‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 115 sur 138 · Le c blue-black >) fut recommandé en premier lieu par · texte numérisé non relu

Le c blue-black >) fut recommandé en premier lieu par

' Celle dassificalion ne doit pas éire prise au pied de la lettre. Il n'esl pas possible d'établir une ligne de démarcalion absolue entre les coloralions générales et les colorations spécifiques.

408 CHAPITHE XXSl

SAîfKEY (Quart. Journ. Mie, Se, 1876, p. 69). Il employait une solution de 0,5 à 1 p. 100, et, pour obtenir une coloration élective, décolorait pendant vingt à trente minutes dans une solution d'hydrate dn cliloral. Bevan Le\^is (The hunian brain, p. iîbj préconise ce réactif comme étant le plus précieux des colorants pour les centres nerveux. Il colore les coupes dans une solution aquetise à 0,25 p. lOOpendant une heure, et passe par Talcool et l'essence de giroQe, s*il s'agit de coupes du cerveau ou de la moelle ; pour la couche corticale du cervelet, il dt'colore les coupes pendant vingt à trente minutes dans une solution de chloral à2 p. 100, puis les traite par un mélangea parties égales d'essence de girofle et d'une solution de chloral à 2 p. lOi) auquel on a ajouté assez d'alcool pour avoir une solution claire. Il lave ensuite à l'alcool pur et passe à l'essence de girofle. Sankey et Stirling employaient aussi une solution alcoolique d' c aniline blueblack > à 0,05 ou 0,1 p. 100, que Lewis ne recommande pas.

D'après Vejas {Arch, f. Psychiatrie, XVI, p. 200;, une solution de 1/3000 colore en dix-huit à vingt-quatre heures des coupes durcies par le chromate de potasse suivi d'alcool, et beaucoup mieux que le carmin. La coloration est absolument stable.

Jelgersma {Zeit. f, wiss. Mik.^ 188G, p. 39j obtient des résultats excellents avec 1* « aniline bluc-black », à condition de n'employer que la préparation anglaise. Il fait des solutions à 1/100, 1/800 et 1/2000, qui servent à colorer des coupes, la première en un quart d'heure, la seconde en cinq heures, la troisième en douze heures. On obtient une coloration spéciale des cellules ganglionnaires et de leurs prolongements, et des cylindres-axes. Les altérations pathologique.s des cellules deviennent très évidentes. Jelgersma préfère ce réactii au carmin pour l'étude des éléments que nous venons de nommer; il est sans valeur pour la névroglie et le tissu conjonctif. Les préparations sont parfaitement permanentes.

Voyez aussi Scumaus, Mûnch. med. Wochenschr.y 8, 1891, p. 147 ; Zeit, f, iviss, Mik., VIII, 2, 1891, p. 230, qui recommande également cette couleur.

Gierke [Zeit, f, îoîhs. Mik,, 1884, p. 379) raconte qu'il n'a jamais pu obtenir de bons résultats avec les échantillons de noir d'aniline qu'il avait pu se procurer en Allemagne, et que le traitement par Thydrate de chloral rend les tissus impropres à la conservation.

LuYs {Gaz, méd. de Pari», 1876, p. 346j préconise le noir d'aniline dit < noir Colin >, solution à 0,1 p. 100, qu'on laisse agir pendant trois à quatre minutes.

Martinotti (Zeit. f, tviês, Mik.^ 1884, p. 478) a fait des expériences

^^f^mam

avec le noir d'aniliae, et a trouvé, comme Gierke, qu*il lui donnait des résultats bien inférieurs au carmin. Il en était de même avec la nigrosine, employée seule.

695. Martinotti trouve que la nigrosine employée sous forme de picro-nigrosine donne de bons résultats, surtout pour Tétude des altérations pathologiques des centres nerveux. Il colore des coupes, obtenues par n*importe quel procédé de durcissement, pendant deux ou trois heures, ou même pendant deux à trois jours, si l'on veut, dans une solution saturée de nigrosine dans une solution alcoolique saturée d'acide picrique ; il lave à Talcool et décolore dans un mélange de 1 partie d'acide formique avec 2 parties d'alcool, jusqu'à ce que les substances grises et blanches apparaissent clairement difTcrenciées à l'œil nu ; il déshydrate par l'alcool, et éclaircit dans l'essence de bergamote.

696 bis, — La méthode de Rosin [NeuroL Cenlralb., XII, 1893, p. 1 ; Zeit. /". wiss. Mik., XII, 1, 1895, p. 77) consiste en l'emploi du mélange Ehrlich-Biondù

696. Kaiser {Zeit. f. wiss, Mik., VI, 4, 1889, p. 471) préconise une solution contenant 1 partie de brun de naphthylamine, 200 d*eau, et 100 d'alcool. Colorer des coupes pendant quelques heures.

697. Rehm {Mûnch, med, Wochenschr., 1892, n« 13; Zeit. f. wiss. Mik.y IX, 3, 1893, p. 389) colore des coupes (de matériel durci h l'alcool) pendant une demi-minute dans une solution chaude de bleu de méthylène à 0,1 p. 100, difTérencie dans l'alcool, éclaircit à l'essence d'origan et monte au baume. Cellules nerveuses, bleu foncé ; cellules conjonctives plus claires et verdàtres.

698. — Pour obtenir une différence encore plus marquée entre les cellules nerveuses et les cellules conjonctives, Rehm [loc. cit.) colore et différencie d'abord comme ci-dessus. Puis il met les coupes quinze à trente minutes dans une solution de fuchsine à 0,1 p. 100 dans l'alcool à 96 p. 100, différencie de nouveau à l'alcool, éclaircit à l'essence de giroQe et monte.

