent.
§ V. Articulations mobiles et bornées , à surfaces uniformes. [Ginglyme latéral. ]
CIL Cette espèce d'articulations a deux variétés ; dans l'une , deux facettes articulaires situées aux deux extrémités de l'os , servent à le faire rouler sur celui qui lui sert d'appui. Une seule facette se rencontre dans l'autre , ou , s'il en a deux, elles sont au même niveau.
ltre VARIÉTÉ.
CIII. Articulation atloïdo- odontoïdienne. Deux petites capsules synoviales unissent les facettes articulaires antérieure et postérieure
SYNOVIALE. 33«
lodontoïde avec les facettes correspondantes de l'atlas et du ligament transversal . tendu derrière cette apophyse. Aucune fibre ne fortifie cette foible articulation , qu'on trouve toujours assez abondamment humide de synovie.