CHAPITRE PREMIER INTRODUCTION
1* Prépapatlon préalable et préparation ultérieure. — Après un examen superficiel des pages qui vont suivre, le lecteur novice pourrait bien éprouver un moment d'embarras à la vue des nombreuses méthodes et formules que nous nous proposons de lui faire connaître. Qu'H se rassure ! Noua allons essayer, moyennant un groupement ratioanel de nos matériaux, d'introduire un peu d'ordre dans ee dédale apparent. En effet, la plupart de ces procédés, qui paraissent être faits pour effrayer par leur nombre et leur désordre, ne sont que des procédés accessoires, destinés à élucider des détails très spéciaux ; beaucoup d'entre eux s'emploient très rarement, et tous viennent se grouper natureUement autour de deux ou trois Méthodes normales typiques.
En premier lieu, on peut distinguer, dans la technique de n'importe quel genre de recherche microtomique, deux étapes : \il prèparalioii préalable et Is. préparation ultérieure. Or, la prepnration préalable est essentietiement identique dans toutes les mélhodes ; les divergences se montrent surtout dans les détails de la préparation ultérieure. Par préparation préalable nous entendons cet ensemble de manipulations que les naturalistes allemands appellent Conservirungsmethoden, et qui a pour but effective ment de rendre les tissus Ait AT, uicRoac. i
propres à se conserver à travers toutes les opérations ultérieures auxquelles ils doivent être soumis. Cette étape comprend : 1** Topération de tuer d'une manière appropriée l'animal à étudier ; 2*^ la fixation des tissus ; 3^ les lavages et autres manipulations ayant pour but de les débarrasser de l'agent Oxateur et de remplacer ce dernier par un liquide conservateur ou par tout autre réactif qu'on désire employer.
Nous donnons un peu plus loin la description générale des opérations de la préparation préalable, et nous passons tout de suite à la considération de la préparation ultérieure.
2. Préparation ultérieure par la voie humide et par la Méthode de déshydratation. — La préparation ultérieure se fait toujours par l'une ou l'autre des deux méthodes : la voie humide et la méthode de déshydratation. Suivant la première méthode, les colorations, les lavages et toutes les opérations préliminaires, de même que la conservation définitive, se font avec des milieicx aqueux; suivant la seconde, on déshydrate les objets pour les étudier dans le baume ou quelque milieu semblable, qui sert également à les conserver en préparations permanentes.
Un objet conservé dans la glycérine diluée est un exemple de la première de ces méthodes ; un objet monté dans le baume, un exemple de la deuxième. On doit nécessairement employer la méthode de préparation par la voie humide toutes les fois qu'il s'agit d'étudier l'objet dans un milieu n'ayant pas la haute réfringence des résines que nous sommes obligés d'employer pour la conservation des préparations déshydratées, et même toutes les fois qu'il est indispensable d'éviter, autant que possible, le ratatinement des éléments qui accompagne toujours, nonobstant toutes les précautions, la déshydratation des tissus. On doit également l'employer pour l'examen de tissus frais toutes les fois qu'on désire connaître leur structure avant qu'elle ait été altérée par TefTet de réactifs qui leur enlèvent leur eau naturelle.
Mais, toutes les fois qu'il n'existe pas de semblables raisons pour préférer la voie humide, il convient d'employer la méthode de déshydratation. Nous voulons dire que, dans la technique moderne, la méthode de préparation par déshydratation est la méthode principale, et la méthode de préparation par la voie humide, la méthode accessoire. Et il en est ainsi pour deux motifs. On trouve en général, à part les exceptions que nous avons indiquées, que les préparations au baume, convenablement faites, montrent mieux les rapports des éléments et donnent des vues d'ensemble plus instructives que les
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