Pour démontrer surtout les noyaux de cellules conjonctives et des vaisseaux sanguins, coloration pendant quelques minutes dans une solution aqueuse d'éosineà 1 p. 100, suivie d'une coloration de quel-

ques minutes dans une solution aqueuse chaude de dahlia à 0,1 p. 100. Ou bien, solution aqueuse de nigrosine à 1 p. 100 au lieu de Téosine, puis solution alcoolique de fuchsine à 0,1 p. 100 pendant une demiheure, au lieu de dahlia.

699. — Hématoxyline à Tacide phospho-molybdique de Mallory, voy. Anaù, Anz., 1891, p. 375; Zeit. f. wiss, 3fik.,\m, 3, 1891, p. 341 ; Les Coupes du Système nerveux central, de Mercier. p. 2!28.

700. — Méthodes d'UpsoN (carmin à Tacide phospho-molybdique, carmin au sulfate de zinc, acide carminjque suivi d*un mordant), voy. Neurol. Centralb,, 1888, p. 319; Zeit, f, wiss. Mik,, V, 4, 1888,* p. .^25.

Méthode similaire de Scumaus (carmin à Turane) ; voir Jowm, Roy. Mie, Soc,^ 1892, p. 439; Méthode de Freeborn àTacide carminique, voy., ibid,, iSS9, p. 305.

701. Méthode au sublimé de Golgi ^ — C'est une méthode d'imprégnation, similaire à la classique méthode au bichromate d'argent du même anatomiste (n** 647), en ce qu'elle consiste en un traitement par le bichromate de potasse suivi d'un sel métallique, ce sel étant ici le sublimé corrosif. Elle procède ainsi [Archivioper le scienze mediche^ 1878, p. 3). — Durcir dans le liquide de Muller, ou dans une solution de bichromate de potasse dont on augmente graduellement la concentration de 1 p. 100 à 2,5 p. 100; il faut pour cela quinze à vingt jours, mais il vaut mieux prolonger le traitement jusqu'à vingt à trente jours. Il faut prendre de petites portions de tissu (de pas plus de 1 à 2 ce.) et de grandes quantités de liquide, qu'on renouvelle souvent de façon à le maintenir toujours clair. Mettre les pièces durcies directement dans une solution de sublimé corrosif de 0,25 à 50 p. 100 ; renouveler cette solution tous les jours pendant huit à dix jours.

Lorsque la réaction s'est accomplie, les tissus se montrent décolorés et présentent l'apparence de tissus frais. On peut les laisser indéûniment dans le sublimé.

* Dans un manuel récent, celui de Rawitz, cette méthode est appelée la méthode lente de Golgi, et la méthode au bichromate d'argent (méthode lente) s'y appelle méthode rapide de Golgi. C*est là une confusion regrettable. Rawitz attribue la méthode rapide à Ramôn y Cajal, ce qui est également erroné. De semblables confusions sont faites par Mercier dans son manuel Les Coupes du Sijstème nerveux central.

Dans Rendic. B, ht, Lombardo di Se, Milan, 2, XXIV, 1891, p. 594, 656 {Zeit. f, wtss, MiL, VIII, 3, 1891, p. 388), Golgi ditque pour Tétude du réliculum nerveux difTus du système nerveux central on obtient les meilleurs résultats en conservant les pièces très longtemps dans le sublimé, jusqu^à deux ans dans certains cas.

Faire des coupes, et si on les destine à la conservation définitive, les laver dans de Teau à plusieurs reprises, sinon elles seront dété* riorées par la formation d'un précipité noir. On peut les virer en les mettant pour quelques minutes dans un bain de virage et de fixation photographique, après quoi il est bon de les laver de nouveau, et de les colorer au carmin (ou mieux, à un carmin acétique). Monter au baume, ou, mieux, à la glycérine. Il n'est pas nécessaire de colorer, car les tissus sont imprégnés par le mercure ; ils paraissent blancs à la lumière réOéchie, noirs à la lumière transmise.

Les éléments mis en relief par ce procédé sont : 1^ les cellules ganglionnaires et leurs prolongements, qui sont rendus plus évidents que par aucun autre procédé, si ce n'est le procédé au bichromate d'argent; 2^ les cellules du tissu conjonclif avec leurs prolongements rayonnants ; 3^ les vaisseaux sanguins, avec leurs cellules musculaires.

Cette méthode est d'une application assez restreinte; elle ne donne des résultats vraiment bons qu'avec VÉcorce du cerveau; elle en donne de médiocres avec le cervelet, et fort peu de chose avec la [moelle épinière. Elle ne démontre rien qui ne se laisse démontrer par la méthode au bichromate d'argent. Mais elle lui est supérieure en deux points : la réaction s'obtient toujours avec une parfaite sûreté, en un certain temps; et les préparations se laissent conserver parfaitement par les procédés ordinaires.

702. Modifications de la méthode au sublimé de Golgi. — Tal (Gazz. degli Ospitali, 1886, n« 68; Journ, Roy, Mie. Soc, 1887, p. 513) trouve qu'en traitant les coupes par une solution de sulfure de sodium, on obtient une coloration plus foncée. Il se forme un sulfure de mercure, noir. On peut colorer ensuite par le rouge Magdala. Le traitement au sulfure de sodium s'applique aussi avec avantage au procédé au bichromate d'argent.

