‹ Traité des membranes en général et de diverses membranes en particulierChapitre 35 sur 40 · ESPECES · texte numérisé non relu

ESPECES

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Immobiles

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à surraces contigncs

et libres [Énarthrose ]

1er; ; II".

Mobiles \ • r .■

\ a surfaces contigues

et vagues; J et serrée* [Artbrodie.]

IIP.

à surfaces continues/ Amphiarthrosc.]

IIe. l à surfaces inégales. .1 nA

Mobiles J L angulaire. J

et bornées . i U •

f à surfaces uniformes. Ginglyme latéral.

Ier.

à surfaces juxta-posées [Harmonie.]

IIe.

à surfaces engrenées [Suture.]

IIIe.

à surfaces implantées . .[Gompliose. j

Ll. Plusieurs articulations du tableau que je viens de présenter ne doivent pas évidemment nous occuper, puisqu'aucune membrane synoviale ne s'y trouve. La seconde classe nous est étrangère sous ce rapport, de même que la troisième espèce du première genre de la première classe : nous n'aurons donc à nous occuper que des énarthroses , des arthrodies . et des deux espèces de ginglymes.

SYNOVIALE. 3o3

§. II. Articulations mobiles et vagues à surfaces libres. [Énarthrose.]

LU. Cette espèce comprend deux variétés. Dans l'une, il y a i° mouvement d'opposition en tous sens, en arrière et en devant, en dedans et en dehors, etc ; 2° mouvement de circonduction , assemblage de tous ceux-ci ; 5° mouvement de rotation sur l'axe de l'os. L'humérus et le fémur sont les seuls exemples de cette variété. L'autre variété ne diffère de la précédente que parce qu'il lui manque le mouvement de rotation sur l'axe, tous les autres lui appartenant. Je range ici les articulations de la clavicule , de la mâchoire , etc.

l" YABIÉTÉ.

LUI. L'humérus et le fémur se ressemblent beaucoup par leurs articulations supérieures. Tous deux exécutent en tous sens des mouvements très-étendus, mais qui présentent cependant une différence essentielle, et qu'on n'apoint envisagée d'une manière générale : c'est que la rotation et la circonduction s'y trouvent en raison exactement inverse. La rotation est très-

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étendue dans le fémur, et la circonduction ou mouvement en fronde, assez borné; l'humérus au contraire jouit d'un mouvement de circonduction très-sensible , mais n'a qu'une foible rotation. La raison mécanique et les avantages de cette disposition sont faciles à saisir.

LIV. Au fémur, la longueur du col, qui est le levier delà rotation, détermine beaucoup d'étendue dans ce mouvement, lequel supplée à la pronation et à la supination , qui manquent à la jambe, en sorte que toute rotation du pied est un mouvement de totalité du membre. A l'humérus, au contraire , le col, très-court, rapprochant de l'axe de l'os le centre du mouvement, borne la rotation, qui est moins nécessaire, à cause de celle de l'avant-bras ; le mouvement en dehors ou en dedans de la main n'est donc jamais ici communiqué que par une partie de membre.

LV. Quant à la circonduction , ou mouvement en fronde, la longueur du col du fémur y est un obstacle. En effet , remarquons que ce mouvement est en général d'autant plus facile qu'il est exécuté par un levier rectiligne, parce qu'alors l'axe du mouvement est l'axe même du levier; qu'au contraire, si le levier est angulaire, îe mouvement devient d'autant plus difïicile,

SYNOVIALE. )0:)

parce que l'axe du mouvement n'est plus celui du levier, et en général on peut dire que la difficulté du mouvement est en raison directe de la distance de ces deux axes. Cela posé, observons que l'axe du mouvement de circonduction du fémur est évidemment une ligne droite obliquement dirigée de la tète aux condyles , et éloignée par conséquent en haut de l'axe de l'os par tout le col. Or, d'après ce qui vient d'être dit, il est évident que la difficulté de la circonduction sera en raison directe de la longueur du col, et par conséquent assez grande. A l'humérus, au contraire, le col étant très-court, l'axe de l'os et celui du mouvement sont presque confondus. De là la facilité et l'étendue de la circonduction. On pourroit fixer rigoureusement le rapport de ces mouvements par cette proportion : la circonduction de l'humérus est à celle du fémur comme la longueur du col de l'humérus est à la longueur du col du fémur; ce qui nous mène à déterminer de combien la circonduction du fémur est plus difficile que celle de l'humérus; il suffit , en effet, pour le savoir , de connoîlre l'excès de longueur du col du premier os sur ce lui du second. Borelli, Keil , Sauvages , Hamber-

