GLANDES
749. Mucine. — Flemming {Zeit. f. wiss. Mik., 1885, p. 318) rappelle que rhématoxylîne est un réactif spécifique pour la mucine. Il recommande, pour la démonstration des glandes mucipares, de colorer les coupes d'abord par le procédé de Ileidenhain, et ensuite par rhématoxyline de DelaQeld ou de Bœhmer. Les cellules mucipares se colorent en violet.
HoYER {Arch. f. mik. Anat., XXXVI, 1890, p. 310; Zeit.f. wiss. Mik., VIII, 1, 1891, p. 67) croit pouvoir formuler les conclusions suivantes. La mucine des cellules mucipares et des cellules caliciformes, tant des Vertébrés que des Invertébrés, se colore par les anilines basiques, mais pas par les anilines acides. L'hématoxyline alunée donne une réaction pareille à celle des anilines basiques, tandis que le carmin se comporte comme les anilines acides.
HoYER a obtenu ses meilleurs résultats avec la thionine (violet de Lauth). Al défaut de cette couleur (qui ne se fabrique plus), il recommande Taméthysle (de Geigy et C'^, à Bâle), le bleu de toluidine, le bleu dephénylène d'Oehler à OfTenbach, ou le bleu de phénylène-p de la fabrique de Hôchst. Puis le bleu de méthylène ou le brun Bismarck, lloyer colore ses coupes (de matériel au sublimé) pendant cinq à quinze minutes dans une solution aqueuse très diluée (deux gouttes de solution saturée pour 5 ce. d'eau).
Il est d'intérêt théorique d'observer que le cartilage hyalin, la gélatine de Wharton, et les Mastzellen d'Ehrlich donnent des réactions identiques à celles de la mucine.
Il est bon de savoir que toutes les marques de safranine ne donnent
pas la réaction ; celle de Bindschedler et Busch, à Bâle, la donne, tandis que la safranine 0 de Grûbler ne la donne pas.
750. Cellules mucipares (Scihefferdecker, Arch. f. mik. Anat.j 1884, Hft 3). — Le réticulum spécial des cellules mucipares avait été découvert par Schiefferdecker (loc. cit,) à l'aide du vert d'aniline. Cette réaction a donné lieu à une longue polémique entre Schiefferdecker et List qu'on trouvera dansleZei7. f. wiss. Mik.^ 1885, p. 81, 222 et 223. D'après List {loc. cit., p. 222), ces réticulums se colorent également d'une manière spécifique dans le vert de méthyle à 0,5 p. 100, dans le brun BismarckdeWeigert, dans le nitrate de rosaniline, et dans les teintures doubles de List (n^ 258). Schiefferdecker [loc. cit., p. 224) maintient que les réticulums colorés parles réactifs de List ne sont pas identiques à celui qu'il a démontré avec son vert d'aniline. Nous renvoyons le lecteur qui désire se former une opinion sur cette question à l'étude des mémoires que nous citons et des objets dont ils traitent.
751. Cellules caliciformes (Flemming, loc. aï., p. 519). — Flemming fait observer que le contenu de l'épithélium de l'intestin et d'autres organes prend, après fixation par l'osmium ou un mélange osmique et coloration par l'hématoxyline, une coloration spécifique en bleu foncé ou en violet. Le traitement de préparations ainsi fixées par la safranine ou le violet de gentiane en teinture régressive produit une réaction analogue et peut-être encore plus démonstrative.
Paulsen [Zeit. f. wiss. Mik., 1885, p. 520) confirme les résultats de Flemming, et fait observer qu'en employant une forte coloration par l'hématoxyline de Delafield (un quart d'heure dans la solution concentrée, ou douze à quinze heures dans une solution étendue), on obtient, outre la coloration des noyaux, une coloration spécifique du réticulum lâche spécial des cellules mucipares et des cellules caliciformes.
Réaction à l'acide perruthénique de Ranvier, Comptes rend., 1887, 3, p. 145.
Pour des instructions détaillées pour l'étude de cellules caliciformes, voir List, Ai'ch. f. mik. Anat., XXVII, 1886, p. 481.
752. Foie. — Consulter les importants mémoires de Ranvier, Les membranes muqueuses et le système glandulaire dans le Journ. de Microgr. de 1885-6; loAcuscm, dans Arch. f. path. Anat., XGVII, p. 142, ou Zeit. f. wiss. Mik., 1885, p. 243 ; Kupffer, ibid., VI, 1889,
p. 806; Oppel, Anat. Anz,, V, 1890, p. 143, et VI, 1891, p. 165 ; Berkley, ibid., VIII, 1893, p. 772.
753. Autres méthodes pour organes glandulaires. — List^ Zeit. f. wiss. Mik.^ 1885, p. S14. — Ranvier, Lemécanisrne de la sécrétion, dans Joum, de Microgr., 1886-7. — Heidenhain, de nombreux mémoires dans VArchiv de Pflùger
754. Introduction. — Nous n'avons nullement Tintention, dans ce chapitre, de passer en revue la technique histologique dans son application aux divers groupes du règne animal, d'une manière systématique. Nous ne ferons que signaler les variantes des procédés usuels qui sont indiquées pour certains cas plutôt spéciaux, lesquels peuvent facilement embarrasser si Ton n'est pas guidé pour les aborder.
Nous nous bornons, en général, à la technique histologique^ laissant de côté pour la plupart tout ce qui regarde uniquement la préparation de grosses pièces pour les collections * ou les dissections macroscopiques.
Ce sujet, on le trouvera admirablement traité dans une exposition détaillée des méthodes employées à la Station Zoologique de Naples, par Salvatore Lo Biancô [Mitth. zooL Stat. Neapel^ IX, 1890, p. 435). J'ai essayé bon nombre des procédés de Lo Biango, et ils m'ont toujours donné d'excellents résultats.
Depuis quelque temps la préparation des pièces pour les musées a été singulièrement facilitée par l'introduction du formol comme milieu conservateur au lieu d'alcool. Je regarde comme établi que c'est là un liquide conservateur admirable, et le plus souvent beaucoup plus facile à manier que l'alcool. Je dis liquide conservateur et non liquide fixateur, M. le docteur Weber, qui a eu une expérience étendue du formol pour la conservation des collections de Villefranche, et qui m'a montré des pièces délicates admirablement conservées, m'a dit qu'il
* J'ai cependant cru utile d'indiquer quelques méthodes, tirées de ma propre expérience, pour la flzation en extension d'organismes souvent assez volumineux, méthodes qui sont bonnes en môme temps pour Tétude histologique des organes.
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est rarement possible d*avoîr de bons résultats avec les animaux marins en employant le formol comme fixateur. Il faut commencer par les fixateurs ordinaires, et se servir ensuite du formol pour les lavages et la conservation.