Cox {Arch, f. mik. AnaL, XXXVII, 1891, p. 16; Joum. Roy. Mie. Soc. y 1891, p. 420) a trouvé qu'on peut faire l'imprégnation au bichromate et au sublimé en même temps. Il emploie un liquide contenant 20 parties de bichromate de potasse à 8 p. 100, 20 de sublimé à 8 p. 100, 16 de chromate neutre de potasse à S p. 100, et 30 à 40 d'eau.

Le liquide doit être aussi peu acide que possible. La durée de l'imprégnation est de deux à trois mois. Les coupes sont d'une conservation assez difficile. 11 convient de les faire par le procédé de la congélation, en évitant Talcool, puis de les traiter pendant une heure à deux par une solution de carbonate de soude à S p. 100, et de monter au baume sans verre à couvrir. Cette méthode a été recommandée par Krause pour la rétine, et par Ramôn y Gajal pour la corne d'Animon et le fascia dentata. Elle a entre autres l'avantage de ne pas produire de précipités superficiels sur les pièces.

Magini {BolL Accad. Med. diRoma, 1886; Zeît. f, wiss. Mik., 1888, p. 87) recommande remploi de chlorure de zinc au lieu de sublimé. Durcir pendant au moins deux à trois mois dans le liquide de Millier, bien laver à Teau distillée, et mettre dans une solution de chlorure de zinc de 0,5 à 1 p. 100. Renouveler cette solution tous les jours pendant sept à dix jours (jusqu'à ce qu'elle ne prenne plus une teinte jaune foncé). Faire des coupes, laver rapidement à l'alcool, éclaircir dans la créosote et monter au baume.

Pour la modification compliquée de Flecusig, voyez Arch, f. Anat. M. Phys., Phys. Abth., 1889, p. 837 {Zeit. f. wiss. Mik., Vil, 1, 1890, p. 71). Pour celle de Monti au sulfate de cuivre, Atti R, Ace det Linceij Roma, Rendic,^ V, 1889, p. 705 [Zeit, f. toiss. Mik.^ VII, i, 1890, p. 7:2).

B, — colorations spécifiques

L Colorations myéliniques^.

703, Introduction. — Les colorations spécifiques des centres nerveux peuvent se diviser en Colorations myéliniques, ou celles qui sont destinées plus spécialement à mettre en relief les gaines de myéline afin de faciliter l'étude topographique des trajets des tubes nerveux à myéline; et en Colorations cylindraxiles^ destinées à l'élude des rapports des cylindraxes et des prolongements plasmatiques des cellules nerveuses. Comme colorations myéliniques nous avons en première ligne la méthode à l'hémaloxyline de Weigert, et ses congénères, avec quelques autres que nous mentionnerons. Gomme colorations cylindraxiles nous avons surtout les méthodes de Golgi, déjà exposées dans le chapitre des nerfs périphériques, avec également quelques autres que nous mentionnerons.

* La classincatioQ suivante en colorations myéliniques et cylindraxiles ne doit pas être prise au pied de la lettre. 11 n'y a guère de coloration myélinique pure que celle de Weigert (avec ses modifications).

Qoo^z

704. Méthodes de Weigert. — 11 y a eu en tout trois méthodes dues à Weigert pour des colorations myéiiniques par des laques d'hématoxyline, à savoir, celle de 1884 (Forischr, d, Med., 1884, p. 113, 190; Zeit. f, iviss, Mik., 1884, p. 280, 564), qui repose sur la formation d'une laque chromique ; celle de 1885 [Fortschr. d. Med., 1885, p. 136; Zeit. f, toiss. Mik., 1883, p. 399, 484), qui repose sur la formation d'une laque cuprique; et celle de 1891 {Deutsche med. Wochenschr,, 42, 1891, p. 1184; ZeiL f, toiss. Mik,, VIII, 3, 1891, p. 392) qui repose également sur la formation d'une laque cuprique.

La première méthode a été abandonnée par l'auteur et nous la supprimons. Nous donnons la deuxième, qu'il importe de connaître aussi bien que la troisième.

705. Méthode de Weigert, 1885. — On se sert de tissus durcis dans le bichromate de potasse (nous pensons cependant que les liquides de Millier et d'Erlicki peuvent également servir). (On peut employer des tissus bruns ou des tissus devenus verts, pourvu qu'ils aient été bruns au préalable. Il est bon de les avoir traités pendant quelque temps par Talcool, ce qui fait qu'il se forme moins facilement des précipités à leur surface.) Les pièces sont collées sur un liège avec de la celloïdine, durcies selon la méthode connue ^ et mises pendant un à deux jours dans une solution saturée d'acétate neutre de cuivre allongée d'un volume d*eau; on maintient le tout dans un incubateur. Après le traitement par le cuivre, les tissus sont devenus verts, le manteau de celloïdine est d'un vert bleu. On peut les conserver dans l'alcool à 80^

On fait des coupes, avec un rasoir mouillé d'alcool, et on les transporte dans la solution colorante, où elles restent un temps variable, selon la nature des tissus : moelle épinière, deux heures; couches médullaires du cerveau, deux heures; couches corticales, vingt-quatre heures. Lat solution colorante est composée de :

Hématoxyline 0,75 à \ partie.