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ger, etc., eussent exprimé ceci par des formules mathématiques qui me paroissent inutiles.

LVI. 11 est facile de sentir les avantages de cette étendue très-grande dans la circonduction des membres supérieurs destinés à l'appréhension, et des bornes mises par la nature à celle des membres inférieurs , destinés à la station et à la locomotion.

LV1I. Venons maintenant à la structure des deux articulations de l'humérus et du fémur; elles ont chacune une forte capsule fibreuse continue au périoste, dont elle naît, point de ligaments latéraux , beaucoup de tissu cellulaire à leurs environs; leurs membranes synoviales sont très-distinctes : voici comment elles se comportent à l'humérus.

LVIII. Articulation scapulo-humcrale. i°. Elle tapisse la cavité glénoïde; 2° descend tout le long de la capsule , dont elle revêt la face interne, où la dissection de dehors en dedans la démontre; 5° se réfléchit sur la tète de l'humérus, sur le col de cet os à sa partie interne , sur les tendons des sous-épineux, sus-épineux et sous-capsulaire ; elle est remarquable sur ce dernier tendon, qui perçant visiblement la capsule, setrouveroit dans l'articulation, sans celte

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réflexion de Ja membrane synoviale. On rend sensible cette disposition, en incisant transversalement la capsule et elle entre ce tendon et celui du biceps : alors on voit ces deux membranes l'une fibreuse, l'autre cellulaire, s'écarter et passer, la première derrière, la seconde au-devant du tendon. /j°. Celle-ci descend dans la coulisse bicipitale, la tapisse jusqu'à l'endroit où sort le tendon , se réfléchit sur lui, remonte en lui formant unegaîne qui l'embrasse delà même manière qu'on l'observe dans les capsules des gaines tendinenses, se continue ensuite avec la portion que nous avons vue tapisser la cavité glénoïde , et forme de cette manière le sac sans ouverture, représenté par toute cette classe de membranes. Au reste, il est facile de s assurer de sa réflexion sur le tendon du biceps, dans la coulisse bicipitale. et par la dissection , et par l'infusion d'un fluide quelconque, par exemple, du mercure, que soutient alors le cul-de-sac formé par cette réflexion.

L1X. Articulation ischio- fémorale. Au fémur, la membrane synoviale i° tapisse ia cavité cotyloïde, où elle devient très-manifeste sur le peloton graisseux que renferme son échancrun\ soit parla dissection, soit en soufflant le tissu

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graisseux; 2° se reploie sur le bourrelet et descend tout le long de la face interne de la capsule, à laquelle elle communique le poli qui la caractérise ; 5° l'abandonne et se réfléchit en bas sur le col du fémur, où un tissu très-lâche la sépare évidemment de l'os , qui se trouve là dépouillé de son périoste; 4° se prolonge du col sur la tête du fémur, dont elle revêt le cartilage, et avec lequel elle contracte d'intimes adhérences; 5° quitte celui-ci, et, se prolongeant le long du ligament inter-articulaire, lui forme une gaine très- facile à être séparée par la dissection, qui , de même que celle du tendon du biceps, empêche ce ligament d'être renfermé dans l'articulation , et se continue ensuite sur la cavité col) loïde, d'où nous l'avons supposé partir.

LX. D'après ce qui vient d'être dit, il est évident que les deux articulations précédentes sont enveloppées chacune par un sac membraneux à double feuillet, l'un fibreux, naissant du périoste des deux os articulés, et se confondant avec cette membrane, dont la nature est la même que la sienne; l'autre séreux ^ purement cellulaire , se réfléchissant sur ces os sans s'y attacher, et absolument étranger au périoste. Aussi le feuillet séreux du péri-

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carde se refléchil-il sur le cœur, taudis que le fibreux se prolonge et se confond avec la tunique externe des gros vaisseaux.

