‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 108 sur 138 · MODIFICATIONS DU DÉTAIL DE L*IMPRÉG NATION · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DU DÉTAIL DE L*IMPRÉG NATION

650. — MoNDiNO {Ai'ch. per le Se. med., VIII, p. 4o; Zeit. f. wiss. Mik.^ 1885, p. 547) recommande de laisser les pièces dans le mélange de bichromate et d'osmium plus longtemps que ne le conseille Golgi — de un à huit jours ; et également de les laisser au delà de vingtquatre heures dans le nitrate d'argent.

651. — Ram6n y Cajal a toujours employé la méthode rapide. Nous avons donné, numéro 632, le détail du procédé employé pour les nerfs moteurs des Insectes, Pour les temps et les doses des réactifs employés pour Yécorce cérébrale des Mammifères^ voir La Cellule^ VII, 1891, p. 129. En général, l'auteur durcissait dans le mélange bichromo-osmique (concentration pas indiquée, mais voyez 632, Rétine) durant cinq à huit jours, à une température de 25** G. environ. 11 a trouvé avantageux d'employer le procédé à la gélatine deSfiURWALD (plus lain) pour éviter les précipités superficiels. Il préfère ne pas employer le traitement de Greppin à Tacide bromhydrique (plus loin), ni celui d'OBREGiA au chlorure d'or (plus loin), ayant trouvé que, bien que ces procédés contribuent à rendre les préparations plus durables, ils obscurcissent les rapports les plus délicats des fibres.

Pour des embryons de Poulet j il emploie la même méthode {Anat A?iz., V, 1890, p. 85).

652. Imprécation « double > ou < intensive > de Ramùn y. Gajal. — Dans un travail sur les ganglions sympathiques (que je n'ai pas pu consulter, et je cite d'après Ze 2*/. f. wiss. Mik.^ IX, 2, 1892, p. 241), Ramon y Cajal décrit ce procédé. Après avoir durci pendant trois jours [embryons de Poulet) dans le mélange bichromo-osmique (voyez plus bas. Rétine^ pour les doses), les pièces sont mises pour trente-huit heures dans la solution de nitrate d'argent (0,5 à 0,75 p. 100). On les reporte ensuite dans le mélange bichromo-osmique, soit le môme qui a déjà servi, soit un nouveau mélange plus faible, ne contenant que 2 parties de la solution d'acide osmique pour 20 parties de la solution de bichromate. Après traitement par ce mélange (durée pas indiquée), on lave rapidement à l'eau distillée, et l'on remet pour trente-six à quarante-huit heures dans le nitrate d'argent.

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Il est important de trouver la bonne durée pour la première imprégnation dans le mélange bichromique. Si elle a été trop longue (quatre jours), ou trop courte (un jour), la deuxième imprégnation ne réussira pas. En ce cas, il faut recourir à une troisième imprégnation. Les pièces sont de nouveau traitées par le mélange bichromique faible, et enfln encore une fois par le bain d'argent.

Pour la rétine {La Cellule, IX, I, 1883, p. 129) le procédé indiqué est le même ; vingt-quatre à quarante- huit heures dans le mélange (solution de bichromate à 3 p. 100, 20 parties ; acide osmique à 1 p. 100, 5 OM 6 parties) ; égoulter et mettre pour vingt-quatre heures dans le nitrate d'argent (0,75 à 1 p. 100); remettre dans le mélange osmio-bichromique originel, ou dans le mélange faible comme cidessus pour vingt-quatre à trente-six heures ; nouveau bain de nitrate, d'au moins un jour ; alcool, quelques minutes ; enrobage superficiel à la paraffine ; coupes ; damar sans verre à couvrir.

653. Kallius (AnaL Uefte, X, 1894, p. 527 ; Zeit, f, wiss. MxL, XI, 2, 1894, p. 154) donne pour la rétine des doses et des durées pratiquement identiques à celles que nous venons de citer de Ramôn y Cajal (imprégnation double). Il dit cependant avoir souvent employé le bichromate d'ammoniaque ou de sodium au lieu du sel potassique, et pense avoir observé une réaction meilleure. Il faisait agir tous les réactifs à l'obscurité. Les préparations aux sels d'ammoniaque ou de sodium avaient rarement besoin d'une deuxième imprégnation.

654. Oyarzun {Arch. f.mik. Anat., XXXV, 1890, p. 380) employait pour le cefDcau des Amphibiens Timprégnation simple^ suivant Ramôn y Cajal : vingt-quatre heures dans le bain osmique, et autant dans le bain d'argent, pour des Grenouilles. Pour Triton et Salamandra, il suffit de vingt heures; trente et quarante heures seraient trop.