Alcool 10 —

Eau 90 —

Solution saturée de carbonate de lithine . . 1 —

> Cela veut dire que le mordançage se pratique, ou peut se pratiquer, sur des pièces déjà préparées pour les coupes par inclusion dans le collodion ; la solution de cuivre pénètre suffisamment à travers le collodion. C'est encore une qualité précieuse du collodion. Max Flesch (2e//. f. xviss. Mik., 1886, p. 50) trouve que le mordançage dans la celloïdine entrave la coloration ultérieure qu'on peut désirer pratiquer par d'autres réactirs que l'hématoxyline, et préfère mordancer

(Au lieu de carbonate de lithine on peut ajouter une trace d*un autre alcali quelconque ; — le but de Taddition de Talcali est de faire c mûrir » la solution d'hématoxyline. On est porté à penser, d'après les travaux de Paul Mayer, qu'il serait plus rationnel de se servir d'hématéine pour avoir une solution instantanément mûre. M. Heidenhain rapporte effectivement que rhématéine va très bien. La question du prix de revient est une autre affaire.) — Il n'est pas nécessaire de tenir les coupes dans un incubateur pendant la coloration.

La coloration faite, les coupes sont rincées légèrement dans Teau et passées dans la solution décolorante, où elles restent — une demiheure à plusieurs heures — jusqu'à différenciation complète des nerfs. La solution décolorante se compose de :

Borax 2,0 parties.

Ferricyanure de potassium 2,5 —

On rince à Teau et on passe par les alcools usuels pour monter dans le baume. Les tissus colorés par ce procédé peuvent être colorés ensuite par le carmin à Talun pour la démonstration des noyaux.

Il est à remarquer que pour des objets très c difficiles > (nerfs pathologiques) on doit prendre la solution décolorante très allongée d'eau, et donner à la décoloration une durée proportionnellement prolongée. Gelpke {Zeit. f. wiss. Mik.j 1885, p. 489) a trouvé que pour des coupes transversales de nerfs atrophiés il faut allonger la solution de cinquante volumes d'eau, et décolorer pendant douze heures pour le moins ; pour les coupes longitudinales, on peut employer une solution allongée de dix volumes d'eau.

La méthode est applicable à des pièces qui n'ont pas été durcies d'abord dans une solution d'un sel chromique, mais, par exemple, dans l'alcool, à condition de les mettre dans une solution d'un sel chromique jusqu'à ce qu'elles aient bruni, avant de passer au mordançage dans le cuivre.

Cette méthode est spécialement destinée à l'étude des trajets des tubes nerveux à myéline dans les centres nerveux. Les nerfs à myéline, d'un bleu noir, se détachent admirablement sur un fond doré. Nous pouvons témoigner qu'elle donne des résultats superbes. Mais elle s'applique aussi à l'étude de la distribution des nerfs périphériques, et nous pensons qu'elle sera d'un grand secours dans les recherches neurologiques de l'embryologie des Vertébrés.

ses coupes séparément. Il les porte dans la solution de cuivre sur du papier closet, et, après mordançage, il les poi;te sur une spatule dans de l'alcool À 70 degrés, et de là dans la teinture.

L^emploi de ]a solution d*hématoxyline de Weigert peut devenir assez coûteux si Ton jette la solution employée, surtout lorsqu'il s*agit de la coloration de pièces volumineuses. Nous devons à Berliner Blau {Zeit. f. wiss. MiL, 1886, p. 50) la méthode suivante pour la régénération des solutions employées : On ajoute à la solution qui a servi environ 2,5 à 5 p. 100 d'eau de baryte, on agite, et on laisse reposer vingt-quatre heures, puis on fait barboter de Tacide carbonique (obtenu en faisant agir sur du marbre de Tacide chlorhydrique brut) à travers la solution, après quoi on laisse reposer encore vingt-quatre heures et Ton (litre. La solution filtrée donne des colorations qui ne se distinguent en rien de celles données par la solution primitive.

Paneth [ibid., 1887, p. 213) prépare la solution avec l'extrait de bois de campéche. Il fait dissoudre 1 partie de Textrait commercial dans 90 parties d'eau avec 10 parties d'alcool. Il filtre et ajoute 8 gouttes de solution saturée de carbonate de lithine par 100 ce. du filtrate. Il faut de dix-huit à vingt-quatre heures pour colorer à la température normale.

Breglia (ibid., YIl, 2, 1890, p. 236) décrit un procédé essentiellement identique.

706. Méthode de Weigert, 1 8ÎM . — Le matériel est durci au bicli romabe et enrobé dans la celloïdine comme dans la méthode pre'cédente. On met les blocs durcis dans un mélange à parties égales de solution d'acétate neutre de cuivre, saturée à froid, et de solution à 10 p. 100 dans Teau de sel de Seignette (tartrate double de potasse et de soude, G*H»0«KNa + iR^O). On les y laisse vingt- quatre heures, à l'étuve (des pièces volumineuses, pont de Varole, etc., demanderont quarante-huit heures, et en ce cas il faut renouveler le liquide après vingt-quatre heures). On les met ensuite pour vingt-quatre heures dans une solution aqueuse d*acétate neutre de cuivre, soit saturée soit allongée d'un volume d'eau, et toujours à l'étuve. On les rince enfin dans l'eau et on les met dans de l'alcool à 80 p. 100; ils peuvent y rester indéfiniment, ou bien ils peuvent être mis en coupes au bout d'une demi-heure.

On fait des coupes isolées (et non pas des séries dans la celloïdine) ; elles ne doivent pas avoir plus de 0™",025. On les colore pendant quatre à vingt-quatre heures à la température du laboratoire, dans la teinture suivante, fraîchement préparée.

(A) 93 ce. d'eau, additionnée de 7 ce. de solution saturée de carbonate de lithine ... 9 volumes.