LXI. Quelques auteurs ont prétendu qu'il y avoit communication entre la capsule du tendon du sus-épineux et l'articulation de l'humérus. Je n'ai pu rencontrer cette disposition ; mais j'ai vu sur un cadavre apporté, il y a trois ans , dans mon amphithéâtre , un fait assez remarquable : ce sujet avoit au bras gauche une luxation ancienne , qui fut disséquée. On trouva la tête logée dans le creux de l'aisselle , entourée d'une capsule artificielle , dont l'aspect , à sa face interne , étoit le même que celui de la membrane synoviale, qui se trouvoit humide d'une humeur analogue à celle de cette membrane, et qui, comme la plupart des kystes, étoit probablement formée par les cellules rapprochées du tissu cellulaire. La cavité de cette capsule communiquoit avec celle de l'articulation par la déchirure du ligament ombiculaire et de la membrane synoviale. Cette déchirure étoit située inférieurement , et la synovie pouvoit ainsi alternativement passer de l'une à l'autre cavité. La cavité articulaire ne s'étoit point rétrécie , comme plusieurs auteurs l'ont dit, par le gonflement du cartilage. Je

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n'ai pu savoir la date de cette luxation , qui devojt être ancienne , puisque ce kyste avoit eu le temps de se former. Ce fait prouve au reste, et la possibilité de la réduction des luxations anciennes de l'humérus, puisque la cavité étoit restée dans son état naturel; et la nécessité d'exécuter dans cette réduction de grands mouvements pour détruire les attaches du kyste accidentel à la circonférence delà tête osseuse.

IIe VARIETE.

LXII. La deuxième variété des énarthroses diffère de la précédente, en ce que les articulations qui s'y trouvent classées n'exécutent point de mouvement de rotation. Pour en concevoir la raison , observons que dans toutes les articulations l'axe de la tête mobile est le même que celui de l'os : ainsi, à l'extrémité sternale de la clavicule, à l'extrémité métacarpienne des premières phalanges, la surface articulaire est traversée par l'axe même de l'os. Au contraire , au fémur et à l'humérus, cet axe fait un angle avec celui de la tête osseuse: or, il est évident que la rotation ne peut s'exécuter que dans ce dernier cas ; car c'est le seul où il y ait un levier de mouvement , levier que représente cet axe

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de la tète osseuse et du col qui la soutient; tel est , par exemple , à la cuisse , l'axe du col et de la tête du fémur : 1 étendue de la rotation est en raison directe de la longueur de ce levier ; quand il diminue, elle devient moins sensible, comme à l'humérus; quand il disparoît, elle doit donc devenir nulle, comme aux articulations dont nous parlons.

LXIII. Je range dans cette seconde variété les articulations de la clavicule avec le sternum du poignet, des premières phalanges du pied et de la main avec les os du métatarse et du métacarpe, de la mâchoire avec le temporal. En effet, à la rotation près, toutes ces articulations exécutent les mêmes mouvements que celles spécialement désignées sous le nom dVnartliroses. Voici quelle est la disposition de leurs membranes synoviales.

LX1V. Articulation temporo-maxillaire. L'union du temporal avec la mâchoire ne doit point être envisagée sous le rapport des liens articulaires, comme on le fait communément. Cette espèce d'articulation est visiblement dépourvue d'une capsule fibreuse. Ce que les auteurs ont indiqué sous ce nom n'est autre chose qu'une double membrane synoviale qui paroît continue, mais qui réellement est très-

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distincte. L'une de ces membranes se déploie, i° sur la fosse du temporal et son apophyse transverse; 2° sur la face supérieure du ligament inter-articulaire; 5° forme, en se portant de l'un à l'autre , la partie supérieure de ce qu'on appelle communément la capsule. L'autre embrasse, i° le condyle en arrière plus qu'en avant ; 2° la face inférieure du ligament inter-articulaire ; 5° constitue , dans son trajet du premier à la seconde, la partie inférieure de la prétendue capsule.

