‹ Traité des méthodes techniques de l'anatomie microscopique; histologie, embryologie et zoologieChapitre 121 sur 138 · Examen à. Tétat frais. — Le procédé vénérable qui con · texte numérisé non relu

Examen à. Tétat frais. — Le procédé vénérable qui con

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siste à étaler une goutte de sang sur une lamelle, à la fixer en passant la lamelle deux ou trois fois dans une flamme, et à examiner à Vétat sec, donne lieu à des déformations sérieuses des éléments. Ce procédé demande en tout cas à être contrôlé par l'étude de portions de sang traitées à l'état frais par des réactifs fixateurs et étudiées à Teïa^ fluide.

Méthode de Bizzozero etToRRE {Arch. perle se, med,, 1880, p. 390). — Paire dissoudre un peu de violet de méthyle dans la solution de sel de cuisine à 0,75 p. 100 et s'en servir comme liquide additionnel. Ce liquide conserve la forme des éléments, et colore les noyaux d'une manière intense.

Pour la coloration des plaquettes ou c Blutplâttchen », Bezzozero [Arch. f, path. Anal, u, Phys,; Zeit, f, wiss. Mik., 1884, p. 389) emploie une solution de 1 partie de violet de méthyle pour 5000 parties de solution saline; ou bien une solution de violet de gentiane à 1/3000.

Toison [Journ, se. méd.de Lille, fév. 1885 ; Zeit. f, wiss. Mik., 1885, p. 398) mélange du sang au liquide additionnel et colorant suivant :

Eau distillée • igQ ce.

Glycérine neutre à 30^ 30 ce.

Sulfate de soude pur . . 8 gr.

Chlorure de sodium pur 1 gr.

Violet de méthyle 53 0 gr. 25

(Il faut faire dissoudre le violet dans la glycérine allongée d une moitié de Teau ; faire dissoudre les deux sels dans l'autre moitié de • l'eau ; mêler les deux solutions, et filtrer à froid.) Les leucocytes sont colorés au bout de cinq à dix minutes j le maximum de coloration total est atteint au bout de vingt à trente minutes. On a pour résultat les leucocytes colorés en violet, les corpuscules rouges en verdâtre.

Liquide de Ferrier, ayant une densité égale à celle du plasma sanguin. Fuchsine, 1 gramme ; eau, 150 ce. ; alcool à 80 p. 100, 50 ce. faire dissoudre et ajouter 200 ce. de glycérine.

Préparation des c plaquettes » (Kemp, Studies f. BioL Lab. Johns Hopkins Univ., May 1886, III, n« 6; Nature^ 1886, p. 132). — La simple démonstration des plaquettes est chose facile. Il n'y a qu'à déposer sur une lamelle mince une goutte un peu considérable de sang, la laver aussi rapidement que possible par un jet de solution saline normale et la porter aussitôt que possible sous le microscope * les plaquettes, qui ont la propriété de se coller au verre, seront res-

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k tées en place et seront visibles en grand nombre. Mais elles ne garde-

i ront pas longtemps leurs caractères naturels ; au bout de peu de

1 temps elles se résoudront en des masses granuleuses amorphes.

I On peut cependant les conserver avec leurs caractères normaux

î moyennant une fixation appropriée, ce qu'on obtient en déposant

j sur le doigt, avant de le piquer, une goutte de solution d'acide

■ osmique.

î Pour la coloration de ces éléments, voyez plus haut le procédé de

) BiZZOZERO.

746. Fixation et conservation. — Les auteurs récents (BiONDi, Mosso, Max Flesch et d'autres) s'accordent pour dire que le réactif le plus fidèle pour la fixation des corpuscules sanguins est

; l'acide osmique. Il convient de prendre une goutte ou deux de sang

) (d'après Biondi, ce doit être une goutte exactement), de mêler cette

» quantité à 5 ce. de solution d'acide osmique et de laisser reposer de une

à vingt-quatre heures. La concentration de l'acide osmique doit varier

♦ selon les variétés de sang à étudier. En règle générale elle doit être

forte, 1 à 2 p. 100 ; Biondi préfère celle de 2 p. 100. Les préparations

peuvent être conservées dans une solution d'acétate de potasse (Max

Flesch, ZeîL f, wiss. Mik,, V, I, 1888, p. 83).

Certains colorants, comme le vert de méthyle, le violet de méthyle, le krystallviolett, la safranine, l'éosine, la fuchsine acide, la rhodamine, l'iode, se laissent combiner à la solution d'acide osmique (Griesbacu, Zeit. f. tviss, Mik., VII, 3, 1890, p. 328).

Les liquides mercuriques de Pagini sont bons, surtout les numéros 2 et 3.

Le liquide de LoEwrr [Sitzb. k. Acad. Wiss, Wien^ XCV, 3, p. 129; Zeit, f, wiss, Mik., VI, I, 1889, p. 75) consiste en 5 ce. de solution saturée de sublimé, 8 grammes de sulfate de soude, 2 grammes de sel, et 300 ce. d'eau.

