SUR XAV. BICHAT. \W
doctrine, répétoient ses préceptes, et établissoient sur les fondements les plus solides, la reconnoissance et l'estime , la réputation de leur jeune maître. Bichat méritoit cette récompense; elle fut toujours pour lui la source des sentiments les plus doux ; et c'est faire l'éloge de son cœur que d'avouer quelle a beaucoup contribué à soutenir son zèle dans les travaux rebutants auxquels il se livroit. Ses leçons n'étoient point une occupation mécanique, dans laquelle le professeur s'empresse de s'acquitter des engagements qu'il contracte avec ses disciples; elles n'étoient pas non plus un passe-temps stérile , une conversation périodique et fastidieuse ; elles présentoient au contraire l'image du commerce réciproque de l'amitié instruite et de l'amitié qui cherche à s'instruire : doit-on s'étonner qu'elles aient eu pour lui des charmes, et qu'elles lui aient fourni les moyens d'exécuter son immortel ouvrage de YAiiatomie générale?
Jusqu'alors hérissée des minuties scolastiques , l'anatomie rebuta trop souvent par sa sécheresse les jeunes gens destinés à l'étude de l'art de guérir. Nous ne pouvons même aujourd'hui nous rappeler sans un senlimenï pénible toutes ces divisions multipliées , ces