LXV. Il y a donc ici deux sacs adossés , sans communication de l'un avec l'autre, excepté dans les cas où la substance intermédiaire est percée, séparés, dans l'état ordinaire, par cette substance ou ce ligament, lequel n'est point continu avec cette double membrane , mais se trouve seulement soutenu par la manière dont il est embrassé par chacune. La circonférence n'est pas , comme on le dit, unie à la capsule; car jamais un corps fibreux ne se confond et ne s'identifie avec une membrane séreuse. Chaque sac synovial , arrivé à cette circonférence, se reploie sur le ligament, et se propage ensuite sur l'une et l'autre face, en sorte que , sans l'adhérence qu'il y contracte, on conçoit la possibilité de l'enlever sans pénétrer dans les

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deux cavités. Au reste , le ligament articulaire est presque toujours fixé en dehors par un prolongement fibreux, au moyen duquel il se continue entre les deux membranes avec le périoste du côté externe du condyle. Le reste de la circonférence continue aussi en devant, entre les deux points où elles se réfléchissent , avec les fibres aponévrotiques du ptérygoïdien externe, se trouve libre dans les autres sens, et correspondant seulement à du tissu cellulaire et aux deux ligaments latéraux. La dissection convaincra facilement de cette disposition anatomique des parties , en montrant la réflexion de chaque membra ne, et sur le ligament moyen, et sur les surfaces articulaires, où elle n'a point de continuité avec le périoste, comme les capsules fibreuses.

LXVI. Articulation sterno-claviculaire. Cette articulation a deux poches synoviales, n'a point non plus de capsule fibreuse. Les ligaments antérieurs et postérieurs, l'inter-claviculaire, forment quelquefois en devant, parleur continuité, une enveloppe analogue; mais souvent ils sont distincts et séparés. Alors on voit paroîlre dans leurs intervalles les membranes synoviales, qui s'élèvent en petites vésicules, surtout quand on agite fortement l'articulation en

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divers sens. D'ailleurs , la membrane synoviale supérieure se remarque toujours seule en dehors, séparée par du tissu graisseux du ligament costo-claviculaire : voilà pourquoi le ligament inter-articulaire, ne trouvant point là d'autres corps fibreux que le périoste, s'y attache, tandis qu'en devant, en arrière et en dedans, c'est aux ligaments qu'il se fixe; ce qui confirme une observation que j'ai développée plus haut, savoir, qu'aucune membrane séreuse ne sert d'insertion aux ligaments, aux tendons , etc. , mais que toujours ce sont les membranes fibreuses qui remplissent cet usage. LXVII. Des deux membranes synoviales de cette articulation , la première embrasse la facette articulaire du sternum et la face sternale du ligament claviculaire; tapisse, en se portant de l'une à l'autre, la partie supérieure des ligaments antérieurs et postérieurs ; le tissu graisseux voisin du costo-claviculaire paroît quelquefois, comme je viens de le dire, entre les deux premiers et l'inter-claviculaire. La seconde se déploie sur l'extrémité sternale de la clavicule, sur la partie inférieure des ligaments antérieurs et postérieurs, sur la face claviculaire du ligament inter-articulaire, qui se trouve vraiment ainsi hors des deux cavités, quoique

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concourant à les séparer. La réflexion en haut et en bas des deux membres synoviales est sensible sur lui, en sorte qu'on voit très-bien que ce n'est point avec elles, mais avec les ligaments et le périoste, qu'il se continue. Au reste, ces deux membranes sont remarquables par la sécheresse habituelle où on les trouve sur le cadavre.

LXV1II. Articulation radio -carpienne. L'articulation du poignet présente très-distinctement une membrane synoviale, qui, i° embrasse en bas le scaphoïde, le semi-lunaire et le pyramidal, se distingue facilement à l'endroit où ces os sont unis par un tissu intermédiaire, entre le scaphoïde et le semi-lunaire surtout; 2° tapisse, en devant, en arrière et sur les côtés , les ligaments antérieurs, postérieurs et latéraux; 5° se réfléchit en haut sur l'extrémité du radius et la face carpienne du ligament inter-articulairedu cubitus. Pour bien voir cette membrane dans l'endroit correspondant aux ligaments , il faut les fendre dans un point quelconque de leur adossement; le double feuillet se sépare alors sans peine.

