COMBINAISONS AYANT POUR BASE LA SAFRANINE
{Coupes seulement,)
244. Saft*anine et Kernsch'warz. — Je recommande entre toutes cette combinaison, qui pour bon nombre d'objets m'adonne de meilleurs résultats que tout autre procédé. J'ai décrit au numéro 115 le procédé que j'emploie.
246. Safranine et LichtgrOn ou Sseureviolett (Benda, Verh. d. Phys. Ges. zu Berlin, 1891, 4 et 5 ; aussi dans VArch. f. Phys. de du Bois-Reymond, 1891). — Colorer des coupes pendant vingt-quatre heures dans de la safranine anilinée ; puis colorer pendant environ une demi-minute dans une solution de 5 grammes de Lichtgriin ou Sàureviolett (à prendre chez Grûbler) dans 200 ce. d'alcool, déshydrater, et passer par l'essence de bergamote et le toluol au baume de Canada. Je reproche à cette méthode, qui m'a donné de très bons résultats, d'exiger l'emploi de coupes exceptionnellement minces. Il faut faire très attention à ne pas prolonger la coloration par le Lichtgriin, qui exerce une action décolorante considérable sur la safranine.
1 B. N. — A partir d'ici, les combinaisons citées ne peuvent guère être utilisées que pour la coloration de coupes, et non d'objets entiers.
246. Safranine, grentiane et orange (Flemhing, Arch, f. mik. Anal., XXXVII, 1891, p. 249 et p. 688). - Méthode célèbre. Colorer, au mieux pendant deux ou trois jours ou même semaines [Anat. Ergeb,^ in,p. 68) dans de la safranine anilinée, rincer à Teau, décolorer dans de Talcool acidulé au maximum par 0,1 p. 100 d'acide chlorhydrique jusqu'à ce qu'il ne s'extraie presque plus de couleur. Colorer ensuite pendant une à trois heures dans du violet de gentiane (solution aqueuse simple, ou bien le procédé de Gram, n® 168), laver à Teau, et traiter par une solution aqueuse concentrée d'orange, laquelle en vertu de ses propriétés acides extrait plus ou moins du violet de gentiane. Après quelques minutes au maximum, et pendant que les coupes cèdent encore de pâles nuages violets si on les agite, on les met dans Talcool absolu, on les y laisse jusqu'à ce qu'elles n'y perdent presque plus de couleur, on éclaircit à l'essence de girofle ou de bergamote, et avant que les derniers pâles nuages de couleur aient cessé de se montrer on monte au baume.
L'orange à employer est Torange G de Grûbler (fabrique de Meister, Lucius et Brûning à Hôchst, ou de l'Actiengesellschaft fur Anilinfabrication à Berlin).
Ce procédé n'est pas censé donner une coloration triple^ mais une coloration mixte. Nous en parlons encore au chapitre des Méthodes Cytologiques.
Je n'ai pas assez d'expérience de celte méthode pour avoir qualité de porter un jugement déûnitif à son égard. Je puis cependant dire qu'elle est d'une exécution très délicate — il suffit du moindre manque de jugement dans les opérations de décoloration pour tout compromettre — et en conséquence les résultats sont plus ou moins aléatoires.
J'ai bien obtenu par ce procédé des résultats qui paraissent être ceux que, d'après la description de Flemming, ce procédé doit produire. Ce sont des images fort belles, mais je préfère en général celles de la méthode du Kernschwarz et safranine, qui a en tout cas l'avantage d'être parfaitement sûre.
Voici maintenant une modification du procédé de Flemming, prér»onisée par Reinke [Arch. f. mik, Anat,^ XLIV, 2, 1894, p. 262). Des coupes (de matériel fixé au liquide de Heréiann) sont mises pour vingt-quatre heures dans une solution concentrée de sulfite de potassium. On rince à l'eau et on colore pendant une ou deux heures dans la safranine. On lave bien à l'eau et l'on colore pendant vingt-quatre heures dans un mélange « neutre > de violet de gentiane et d'orange, qu'on prépare comme suit. On ajoute à une solution aqueuse concen-
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trée de violet de gentiane quelques gouttes de solution aqueuse concentrée d'orange.
La solution se précipite en partie par suite de la formation d'une couleur neutre imparfaitement soluble, mais redevient presque claire si l'on ajoute un excès d'eau.
Une goutte du mélange déposée sur du papier buvard doit faire une tache d'un violet pur ou brun au centre avec un étroit liséré d'orange pâle.
On met les coupes « dans cette solution > sans avoir ûltré (je tra* duis littéralement; il est impossible de comprendre si l'auteur veut dire le mélange concentré ou le mélange étendu d'eau). Après vingtquatre heures on déshydrate rapidement dans l'alcool absolu, et on éclaircit à l'essence de girofle.
On peut conserver la solution de gentiane neutre en y ajoutant un tiers d'alcool.
Le lecteur aura bien remarqué que les instructions de Reinke ne sont rien moins que précises. Elles sufQront, je pense, le plus souvent pour mener au but. Un essai fait avec le mélange, mais sans mordancage préalable par le sulfite de potassium, m'a donné des résultats sensiblement identiques à ceux du procédé de Flemming. Il me semble qu'avec le procédé de Reinke on doit avoir moins souvent des insuccès qu'avec celui de Flemming.
247. Safranine et hématozyline (Rabl, Morph, Jahrb., X, 1884, p. 215). — Colorer très légèrement à l'hématoxyline (vingt-quatre heures dans une solution extrêmement allongée d'hématoxyline de Delafield), laver à ralcool acidifié par THCl, colorer fortement à la safranine. Ici la safranine est le colorant nucléaire et Thématoxyline le colorant plasmatique. Cette méthode m*a donné de forts bons résultats, il y a quelques années ; mais je la considère comme démodée.
Pour la coloration de préparations de sançy FoÀ fait un mélange des deux couleurs. (Voir à la Deuxième Partie.)
248. Bleu d'aniline et safranine (Garbini, ZooL Anzeig., 1886, p. 26; eiZeit, f, wiss. Mik., V, 2, 1888, p. 170). — Excessivement compliqué.
249. Nigrosine ou carmin d'indigo et safranine (Kossinski, Zet7 . /". unss. Mik.f VI, 1, 1889, p. 61). -—J'ai essayé la combinaison avec la nigrosine et n'ai pas réussi.