(B) 1 gramme d'hématoxyline dissous dans

10 ce. d'alcool 1 —

(On peut garder séparément  et B en provision, mais A ne doit pas être trop vieux.)

On les lave à plusieurs eaux. On les passe par l'alcool à 90 p. 100, suivi d un mélange d'acide phénique et xylol (n® 295), ou d'un mélange

de (Jeux parties d*huile d*anilîne avec une partie de xylol ; enfin on pénètre de xyiol pur et on monte dans le baume au xylol (il faut éviter le baume au chloroforme).

Comme résultat on a les nerfs à myéline d'un bleu fdncé sur un fond clair, quelquefois rosé. Si l'on désire avoir le fond particulièrement incolore, prendre au lieu de la deuxième eau de lavage une solution de 1 volume d'acide acétique ordinaire dans 200 à 500 d'eau. Des coupes épaisses, ou des séries de coupes dans la celloïdine demanderont une différenciation spéciale. On peut prendre pour cela ou bien cette solution d'acide acétique, ou bien le liquide décolorant du numéro précédent allongé d'eau. En ce cas, on aura un fond jaune.

Les points de supériorité de cette méthode sur la méthode de i88o sont que la différenciation après coloration n'est pas nécessaire; que les précipités fort gênants qui, dans l'ancienne méthode, se formaient très souvent à la surface des préparations, ne se produisent pas; que les manipulations sont plus faciles ; et que les préparations sont égales en beauté à celles de Pal (plus loin), et qu'on les obtient avec plus de certitude.

11 existe un inconvénient. Ces préparations, faites sans différenciation dans le liquide ferricyanique, nese conservent pas bien. En conséquence, Weigert {Ergebnisse der Anat., 111, 1894, p. 21) conseille de procéder comme ci-dessus par mordançage avec le sel de Seignette (ce qui a pour effet d'écarter les précipités superficiels), mais de pratiquer aussi la différenciation par le ferricyanure^ comme dans l'ancienne méthode.

Modifications de la méthode de Weigert,

707. ModiflLcation de Max Flescii {Zeit. f. wiss. MiL, 1884, p. 564). — C'est une modificalioii du procédé à la laque chromique de 1884. Elle coQsisle esseoliellemenl eu ce qu'on mordance les coupes (et non le matériel en bloc) par une immersion de quelques minutes dans de Tacide chromique à O.b p. 100 au lieu de solution cuprique. Le reste comme dans le procédé de Weigert. On n'a pas besoin d'une étuve. Les cellules nerveuses sont plus ou moins colorées (lac. cti., 1887, p. 51).

708. Méthode de Pal (Wien. med, Jahrb.^ 188G ; Zeit, f. loiss. Mik.. IV, 1, 4887, p. 9-2; Med, Jahrb,, 1887, p. 589; Zeit., 1888, p. ^8j. — On procède comme dans la méthode de Weigert, mais sans mordançage par le cuivre, jusqu'à la sortie des coupes du bain d'hématoxyline (c'est donc un procédé à laque chromique). On lave les coupes à l'eau ; si elles ne sont pas déjà d'un bleu foncé, on ajoute à l'eau de lavage une trace de carbonate de lithine. On les met pour

CENTRES KEKVEIIX, COLORATION 417

vingt à trente secondes dans un premier bain de différenciation, qui consiste en une solution de permanganate de potasse à 0,!25 p. 100. On rince à Teau, et on met pour quelques secondes dans un deuxième bain décolorant, consistant en

Acide oxalique 1

Sulfite* de potassium (Kalium snlfnrosum, SOjKj). . 1 Eau distillée 200

La substance grise des coupes se décolora, comme nous Tavons dit, en quelques secondes, la substance blanche restant bleue. On lave bien àTeau, et on pratique, si Ton veut, une deuxième coloration au rouge Magdala, à Téosine, au picrocarmin ou au carmin acétique.

Outré les mémoires cités, consulter, pour des détails minutieux de pratique, DcLS Mikroêkop de Behrens, Kossel u. Schiefferdecker, I, p. 199; puis Les Coupes du système nerveux central de Mercier, p. 197.

Gomme résultat, on a des préparations plus brillantes d'aspect que celles de Weigert. La différence capitale est que par le procédé de Pal le fond est totalement décoloré. Mais il y a un inconvénient. Le procédé est moins certain, ou, si l'on veut, plus difficile à exécuter. Cela tient à ce que la différenciation est extrêmement énergique et par trop rapide. Elle ne dure en tout que quelques secondes ; on comprend donc combien il est facile de dépasser la juste mesure.

709. Modification de Schafer (je n*ai pas pu trouver la source, et je cite d'après Joum, Roy. Mie. Soc, 1892, p. 398). — Mettre les coupes dans le liquide de Marchi (n® 672 ; temps pas indiqué), puis rincer à l'eau, colorer (hématoxyline, 1 gramme, acide acétique, 2 ce., eau 100 ce). Développer par la méthode de Pal.

