DES COULEURS DE LA HOUILLE ET DES COLORATIONS RÉGRESSIVES
157. — Nous renvoyons aux traités de Chimie et de Teinturerie pour tout ce qui regarde la chimie si compliquée de ces nombreux corps colorants. Le lecteur trouvera du reste un exposé succinct mais admirablement fait dû ce sujet difficile dans Gierke, Fœrberei zu mik. Zwecken (ZeU. f, wiss, Mikroskopie, II, 1885, p. 21 à 36, et 164 à 183). Nous nous bornons à donner ici une classification abrégée de ces corps, qui pourra servir à guider Tétu- I liant dans ses lectures, et un tableau des solubilités et réactions histolo- ^^iques des principales couleurs de la houille employées en histologie, qui pourra avoir une utilité pratique. Nous avons combiné ces tableaux d'après lo travail précité de Gierke, et d'après les tableaux donnés par Griesbacu (Arch, f. mik, Anat,^ XXII, p. 134), par Harris [Quart. Jouim. Mie, Science, XC, 1883, p. 301), et d'après les Tabellen de Behrens, et d'autres sources.
Les couleurs de la houille se divisent en trois groupes principaux, comprenant : 1<> les dérivés de l'Aniline ; 2<* les dérivés de la Naphtaline, et 3<^ les dérivés de TAnthracène.
Le groupe des Anilines (y compris la Safranine, qui dérive non de TAniline, mais de son homologue la Toluidine) peut être subdivisé de la manière suivante :
i. Produits de l'oxydation de l'Aniline : — Noir d'aniline, Induline, Nigrosine, Bleu de méthylène.