Bleu de Prusse de Robin. — Voyez numéro
450. Bleu de Prusse de Ranvier {Traité, p. 119). — On prend 1 partie de gélatine solide et 2S parties de solution saturée de blieu de Prusse (préparée comme nous le dirons tout à l'heure). Laisser ramollir la gélatine une demi-heure à une heure dans Teau ; la laver à Teau distillée et la faire fondre dans une éprouvette au bain-marie. Mettre la solution de bleu de Prusse dans une autre éprouvette plongée dans le même bain-marie, pour la maintenir à la même température que la gélatine. Verser la gélatine peu à peu dans le bleu de. Prusse; maintenir le mélange dans le bain-marie et remuer continuellement avec un agitateur de verre jusqu'à ce que le précipité grumeleux qui s'est formé au premier moment ait disparu. On constate que le bleu est parfaitement dissous lorsque la baguette de verre retirée du liquide ne présente pas de granulations bleues à sa surface. Filtrer sur de la flanelle neuve, et maintenir Tinjection au bain-marie à la température de 40^, jusqu'à ce qu'on en remplisse la seringue.
Il y a des gélatines avec lesquelles il se produit un précipité persistant; il faut les rejeter absolument; mais il faut savoir que le précipité qui se forme toujours, même avec la meilleure gélatine, disparait quand on continue de chauffer.
La solution de bleu de Prusse se prépare ainsi :
On prend une solution concentrée de sulfate de protoxyde de fer dans Teau distillée, et on la verse lentement dans une solution concentrée de prussiate jaune de potasse : il se précipite du bleu de
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Prusse insoluble. A la fln de Topération il doit rester un excès de prussiate de potasse dans la liqueur, ce dont on s*assure en en prenant une petite portion et en constatant qu'une nouvelle goutte de sulfate de fer y donne encore un précipité. On filtre sur une chausse de feutre. Au-dessous de celle-ci est disposé un entonnoir de verre avec un filtre en papier. Le liquide coule d*abord clair et jaunâtre dans l'entonnoir inférieur. On ajoute par petites quantités de Teau distillée dans la chausse, et Ton continue à laisser filtrer; peu à peu le liquide sort de la chausse légèrement teinté en bleu, mais au-des- I sous du second filtre il ne présente pas cette coloration. On continue
f ainsi pendant plusieurs jours à ajouter de Teau distillée dans la
chausse, jusqu'à ce que le liquide bleuisse au-dessous du second entonnoir, dans le flacon disposé pour cela. A ce moment, le bleu de Prusse est devenu soluble. Pour le recueillir, il faut retourner la chausse et l'agiter dans l'eau distillée. Le bleu s'y dissout, si la quantité d'eau est suffisante.
La solution ainsi obtenue peut être conservée telle quelle pour les injections, mais, comme il est plus commode d'avoir une provision de bleu de Prusse soluble à l'état solide, il est utile de l'évaporer à l'étuve et de conserver le résidu solide dans des flacons. Pour s'en servir on le fait dissoudre à saturation dans l'eau distillée; pour les injections il est toujours nécessaire que la solution soit saturée.
On peut injecter cette solution telle quelle ; jamais elle ne transsude à travers les parois des vaisseaux. On peut aussi mélanger ce bleu de Prusse avec la glycérine au quart.
Ranvier a trouvé que les injections au bleu de Prusse soluble sont les seules qui lui aient donné de très bons résultats.
451. Bien de Berlin soluble (Brucke, Arch. /*. mik. Anàt., 1865, p. 87). — On verse dans une solulion concenlrce (10 p. 100 ou plus) de ferrocyanure de polassium une quantité de solulion diluée de perchlorure de fer telle que le poids du perchlorure qu'elle contient soit le 1/8 ou le 1/10 de celui du ferrocyanure. On met le précipité sur une chausse, et on le lave avec l'eau mère jusqu'à ce qu'il ne.s'écoule plus qu'un liquide jaune; puis on le lave, toujours sur la chausse, avec de l'eau distillée jusqu'à ce que le liquide filtré passe bleu; alors on sèche le précipité, on le comprime dans une presse entre des feuilles de papier buvard, on brise en morceaux la masse comprimée, et on sèche les morceaux à l'air.