710. Modification de Kaiser [Neurol. Centralb.y XII, 1893, nMl, p. 363, 364; Zeit. f. wiss. Mik., XI, 2, 1894, p. 249). — Mettre les pièces dans du liquide de Miiller. Après deux à trois jours les débiter en tranches de 2 à 4 millimètres d'épaisseur, et les remettre dans du liquide de Millier pour encore cinq à six jours. Mettre pour huit jours dans le liquide de Marchi (n® 672). Laver, passer par l'alcool et enrober dans la celloïdine. Mordancer les coupes pendant cinq minutes dans un mélange composé de

Liquor ferri sesquichlorati 1

Eau distillée 1

Alcool (spirit. reclif.) 3

1 Pas sulfure, comme il est dit par erreur dans Les Coupes du système nerveux central de Mercier, p. 198.

ANAT. SIICROSC. 27

Rincer dans Thématoxyline de Weigert, qu'on renouvelle une fois, et y chauffer les coupes (pas jusqu'à ébullition) pendant quelques minutes. Lavage à l'eau et différenciation par le procédé de Pal. Neutraliser l'acide oxalique par un lavage dans de l'eau ammoniacale.

Je pense que Tauteur regarde comme superflus les procédés qu'il a donnés dans Zeit. f, wiss. Mik.j IX, 4, 1893, p. 468 (coloration à Taide de la chaleur, mordançage comme ici, et deuxième coloration à la fuchsine ou au brun de naphthylamine).

711. Modifloation de Lissauer (et de Sachs) {Centralb.f. Nervenheilk., XY, 1892, p. 330 ; ZeU, f. wiss. Mik.^ IX, 3, 1893, p. 391). Des coupes de matériel durci dans le liquide de Millier sont mordancées en les chauffant dans de Tacide chromique à 1 p. 100 jusqu'à ébullition commençante. Rincer et colorer en chauffant de même dans ThématoxyliDe de Weigert. Différenciation d'après Pal. Ceci est essentiellement une méthode rapide; elle n'exige pas que les pièces aient séjourné longtemps dans le liquide de HûUer.

712. Modifloation rapide de Vasale {Rivista sper. di Freniatria^ XV, 1889, p. 902 ; Zeit, f. wiss. MiL, VII, 4, 1891, p. 5i8).— Des coupes de matériel durci au liquide de MûUer ou au bichromate pur, sont colorées d'abord dans Thématoxyline, puis traitées pour le même temps par une solution saturée d'acétate neutre de cuivre, lavées à l'eau et différenciées dans le liquide décolorant de Weigert allongé d'un volume d'eau.

713. Méthode de Kultsghitzry {Anat. Anz., 1889, p. 223, et |; 1890, p. 519 ; ZeU. f. wiss. Mik., VI, 2, 1889, p. 196, et Vil, 3, 1890, I p. 367 ; nous ne citons que le plus récent des deux procédés décrits). 7^ — Durcir pendant un mois ou deux dans le liquide d'Erlicki, faire des y coupes à la celloîdine. Les mettre pour une à trois heures, ou jusqu'à

vingt-quatre heures dans une teinture composée de 1 gramme d'héma- '<■ toxyline dissous dans un peu d'alcool et ajouté à 100 cc.d'acide acétique

à p. 100. Les laver dans une solution saturée de carbonate de lithine ou de soude. (En ajoutant au carbonate de lithine un dixième de solution à p. 100 de ferricyanure de potassium, et en y décolorant pendant deux à trois heures ou plus, on y obtient une différenciation plus belle.) Bien laver à Teau et monter au baume.

WOLTBRS (Zeit. f. wiss. Mik., VII, 4, 1891, p. 466) a modifié ce procédé en colorant à Tétuve à 40o G. et en différenciant par la méthode de Pal, après avoir plongé les coupes pour un instant dans du liquide de Mûller.

La modification de Kaes (Neurol. Centralb.^ 1891, n<> 15; Zeit. f. wiss. MiL^ Vlll, 3, 1891, p. 388) consiste à colorer à Tétuve pendant deux à trois jours, à traiter par le liquide de Mûller, et à faire la différenciation d'après Pal en plusieurs reprises.

714. Méthode rapide de Berkley {NeuroL Centralb., XI, 9, 1892, p. 270 ; ZeiL f. wm. Mik,, X, 3, 1893, p. 370). — Des portions de tissu de pas plus de 2'°'',5 d'épaisseur sont durcies pendant vingt-quatre à trente heures dans le mélange de Flemhing à une température de 25^ C. Sans lavage, on les met dans Palcool absolu qu'on renouvelle deux fois dans les premières vingtquatre heures. Après durcissement suffisant, celloîdine pendant douze à vingt-quatre heures. Coupes. Laver les coupes à Teau et les mettre pour une nuU dans une solution saturée d'acétate de cuivre (ou bien les y chauffer à 35 à 40^ C. pendant trente minutes, puis laisser refroidir). Laver et chauffer à 40^ C. pendant quinze à vingtcinq minutes dans la solution d'hématoxyline, laisser refroidir et différencier (une à trois minutes) dans le liquide ferricyanique de Weigert, allongé ou non d'un tiers d'eau. Eau, alcool, essence de bergamote, baume au xylol.

La solution colorante de Berkley se fait ainsi : on porte à ébuUition 50 ce. d'eau, on y ajoute 2 ce. de solution saturée de carbonate de lithine, on fait bouillir pendant encore une minute, et Ton ajoute 1,5 à 2 ce. d'une solution d'hématoxyline à 10 p. 100 dans l'alcool absolu.

Cette méthode s'applique surtout à des tissus frais et ne donne pas 9e bons résultats avec ceux qui ont subi le ramollissement post mortem.