Liquide de Hayem. Sublimé corrosif 0,5 ; chlorure de sodium, 1 ; sulfate de soude, 5 ; eau, 200. Ajouter du sang à ce mélange en raison de 1 p. 100, laisser reposer quelques heures, décanter et colorer à l'éosine hématoxylique. Mosso trouve que l'un et l'autre de ces liquides sont trop faibles en sublimé. Liquides de Dekuoysen, voyez Verh, d. Anal, Ges,, 1892, p. 90, ou Journ, Roy, Mie. Soc, 1893, p. 116.

747. Sang, coloration (Wissowzky, Arch, f. mik, Anat., 1876, p. 479). — Wissowzky fait une solution d'éosine et d'alun par parties

égales dans 200 parties d'alcool. Si Ton traite du sang d'abord par Teau et puis par la solution d'éosine, on trouve, après lavage par Teau, que les corpuscules rouges ont pris une coloration rose dans toutes les parties desquelles l'hémoglobine n'a pas été extraite par l'eau. Les parties qui ne contiennent pas normalement d'hémoglobine, les noyaux par exemple, demeurent parfaitement incolores, et l'on peut les colorer par d'autres teintures, telles que Thématoxyline. Les leucocytes ne se colorent point par l'éosine.

V. Thanhoffbr [Centralb. f, d. med. Wiss., 1877, p. 881) trouve que la réaction est bien plus marquée et plus permanente si l'on flxe préalablement les éléments du sang par de l'osmium à 1 p. iOO (quelques secondes ou quelques minutes). Gierke {Zeit. f. wiss. Mik,, 4884, p. 380) confirme ce résultat, et recommande le traitement pendant trois minutes par une solution d'osmium à 0,5 p. 100.

Moork {The Microscope, 1882, p. 73; Joum. Roy. Mie. soc, 1882, p. 714). — Sécher rapidement du sang en couche mince sur un porteobjet. Colorer pendant trois minutes avec quelques gouttes de la teinture suivante ;

Eosiae 4 partie.

Eau 48 —

Alcool 48 —

(On fait dissoudre l'éosine dans l'eau et on ajoute l'alcool.)

On lave à l'eau et on colore pendant deux minutes avec quelques gouttes d'une solution aqueuse de vert de méthylaniline à 1 p. 100. On lave, on sèche et on monte au baume. Résultat : globules rouges, en rouge ; noyaux et leucocytes, en vert bleuâtre.

D'après Tnw {The Lancet, July 6, 1895) une formule excellente serait celle de Ghenzinsky, au bleu de méthylène et à l'éosine, que nous avons donnée au numéro 257. EuRLicn recommande de substituer la glycérine à l'eau dans ce mélange. Il vaut mieux colorer pendant au moins une demi-heure (Thin).

Il va sans dire que le mélange Ehruch-Biondi-Heideniiain est tout spécialement indiqué pour des recherches sur le sang.

Pour le mélange carmin et [carmin d'indigo de Merkel, voyez numéro 234.

Méthode de Weigert pour la coloration spécifique de la fibrine {Fortschr. d. 3fed., V, 1887, n^ 8, p. 228; ZeiL f. toiss. Mik., IV, 4, 1887, p. 812). — Colorer des coupes dans une solution saturée de violet de gentiane ou de méthyle dans de l'eau anilinée. Sécher avec du papier buvard. Traiter par la solution de Lugol. Traiter

ensuite, directement, par Thuile d'aniline, qu'on renouvelle une ou deux fois. Xylol. Baume. Cf. numéro 613, le procédé de Kro-

MAYËR.

748. Sang. Autres méthodes. — Biondi {Arch, f, mik. AnaL^ XXXI, 4888, p. <03 [Journ. Roy. mie. Soc, 1888, p. 313, 659) donne une méthode pour rétude du sang au moyen de coupes faites après inclusion d'une goutte de sang dans de Tagar-agar. Schiefferdecker (Gewebelehre, p. 380) dit qu'on peut aussi employer lacelloïdine. Méthodes de Foà, Festschr f. R. ViRCHOW, 1891, p. 481 ; leil. f, wiss. mik., IX, 2, 1892, p. 227. Mûller, Sitzb. k, Acad. Wiss. Wien, XGVill, 3, p. 219 (Zeit. f. wiss. mik., VII, 3, 1890, p. 326) (imprégnations au chlorure d*or par la méthode deRanvier). Ulienfeld, Arch. f. Anat. u. Phys., Phys.Abth., 1892, p. 115; Zeil. f. wiss. Mik.y IX, 3, 1893, p. 363 (méthodes de digestion pour Tétude des plaquettes); Lavdowksy, Zeil. f. wiss. Mik., X, 1, 1893, p. 4 (fixation par Tacide iodique, à 2 p. 100).

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