‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 114 sur 138 · Encéphale entier (Duval, Jown. de VAnaL, 1876, p · texte numérisé non relu

Encéphale entier (Duval, Jown. de VAnaL, 1876, p

— Bichromate de potasse de 2, S p. 100, à renouveler au bout de vingt-quatre heures, et encore au bout de trois ou quatre jours. Après deux à trois semaines, acide chromique à 3 p. 100. Il faut changer Tacide tous les jours pendant huit jours, et après ce temps tous les huit jours, jusqu'au milieu du second mois ; après quoi il n*est plus nécessaire de le changer du tout. 11 faut que les pièces restent au moins deux mois dans l'acide chromique ; plus elles y resteront longtemps et meilleurs seront les résultats. On doit ajouter au liquide quelques morceaux de camphre pour prévenir le développement de moisissures.

Autre procédé de Djval, plus rapide, mais moins délicat, loc, cit.

688. Méthode de Deecke [Jouim. Roy, Mie, Soe., 1883, p. 449).

— Deecke met un cerveau entier dans du bichromate d'ammoniaque de 0,5 p. 100, selon la consistance du cerveau. Quand le cerveau est ce qui s'appelle tendre, il ajoute à la solution 1/6 à 1/10 d'acide chromique et toujours un sixième à un quart de volume d'alcool. (Nous avouons que nous ne sommes pas sûr d'avoir bien compris ces

CENTRES NERVEUX. DURCISSEMENT ET COUPES 40:i

instructions.) — 11 met le tout dans une glacière, et renouvelle le liquide souvent. Au bout d'un mois il commence à ajouter de Talcool, et en ajoute un peu toutes les semaines jusqu'à ce que le liquide contienne 90 p. 100 d'alcool. Puis il met la préparation dans Talcool pur à 90^ qu'il renouvelle aussi longtemps qu'il se colore . 11 faut de douze à dix-huit mois pour mener ce traitement à bonne fm.

689. Ecorce du cervelet du Chien (Berkley, John Hopkins Hospital Reports, 1893, p. 195 ; Zeil, f. tviss. Mik., X, 3, 1893, p. 388). — Mélange de Flemming, vingt-quatre à trente-six heures ; alcool absolu ; celloïdîne ; safranine, ou la modification de la méthode de Weigert proposée par Berkley.

690. Centres nerveux de Reptiles et de Batraciens (Mason, Central Nervous System of certain Reptiles, etc., 1879-1882; Whitman's, MethodSy p. 196). — Alcool iodé, six à douze heures ; solution de bichromate de potasse à 3 p. 100 (avec ua morceau de camphre dans le flacon), renouvelée toutes les deux semaines jusqu*à durcissement sufïisant (six à dix semaines).

691. BuRCKiiARDT {Doê Centralnervetisystem von Protopterus, Berlin, 1892 ; Zeit, /*. wiss, MiL, IX, 3, 1893, p. 347) recommande un liquide composé d'acide chromique à 1 p. 100, 300 parties; acide osmique à 2 p. 100, 10 parties ; et acide nitrique concentré, 10 parties. Les cerveaux s'y durcissent en vingt-quatre à quarante- huit heures.

FiSH {Journ. ofMorph., X, 1, 1895, p. 234) a employé pour l'encéphale de Desmognathus fusca un mélange de 100 ce. d'alcool à 50 p. 100, 5 ce. d'acide acétique cristallisable, 5 grammes de sublimé et 1 gramme d'acide picrique. Fixer pendant douze à vingt-quatre heures, et passer par les alcools usuels.

INCLUSIONS

692. Méthodes d'inclusion. — La paraffine ne peut servir que pour des organes ou portions d'organes nerveux très petits. La moelle de THomme peut être infiltrée de paraffine si l'on prend la précaution de n'employer pour l'inclusion que des tranches de peu de millimètres d'épaisseur. Pour les objets intermédiaires — ceux dont la grosseur varie de celle d'une noisette à celle d'une noix — comment doit-on procéder? Selon nous, il n'y a pas d'hésitation possible : ces objets doivent être mis en coupes par la méthode du collodion; c'est la méthode la plus sûre, la plus commode et celle qui oITre le plus d'avantages pour le traitement ultérieur des coupes. Les objets très gros — hémisphères entiers du cerveau humain — ne se

laissent pénétrer par aucune masse d'inclusion jusqu*ici connue; on ne peut donc pratiquer que l'enrobage simple, procédé qui rend ici de grands services.

Hamilton {loc. cit. ) recommande la masse à congélation que nous avons indiquée au numéro 309.

Bevan Lewis (The Human Brain, p. 86) préfère la méthode de congélation par Téther pour le cerveau frais. Pour les cerveaux durcis il recommande (p. 108) un mélange de cire blanche et huile d'olive à raison de 1 : 1 ou plus, jusqu'à 3 : 1 ; puis un mélange de cire blanche et de beurre de cacao ; et un mélange de S parties de paraffine avec 1 partie d*axonge.

Deecke {loc. ciL) place les hémisphères entiers du cerveau humain sur le pistoli d*un microtome modèle Ranvier, et les y cale avec des morceaux de liège tendre. Ensuite il enrobe le tout dans un mélange de paraffine, huile d'olive et axonge. Il laisse durcir la masse, et l'assujettit en position à l'aide d'un certain nombre de petites tiges courbées qui sont fixées dans le piston qu'elles débordent d'un pouce en hauteur. A mesure qu'on fait les coupes, on éloigne la masse sur une faible profondeur tout autour de la préparation avec des ciseaux, de sorte que le rasoir n'est jamais mis en contact avec autre chose que le tissu nerveux. On coupe sous l'alcool, le micro tome étant submergé, dans une cuvette de cuivre. A mesure que les coupes sont faites, on les fait flotter sur des feuilles de papier glacé ; c'est sur ces feuilles qu'on les porte dans le liquide colorant et dans les alcools successifs.

Il faut observer que, pour faire des coupes aussi volumineuses que celles dont nous parlons, le couteau doit être manié avec un mouvement de scie. Il est important de ne pas enlever la pie-mère.

693. — Pour les colorations générales, c'est-à-dire celles qui ont pour but de démontrer autant que possible Isl totalité des éléments de la préparation, nous avons :

Le carmin à V ammoniaque, — On pourra prendre la formule qu'on voudra ; le secret du succès, c'est de colorer très lentement dans une solution extrêmement diluée. Les pièces au bichromate doivent y être portées directement, sans passer par l'alcool. Le carmin à l'ammoniaque démontre bien les cellules ganglionnaires et leurs prolongements (nous pensons que sous ce rapport il est bien plus efficace que le carmin au borax), puis les cellules du tissu conjonctif et les vaisseaux.

Le picrO'Carmin. — Il a à peu près la môme action que le carmin à Tammoniaque, n\ais il démontre encore mieux les éléments non nerveux.

Le carmin au borax ne sera guère utile que si on remploie en coloration double avec un autre réactif, par exemple le carmin d*indigo ou le bleu d'aailine. Voyez Max Flescii (Zeil, /*. wiss. Mik,, 1884, p. 566, et 1885, p. 349), et DCVAL {Joum. de l'Anal., 187ô), et nos numéros 233 à 235.

Reum (Mûnch. med. Wochenschr,, 1892, n» 13 ; Zeil. f, wiss. MiL, IX, 3, 1893, p. 389) décrit une coloration au carmin ammoniacal suivi de bleu de méthylène.

Page 1