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MÉTHODES D'INCLUSION

259. Les méthodes d'inclusion ou d'enrobage sont des procédés ayant pour but d'englober les objets petits ou délicats dans des substances plastiques qui les soutiennent de tous côtés de manière à permettre de les diviser en tranches minces sans les comprimer et sans déranger les rapports de leurs parties. Au début de cette branche de la technique, on ne visait qu'à entourer les objets par une substance de nature à leur prêter un support suffisant à l'extérieur, sans se préoccuper de faire pénétrer cette substance à l'intérieur pour prêter le même support aux éléments anatomiques; c'est là l'inclusion ou l'enrobage simple, méthode qui rend encore aujourd'hui des services pour les coupes d'objets dont l'intérieur ne se laisse pénétrer par aucune des masses d'inclusion connues, comme, par exemple, l'encéphale humain entier. Mais la technique moderne n'en est pas restée là. Mettant en œuvre des procédés d'infiltration, on réussit aujourd'hui à remplir avec la masse d'inclusion toutes les cavités qui peuvent exister dans un organisme, à entourer chaque organe et chaque élément, à en pénétrer même la substance des cellules. Par ce moyen, on communique aux tissus une consistance qui permet de les débiter en tranches très minces dans lesquelles les rapports naturels de tous les organes et de tous les éléments se trouvent exactement conservés.

On arrive à l'une ou l'autre de ces fins par l'emploi de masses d* inclusion appropriées au but qu'on se propose. A ce point de vue, on peut distinguer deux groupes de masses d'inclusion : les masses aqueuses^ telles que la gomme arabique, la gélatine, le savon, qui se laissent mêler à l'eau, et servent à enrober et à infiltrer des tissus sans les déshydrater ; et les masses anhydres, telles que la paraffine, la cire, le collodion, qui peuvent bien elTectuer le simple enrobage

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d'objets humides, maïs qui ne sauraient les inQltrer qu'à condition d'une déshydratation préalable. L*emploi de masses humides est souvent nécessaire dans les recherches cytologiques, et souvent très commode, quelquefois même nécessaire, en physiologie et en pathologie; les masses anhydres, au contraire, se prêtant mieux à la pré- . paration des séries de coupes, sont les plus employées en embryologie et en anatomie normale. Aujourd'hui c'est surtout la paraffine qui sert à ce genre de travaux. .

260. MIorotoxnes. — Le cadre de cet ouvrage exclut en principe toute description d'iustrumenls. Nous pensons qu'il sera cependant utile de dire deux mots sur les microtomes avant de passer à Texposé des manipulations spéciales des inclusions. Nous venons de dire que la méthode de la paraffine est la méthode normale de Tanalomie et de l'embryologie. Il s'ensuit que le micro tome de Fembryologiste ou du zootomiste doit être fait en vue de remploi général de cette méthode.

Mais il doit aussi pouvoir servir au besoin pour la confection de coupes de matériel non déshydraté, ou enrobé dans une substance moins dure que ne Test la parafHne, dans le collodion par exemple. La paraffme est une masse très dure, le collodion est une masse beaucoup moins dure, et plus ou moins élastique. Des masses aussi dissemblables ne se laissent pas couper avec la même facilité et la même perfection au moyen de dispositifs mécaniques identiques. Il en résulte que tel micro tome qui donne avec la paraffine les coupes les plus parfaites qu'il soit possible de réaliser est très impropre à couper le collodion ou autre masse ^enrfre et élastique. En conséquence, à moins que l'anatomiste ne puisse disposer de deux microtomes, l'un pour la paraffine, l'autre pour le collodion, les tissus frais ou congelés, etc. (ce qui sera bien), il fera mieux de choisir un modèle n'ayant peutêtre pas les qualités spéciales que seul peut avoir un instrument imaginé en vue d'un genre de travail très spécial, mais qui donne des résultats suffisamment bons en même temps avec la paraffine et avec les masses molles.

Parmi les microtomes les plus connus qui remplissent ces conditions, nous citerons celui de Zeiss, celui de Reiciiërt, à Vienne, celui de Sciianze, à Leipzig (excellent, d'un emploi très facile, et aussi très bon marché, car il ne coûte, si nous ne faisons erreur, que 80 marks, soit 100 francs). Mais à notre sens, le microtome qui répond le mieux aux besoins de l'anatomiste général, est celui de Tiioma, construit par Jung, de Heidelberg. Nous ne saurions mieux conseiller le lecteur qu'en l'engageant à se commander chez Jung [adresse R. Jung, Mechaniker, in Heidelberg) un microtome Thoma modèle moyen, soit n<* 2' ou 4, avec toutes les améliorations les plus récentes, y compris la vis raicromélrique à tambour enregistrant, perfectionnement que nous pouvons assurer, d'après notre expérience, n'être nullement une superfluité. On trouvera une description détaillée de ce bel instrument dans le Journal de Mici'ographie de novembre et décembre 1883. Ou bien celui de Aug. Becker à Gottingen, dont on trouvera une description dans Zeit, f. wiss. Mik., II, 1885, p. 453, ou Joui'n. lioy. Mie, Soc, 1886, p. 334. Ce modèle est en principe le même que celui de Thoma, mais possède quelques changements de détail qui sont des perfectionnements. L'un et

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