‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 128 sur 1006 · CH10S · texte numérisé non relu

CH10S

Statère 15^-36

\j± statère 7 68

1/3 de stat. (trité) 5 12

1/4 — (tétarté). 3 84

1/6 — (hecté) • 2 56

1/12 — (hémi-hecté), 1 28

1/24 — (myshémi-hecté) 0 64

1/48 — (hémi-obole). 0 32

1/96 — (tartémorion) 0 16

Nous donnerons, en traitantdes monnaies Les monnaies qui suivent, bien qu'ayant de billon frappées à Lesbos, les divisions le type de Lampsaque, n'appartiennent théoriques du même étalon pour l'argent. pas au même système:

329. — Protomé de cheval ailé, bondissant à gauche ; au-dessus, un fleuron stylisé, la pointe en bas. — ï^. Carré creux partagé en quatre compartiments.

El. 20 ; statère milésiaque, 14 gr. 02 (Paris) Pl. VIII, fig. 5.

330. — Autres ex., 14gr. (Greenwell) ; 13 gr. 98 (Londres)', 13 gr. 87 (Berlin)

Les poids des différents exemplaires de adopté dans cette ville pour la taille de

ce statère l'éloignent de l'étalon normal de l'électrum, se substituant à l'étalon de

15 gr. 36. Cette pièce est taillée suivant un 15 gr. 36. On peut aller plus loin : ce qui va

étalon milésiaque de 14 gr. 03, et comme suivre permet d'affirmer que Lampsaque

le style, la fabrique, le type, le carré creux conclut, à un moment donné, avec Chios

ne permettent guère d'hésiter à la classer et sans doute d'autres villes, un traité

à Lampsaque, il faut admettre qu'à une d'alliance monétaire pour la frappe de

époque déterminée l'étalon milésiaque fut monnaies d'électrum de poids milésiaque.

§ III. — Chios.

La grande île ionienne de Chios, dont la capitale était sur la côte orientale, en face d'Erylhrées 2, fut un des centres commerciaux les plus florissants du bassin de la

1. B. Head,CûEtaZ. Joriia, p. 7 et pl. T, 22; Wroth, Catal. Mysia, p. 78 et pl. XVIII, 3; Six, dans le Num. Ghron.i 1890, p. 2 10-217 fn«> 7.

mer Egée, et aussi l'un des foyers les plus brillants et les plus féconds de l'art ionien ; il y eut une école de Chios comme une école de Samos et de Naxos, et Ton connaît

2. Hérodote remarque qu'on parlait le même dialecte dans les deux villes. Hérod., I, 142.

CHIOS

les noms et les œuvres de plusieurs des sculpteurs chiotes de la période primitive. Ce sont, à la. fin du vue siècle : Mikkiadès et son fils Archermos qui sculptèrent une célèbre statue cTArtémis ailée retrouvée à Délos 1 ; les enfants d'Archermos, Boupalos et Athénis qui florissaient au milieu du vie siècle.

Les Chiotes coopérèrent à la fondation de Naucratis ; ils s'allièrent aux Milésiens contre le roi de Lydie Alyatte 2; ils subirent, comme tous les Ioniens, le joug des Perses, à partir de la conquête de Cyrus en 546 3. Lors de la révolte de l'Ionie contre Darius, en -498, Chios se jeta avec ardeur dans l'insurrection et fut choisie pour être le centre des approvisionnements de la Hotte grecque. A la bataille de Ludé en 494, où ils avaient 100 vaisseaux, les Chiotes firent, avec ceux de Milet, des prodiges de valeur 4. Aussi, le châtiment n'en fut-il que plus terrible ; Chios fut dépeuplée comme Lesbos et Ténédos, par une véritable chasse à l'homme (aa-piveta), dit Hérodote ;i.

Au temps de l'invasion de Xerxès en Grèce, le tyran de Chios s'appelait Strattis ; les Grecs conspirèrent contre lui, mais le complot fut déjoué 6. Chios ne se releva complètement qu'après les défaites réitérées des Perses en 480 et 479. Avant même la bataille de Mycale, Chios se révolta contre les Perses et donna la main aux Athéniens pour les aider à délivrer les villes d'Ionie . Elle fut l'une des premières à se ranger sous l'hégémonie athénienne 7.

Slrabon remarque que le sol de Chios était particulièrement favorable à la culture de la vigne 8. Le type du sphinx ailé qui paraît d'une manière constante sur ses monnaies, est un symbole dionysiaque qui fait allusion à l'abondance et à la renommée des vignobles de l'île.

Le style des premières monnaies d'électrum décrites ci-dessous, lesplace au vie siècle ; il y a des pièces d'argent au même type qui sont contemporaines (ci-après, chap. vu, § iv).

331. — Sphinx ailé, assis à droite, les pattes de devant juxtaposées; il est placé sur une ligne de grénetis; une longue vrille de vigne orne le sommet de sa téte. — fy. Carré creux partagé en quatre compartiments.

Kl. 20; statère milésiaque, 14 gr. 11 (Paris) Pl. VIII, fig.6.

— Variété, le revers du même coin, 14 gr. 05 [Paris) Pl. VIII, fig. 8. '333. — Autre exemplaire, 11 gr. 04 [Londres) \

1. M> Collignon, Hist. de la sculpture grecque, t. I, p. 134 et suiv. ; voyez ci-dessus, p. 166.

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