MASSES AU COLLODION
490. Masses à la celloldine (Scuiefferdecker, Arch, f. Anal, u. Phys.y 1882, p. 201). — Ces masses trouvent leur emploi principal pour les préparations par corrosion ; mais elles donnent aussi de bons résultats pour les injections ordinaires. Elles ont surtout l'avantage de conserver très bien la forme des vaisseaux.
Les seringues doivent être bien nettoyées de toute graisse. On remplit la canule d'éther. Il faut pousser l'injection rapidement, car la masse se prend vite parle contact des tissus aqueux. On nettoie les seringues et les canules avec de l'élher.
Pour faire la corrosion des pièces injectées, on les jette dans de l'acide chlorhydrique, et on les y laisse, en renouvelant de temps à autre l'acide si cela parait nécessaire, jusqu'à ce que les tissus soient détruits. On lave sous un robinet d'eau pendant plusieui*s semaines et l'on monte dans la glycérine ou dans le liquide de Galberla.
1. Celloïdine à V asphalte, — On pulvérise de l'asphalte dans un mortier, et on le laisse macérer avec de l'éther dans un récipient bien fermé, pendant vingt-ijualre heures. Puis on décante la solution et l'on y fait dissoudre de la celloïdine en petits morceaux jusqu'à consistance d'huile. C'est la meilleure de ces masses.
2. Celloïdine à la vésuvine. — On fait une solution concentrée de vésuvine dans l'alcool absolu, et l'on y fait dissoudre de la celloïdine. La couleur n'est pas durable.
3. Celloïdine bleu foncé, — A une solution de celloïdine dans un mélange
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à parties égales d'éther et d*alcool absolu on ajoute du bleu de Berlin pulvérisé.
4. Celloïdine rouge foncé. — Comme le mélange précédent, le cinabre pulvérisé étant employé à la place du bleu de Berlin. Ces deux couleurs doivent être broyées dans un mortier avec un peu d*alcool absolu, de manière à former une pâte que Ton ajoute à la solution de celloïdine. Il faut éviter d'employer une trop grande quantité de ces couleurs, sous peine de voir la masse devenir fragile. On peut passer la masse à travers une chausse de flanelle saturée d*éther.