Ou bien en emploie le procédé suivant, qui a l'avantage d'être moins coûteux :
On fait une solution de ferrocyanure de potassium contenant 217 grammes de sel par litre d'eau, et l'on ajoute 2 volumes de solution saturée de sulfate de soude. On fait aussi une solution de 1 partie de chlorure de fer sec du commerce dans 10 parties d'eau, et on ajoute également 2 volumes de solu-
lion saturée de sulfate de soude. Ou ajoute, en remuant, 1 volume de la solution de chlorure à 1 volume de la solution de ferrocyanure. On met sur une chausse le précipité qui se forme, on le lave et on traite pour le reste comme ci-dessus.
Pour se servir de ce bleu soluble, on en combine la solution saturée avec assez de gélatine pour former une gelée après refroidissement. Chauffer à 60® environ, et injecter avec une seringue chauffée ; il n'est pas nécessaire de chauffer le sujet. Il vaut mieux, selon Brûcke, éviter la glycérine pour monter les pièces, la glycérine ayant pour effet de faire pâlir la couleur (nous pensons cependant que la glycérine doit suffire à conserver la couleur, si elle est acidulée par Tacide acétique (1 p. 100 environ).
452, Bleu de Prusse (Thiersch, Arch. f. mik. Anal., 1865, p. 148). — On prend :
1** Une solution saturée de sulfate de fer;
2® Une solution saturée de prussiate rouge (ferrîcyanure) de potassium;
3** Une solution saturée d*acide oxalique;
4° Une solution de 1 partie de gélatine dans 2 parties d'eau.
On môle 12 ce. de la solution de sulfate de fer avec 30 grammes de la solution de gélatine, à une température de 25^ R.
Puis on môle, à la même température, 24 ce. de la solution de ferricyanure avec 60 grammes de la solution de gélatine, et Ton ajoute 24 ce. de la solution d'acide oxalique. On agite bien, puis on ajoute le mélange de gélatine et de sulfate de fer. On maintient le tout à la température de 20*^ à 23° R., en remuant toujours, jusqu'à
ce que tout le bleu de Prusse soit précipité. On chauffe alors à ^
l(y R., et Ton flltre sur de la aanelle.
453. Masse au bleu de Berlin soluble (Hoyer, Arch. f. mik. Anat., 1876, p. 649). — Hoyer recommande de précipiter du bleu de Berlin, et de le mettre avec un peu d'eau dans un dialyseur. On change Teau extérieure jusqu'à ce que le bleu de Prusse commence à dialyser à travers le parchemin. On peut alors, après avoir allongé le bleu de Prusse avec de l'eau, le filtrer sur du papier, opération qui devient facile après la dialyse.
On peut injecter la solution telle quelle, ou la combiner à la gélatine.
A cet effet, il convient de mêler d'abord une petite quantité d'une solution très diluée et chauffée de bleu de Berlin avec une petite quantité d'une solution modérément diluée de gélatine ; on obtient ainsi une solution parfaitement claire et homogène qu'on peut alors additionner de solution de gélatine plus concentrée et de solution de bleu de Berlin plus concentrée.
On procède ainsi jusqu'à ce qu'on ait obtenu une masse saturée de bleu de Berlin, mais parfaitement homogène et transparente. Hoyer a toujours trouvé qu'en mêlant la gélatine et le bleu de Berlin sans cette précaution on obtit^iit une masse granuleuse ou grumeleuse. Par l'addition d'hydrate de chloral (n® 415), cette masse peut être conservée sans altération pendant loti g temps.
454. Masse au bleu de Berlin (Fol, Zeit. /*. wiss. ZooL, 1883, p. 404; Lehrh.^ p. 14). — Fol recommande de faire une masse en gélatinisant le bleu de Berlin soluble du commerce, ou bien celui de Brûcke. Ce bleu ne se conservant pas très bien, le bleu de Prusse de Thierach (n** 452) lui est préférable sous ce rapport. On peut injecter la mrisse telle quelle, ou bien on peut la laisser solidifier et l'envelopper dans du tulle ou un filet fin et la comprimer en vermicelles sous Feau, comme nous Tavons dit ci-dessus (n<* 447), laver ces vermicelles, les mettre sécher sur du papier parchemin, et les conserver dans des flacons. Pour s'en servir, on les laisse ramollir dans Teau et on les fait fondre avec une addition d'acide oxalique suffisante pour permettre d'obtenir la solution complète. (On ne peut pas faire fondre les vermicelles avant de les sécher, parce qu'ils ne fondent pas assez bien sans l'addition d'acide oxalique.)
455. Bleu de Prusse soluble de Guignet. — Voyez Journ. de miavgr.y 1889, p. 94.