LX1X. Articulation mètacarpo-pkalangiennc.

Cette articulation, commune dans la main , à chacun des doigts et des os du métacarpe , a

beaucoup d'analogie avec celle du pied; il suffira donc, je crois, d'en décrire ici la membrane synoviale, pour avoir une idée de celle qu\ lui correspond au pied. Elle manque, comme à la clavicule , de capsule fibreuse. Les organes extérieurs qui la fortifient, sont, en arrière le tendon des extenseurs; en devant une couche fibreuse à direction transversale, sur laquelle passent les tendons fléchisseurs; de chaque côté un fort ligament. La membrane synoviale répond à tous ces organes et aux surfaces articulaires. i°. Elle tapisse la portion du tendon extenseur correspondante à l'articulation, très-libre en haut, fortement adhérente en bas; en renversant ce tendon sur la convexité du doigt, elle devient très-apparente; on la voit, non point en naissant du périoste, comme les capsules fibreuses , mais lâchement unie au tissu cellulaire, et se reployant sur la face articulaire de l'os du métacarpe : en sorte qu'en la disséquant à ce repli , on peut la conduire, sans l'intéresser, jusqu'aux cartilages, où elle devient très-adhérente. 2°. Elle passe sur la face articulaire supérieure de la première phalange; 5° remonte ensuite en revêtant les ligaments latéraux et la couche fibreuse antérieure, sur la face articulaire infé-

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rieure de l'os du métacarpe; mais, avant d'y parvenir, il est à remarquer qu'elle se déploie dans un petit espace sur la face antérieure de cet os, lequel concourt ainsi à agrandir les surfaces articulaires en devant , et à favoriser par là même la flexion de la première phalange.

LXX. Articulation carpo- métacarpienne du pouce. L'os du métacarpe du pouce est remarquable par la mobilité qui le distingue essentiellement de l'os du métatarse correspondant, que caractérise une grande solidité d'articulation. L'usage de l'un , relatif à l'appréhension , celui de l'autre à la station, expliquent cette différence. L'articulation du premier appartient à la classe qui nous occupe actuellement. Elle paroît être pourvue d'une capsule fibreuse, naissant du périoste du trapèze et de l'os du métacarpe , mais ayant des fibres moins serrées que celle des énarthroses véritables , et laissant voir dans les intervalles qu'offrent ces fibres des portions de la membrane synoviale , laquelle embrasse les deux surfaces articulaires , s'y déploie plus largement en avant qu'en arrière, revêt ensuite tout l'intérieur de la capsule fibreuse, dont la séparent cependant quelques petits paquets graisseux.

§ III. Articulations mobiles et vagues, à surfaces serrées. [Axthrodies.]

LXXI. Plusieurs des articulations que j'ai rapportées à la deuxième variété de l'espèce précédente appartiennent à celle-ci dans la plupart des livres d'anatomie , dans celui de M. Boyer, par exemple ; cependant elles ont évidemment plus de rapport avec lès énarthroses, puisqu'elles en ont tous les mouvements . excepté la rotatiou, taudis que l'arthrodie n'est caractérisée que par le mouvement de glissement qu'elle exécute , et auquel la réduit la disposition serrée des surfaces articulaires. Au reste, il auroit mieux valu sans doute en faire une espèce intermédiaire à l'énarthose et à l'arthrodie.

LXXI1. J'ai pensé depuis long-temps que la meilleure division des articulations mobiles seroit celle qui, fondée sur leurs mouvements , nous montreroit ces mouvements décroissant successivement de l'énarthrose la plus étendue à l'arthrodie la plus serrée, et par conséquent la plus voisine des articulations immobiles. D'après cette idée , telle seroit à peu près la division ;

SYNOVIALE.

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