715. Autres modifications ou méthodes similaires... FlechsiG. Arch. f. Anal. u. Phys., Phys. Abih., 1889, p. 537 ; Zeit. f. wm. Mik., VII, 1890, p. 71 ; Jouni.Roy. Mie. Soc, 1890, p. 538 ; Bregua, ZeiL, VII, 2,1890, p. 36; Rossi, ibid., VI, 2, 1889, p. 182; Mercier, ibid., VII, 4, 1891, p. 480 ; Haug, ibid., VII, 2, 1890, p. 153; Wal- SEM, iWd.,XI,2, 1894, p. 236.

AUTRES COLORATIONS MYÉLINIQUES

716. Méthode de rosmium (Exner, Silzb. d. k. Akad. Wiss. Wien, 1881 ; Bevan Lewis, Tne human brain, p. 105). — On met des portions de cerveau (qui ne doivent pas avoir plus de 1 centimètre de côté) dans Tacide osmique à 1 p. 100. On renouvelle la solution à la fin du deuxième et du quatrième jour. Le durcissement est en général achevé au bout de cinq à dix jours. Laver à Teau. Eclaircir les coupes par une goutte d'ammoniaque caustique. Couvrir et monter dans du verre soluble. (Ajoutons que la permanence de semblables préparations nous parait plus que douteuse.)

BELLONa (Arch. Ital. de Biol.f VI, p. 405) a employé cette méthode dans

^^ ses recherches sur le nerf optique des Mammifères. Elle a l'avantage de

\' donner des préparations dans lesquelles la masse générale du tissu cérébral

c est décolorée par l'ammoniaque, les tubes nerveux à myéline restant noirs.

i:* Bellonci prend l'acide osmique de 0,5 à 1 p. 100; il durcit seulement qua-

p lorze à vingt heures, traite les coupes trois à quatre heures par l'alcool à

r 80^, puis par l'ammoniaque.

717. — Parmi les colorations plus ou moins spécifiques des gaines > de myéline, il faut encore citer la méthode de Paladino {u? 670),

celle de Ziehen au sublimé et à l'or (n® 725), etc.

^ - 2. Colorations de cylindraxes et de prolongements cellulaires,

718. Revue. — La plupart des procédés appartenant à cette catégorie ont déjà été donnés. Ce sont avant tout les méthodes de Golgi, que nous avons placées, pour des motifs de commodité surtout, dans le chapitre des Nerfs périphériques^ et dans les Colorations générales ; puis d'autres méthodes qu'on trouvera également dans ces deux chapitres et au chapitre des Imprégnations (Or) de la Première Partie. Il nous en reste plusieurs à mentionner, dont une ou deux assez importantes, celle de Wolters, par exemple.

719. Méthode au vanadium de Wolters. — Nous l'avons don* née au numéro 671. Elle s'applique également au système nerveux central et aux organes périphériques.

720. Méthode de Sahli [Zeit, f. wiss. Mik., 1885, p. 1). — Des coupes de tissu durci par le bichromate au degré voulu pour la coloration à l'hématoxyline de Weigert, sont lavées pendant pas plus de cinq à dix minutes à l'eau, et colorées pendant plusieurs heures (jusqu'à coloration bleue foncée) dans une solution aqueuse concentrée de bleu de méthylène. On les rince à l'eau et on les colore pendant cinq minutes dans une solution saturée de fuchsine acide (« Sâurefuchsine >) dans l'eau. Si maintenant on rince à l'alcool, et si l'on porte les coupes dans beaucoup d'eau, la colo> ration se différencie, et l'on obtient de très belles images, les cylindres de l'axe se montrant colorés en rouge, les gaines de myéline en bleu. Mais si, au lieu de les rincer à l'alcool pur, on les traite pendant quelques secondes par de l'alcool contenant 1/100 ou i/1000 de potasse caustique, puis par l'eau pour différencier la coloration, ensuite par l'alcool et l'essence de cèdre suivie de baume dissous dans l'essence de cèdre, on obtient des images encore plus nettes. Les cylindres sont toujours rouges, mais les gaines de myéline se montrent tantôt rouges, tantôt bleues. Sahli pense que cette réaction indique une différence de nature dans les tubes nerveux qui en sont le siège, et qui se montrent parfaitement identiques vis-à-vis des autres méthodes de coloration.

^ Le même auteur {lac, cit., p. 50) donne la méthode suivante pour la

coloration spécifique des tubes nerveux par le bleu de méthylène seul. Des coupes de matériaux durcis comme pour le procédé de Weigert sont colorées pendant quelques minutes à quelques heures dans la teinture suivante :

Eau 40 parties.

Solution saturée de bleu de méthylène dans Teau . 24 — Solution de borax à 5 p. 100 16 —

(Mêler ensemble, laisser reposer un jour et filtrer.}

On lave les coupes soit dans Teau, soit dans Talcool, jusqu*à ce que la substance grise soit nettement distincte de la blanche, on éclaircit k Tessence de cèdre, et on monte au baume. Les tubes nerveux se montrent colorés en bleu, les cellules ganglionnaires sont verdâtres, les noyaux de la névroglie sont bleus. Malheureusement Sahli n*a pas encore pu trouver de moyen sûr pour conserver ces belles préparations. La méthode a Tavantage de colorer en même temps des Micrococcus, s'il s*en trouve dans les tissus.