655. Van Gehucuten (La Cellule, VII, 1, 1892, p. 87) loue beaucoup V imprégnation double de Rahôn y Cajal. Il met des ganglions sympathiques de petits Mammifères nouveau- nés pour trois jours et à l'obscurité dans le mélange osmio-bichromique de Cajal, lave rapidement à l'eau et met pour deux jours au moins, à l'obscurité, dans le bain d'argent (0,75 p. 100). Nouveau lavage rapide à Teau, nouveau bain de trois jours dans la solution originelle osmio-bichromique; nouveau lavage et nouveau bain d'argent pendant au moins deux jours. Puis enrobage rapide à la celloïdine, coupes, alcool, créosote et térébenthine, damar. L'auteur avait cru pendant quelque temps que l'addition de quelques gouttes d'acide formique au bain d'argent favorisait la réduction ; mais des essais comparatifs lui ont montré que la réduction se fait d'une façon tout aussi régulière en employant la solution pure de nitrate d'argent.

656. Geberg (Intem, Monaischr.^ X, 1893, II. 6, p. 203 ; ZtiL f. U7i««. Mik., X, 2, 1893, p. 24*7) a employé (pour rinnervatioa de la peau de becs de Canards) la méthode rapide, mais pas rimprcgnation double, qui ne lui a pas offert d*avantages. Il fait la première imprégnation à une température de 25<> à 30^ C. à l'obscurité, et laisse les pièces dans le bain de quatre à sept jours; vingt-quatre & quarante-six heures dans la nitrate d'argent (1 p. 100). De même Fusari (op. ci7., p. 2a2), (parenchyme de la ratej.

657. Smirnow (Intern. Momtschr., X, 1893, H. 6, p. 241 ; Zeit. f. wiss, Mik., X, 2, 1893, p. 254) pour l'étude des terminaisons nerveuses dans la peau de THomme, fait la première imprégnation dans le mélange d'ÀLT- MANN (bichromate de potasse à 5 p. 100 et acide osmique à 2 p. 100, parties égales). Les pièces y restent de cinq à dix jours, et après avoir été rincées dans une solution de nitrate d'argent à 0,1 p. 100 sont mises pour dix-huit à quarante-huit heures dans une solution à 1 p. 100 de ce sel.

Pour les terminaisons nerveuses dans Tépithélium du Lombric, le même auteur (AnaL Anz., IX, 1894, p. 571) emploie un mélange de bichromate à

5 p. 100 et acide osmique à 1 p. 100, & parties égales. Il y met des morceaux de ranimai de 1,5 à 2 centimètres de longueur, et les y laisse de cinq à vingt-huit jours. Bain d'argent de vingt-quatre à trente-six heures, alcool

6 70 p. 100, coupes, damar.

658. Sala [Zeit, f. wiss. ZooL, LU, 1, 1891, p. \%\Zeit, f. tviss. Mik., VIII, 3, 1891, p. 18), dans un travail fait au laboratoire de Golgi, donne la méthode rapide comme suit (pour le pes hippocampi wayom de petits Mammifères) -.Quatre à cinq jours dans du bichromate de potasse à 2 p. 100; vingt-quatre à trente heures dans le mélange (solution de bichromate, 8 parties, pour 2 de la solution d'acide osmique) ; bain d'argent à 0,78 p. 100. Le procédé de Greppin à l'acide bromhydrique (plus loin) serait non seulement inutile, mais pernicieux. Le procédé de Sëhrwald (plus loin) pour Tinclusion à la paraffine ne serait pas & recommander. Le but de l'inclusion à la paraffine est d'obtenir des coupes très fines. Or la qualité essentielle de la méthode de Golgi est qu'elle permet de suivre des prolongements cellulaires à travers de grands trajets. Évidemment des coupes très minces ne se prêtent pas à cela. Il est plus raisonnable de laver simplement à l'eau les pièces qui sortent du bain d'argent, de les coller sur un liège avec de la gomme arabique, de mettre le tout pour quelques heures dans l'alcool pour durcir la gomme, et de couper au microlome sans autre enrobage.

659. Sackrdotti {Intern. Monatschr,, XI, 1894, H. 6, p. 326; Zeit. f, wiss» Mik., XI, 3, 1894, p. 380) donne, d'après Golgi, le renseignement suivant. Des pièces qui ont séjourné trop longtemps, trois ou quatre semaines ou plus, dans le mélange osmio-bichromique, ne

NERFS PÉRIPHÉRIQUES ^i

donnent plus la réaction. On Toblient cependant en les lavant dans une solution mi-saturée d'acétate de cuivre jusqu'à ce qu'elles ne donnent plus de précipité, et en les remettant dans le mélange osmiobichromique, où elles doivent séjourner cinq à six jours ou plus, et être ensuite remises dans le bain d'argent. Les coupes peuvent être montées sous verre à couvrir dans de l'essence de cèdre épaissie.

660. BuHM, et après lui Oppel, ont modifié la méthode en employant, au lieu de bichromate de potasse, l'un Tacide chromique à 0,5 p. 100, Tautre le chromate neutre de potasse. Ils ont obtenu ainsi des imprégnations de conduits biliaires et de réseaux interlobulaires du foie. Voyez Anat. Anz,y V, 4 890, p. i43 ; VI, 1891, p. 165 ; Zeii. f. wiss. Mik., VII, 2, 1890, p. 222, et VUl, 2, 1891, p. 224.

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