721. — La safranine suivie de bleu de méthylène donne une coloration très spéciale de la moelle épinière. Voici comment procède Adamkibwics (Sitzber k, Acad, Wiss, Wien, Math, Naturw. Kl,, 1884, p. 245 ; ZeiL f. wiss. Mik.j 1884, p. 587) ; on fait des coupes de matériel durci au liquide de Millier durant pas moins d*un mois et pas plus de trois mois. Il faut les laver à Teau, puis dans de Teau avec un peu d'eau d'acide nitrique, colorer dans une solution concentrée de safranine, rincer d'abord dans l'alcool, puis dans l'alcool absolu, et traiter par l'essence de girofle jusqu'à ce que les coupes ne cèdent plus de couleur. Puis revenir à l'eau, laver dans l'eau acidulée par l'acide acétique, colorer par le bleu de méthylène et traiter par les alcools et l'essence comme auparavant.

722. — La modification de cette méthode par Nikiforow {Zeit. f. wiss. Mik,y y, 3, 1888, p. 338) consiste à pratiquer une imprégnation au chlorure d'or ou autre sel métallique après la coloration par la safranine.

723. — A la méthode d'ADAMKiEwics se rattachent aussi les méthodes de CiAGLiNSKi, Zeit. /*. wiss, Mik,, VIII, 1, 4891, p. 19, et de Stroebe, ibid., X, 3, 1893, p. 336, les deux à la safranine suivie de bleu d'aniline. Voir au besoin Les coupes du système nerveux central de Mercier, page 227. On peut y lire également une méthode de Nissl à la fuchsine, dont je n'ai pas pu trouver la source. La méthode de Nissl au rouge Congo se trouve dans Miinchener med. Wochenschr,, 1886, page 528 {Zeit, f, wiss, Mik,, III, 3,

724. Méthodes de Rehm {3fûnchejiei' med, Wochenschr., 189:2, 11^ 13 ; Zeit. f. wiss. Mik., IX, 3, 1893, p. 390). — Des coupes sont colorées pendant quelques minutes dans une solution concentrée de rouge Congo dans Teau, lavées à l'alcool et traitées pendant dix minutes, jusqu'à devenir bleues, par l'alcool contenant de l'acide chlorhydrique ou nitrique, éclaircies à l'essence d'origan et montées.

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Ou bien, on prend des coupes de matériel durci à Talcool, on les met pour un jour ou deux dans une solution aqueuse d'hématoxyline à 0,8 p. 100, on les lave dans une solution aqueuse de carbonate de lithine (concentration pas indiquée) jusqu'à ce qu'elles ne rendent plus de couleur, on déshydrate et on monte.

725. Méthode de Ziehen {Neurol. Centralb., X, 189i, n^ 3, p. 65 ; Zeit. f. wiss. Mik., VIII, 3, 1891, p. 385). — C'est une modification de la méthode au sublimé de Golgi. On met de petits morceaux de matériel frais dans une quantité considérable d'un mélange à parties égales de solution de sublimé à 1 p. 100 et de solution de chlorure d'or au même titre. On les y laisse au moins trois semaines, ou mieux jusqu'à cinq mois ; ils doivent à ce moment avoir pris une coloration brun rouge. On les colle sur un liège et on fait des coupes sans enrobage. On traite les coupes ou bien par de la solution de LuGOL (n^ 86) allongée de 4 volumes d'eau, ou bien simplement par de la teinture diode diluée. Après une différenciation suffisante on lave et on monte au baume. Coloration d'un gris bleuâtre ; les gaines de myéline sont colorées en même temps que les cylindraxes et les cellules nerveuses et névrogliques.

726. Méthodes d'UpsoN au chlorure d'or, etc. (Neurol. Centralb.j 1888, p. 319; Zeit. f. wiss. Mik„ 1888, p. 525, et VII, 4, 1891, p. 474.) —Ces méthodes sont extrêmement compliquées^ et, sans doute pour ce motif, n'ont pas trouvé beaucoup d'amateurs. On pourra au besoin les lire dans Les coupes du système nerveux central de Mercier, page 234.

727. Autres méthodes. Gerlach, S tricher' s Handb,y p*. 678. BoLL, Zeit. f, wiss. Mik., 1884, p. 403 ; Schiefferdecker, Arch. f. mik. Anat., 1874, p. 472; Freud, Arch. f. Anat. u. Phys., 1884, p. 453; (toutes, comme celles d'UpsoN, des méthodes au chlorure d'or). Merkel, Arch. f. mik. Anat.^ 1877, p. 622 (procédé de demi-éclaircissement). Bevan Lewis, The Human Brain^ p. 122 (procédé pareil). GiACOMiNi, Arch. per le Sci. Mediche, 1878, p. 11 ; Max Flesch, Journ. Roy. Mie. Soc.^ 1888, p. 507 (procédés de conservation macroscopique à sec). Bevan Lewis, Mon. Mie. Joum.^ 1876, p. 106; Human Brain, p. 146 (préparation de tissus frais par compression). Gierke, Arch. f. mik. Anat.^ 1885, p. 444 (étude de la névroglie). Aronson, voir Les Coupes du Système nerveujo central, de Mercier, p. 255 (coloration à la galléine). Kultschizky, Anat. Anz., VHI, 1893, p. 357- 361 ; Zeit. f. wiss. Mik., X, 2, 1893, p. 256 (rubine acide pour névroglie). Schaffer. Anat. Anz., IX, 1894, p. 262; Arch. f. mik. Anal., 44, 1, 1894, p. 27.

Nous n'avons dans ce chapitre^ pas plus que dans les précédents ou les suivants, Vintention de traiter des divers tissus et des divers organes d'une manière systématique. Ce sujet a été traité magistralement par Ranvier, dans un livre qui est entre les main» de tous. Nous y renvoyons le lecteur et nous nous bornons à rassembler ici quelques notes sur des détails de technique plus récents que le Traité classique de Ranvier.

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