‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 161 sur 1006 · Autre exemplaire, 5 gr. 35 [Paris) Pl. X, fig · texte numérisé non relu

Autre exemplaire, 5 gr. 35 [Paris) Pl. X, fig

41 J . — Autre exemplaire, 5 gr. 20 [Paris) Pl. X, fig. 11. — Autres, dont les poids s'échelonnent de 5 gr- 37 à 5 gr. 32 [Londres) 2.

1. B. Head, Brit. Mus. Gâtai. Lydia, p. 7, n03 37 2. B. Ilead, op. cit., p. 7, n"* 41 à 53 et pl. 1, 18 et 19. et suiv. et pl. I, 17.

LES CRÉSÉIDÉS DOK ET D^ARGENT

412. — Tiers de statère ou tétrobole d'argent. Pièce très fruste, 3 gr. 45 (Paris) Pl. X, fig. 12.

On n'a pas encore signalé jusqu'ici bole d'argent; le poids normal de celte d'exemplaire dusixième de slatère ou dio- division est 1 gr. 81.

413. — Douzième de slatère ou obole d'argent. Pièce fruste, 0 gr. 78 (Londres) \

Nous expliquons au t. II de notre Première Partie, l'organisation du système bi-métalliste de Crésus; elle repose sur le rapport de valeur de l'or à l'argent qui était comme 1 à 13 */3 . Dans ce rapport, le talent, la mine, le statère, l'obole d'or valaient respectivement dix talents, dix mines, dix slatères, dix oboles d'argent du même poids.

D'autre part, ainsi que nous l'avons dit tout à l'heure, du moment que les villes grecques sur lesquelles Crésus exerçait son hégémonie frappaienldes monnaies d'électrum suivant deux sytèmes, le milésiaque avec un slatère de 14 gr. 56 au maximum, et le phocaïque avec un slatère maximum de 16 gr. 82, il fut indispensable à Crésus d'établir deux systèmes pour ses monnaies d'or, afin que ces nouvelles pièces pussent s'échanger sans fractions avec un nombre déterminé de pièces d'électrum, aussi bien a. Phocée et à Cyzique qu'à Éphèse et à Milet.

C'est ainsi que s'explique logiquement la coexistence de la double série des créséides d'or. Le rapport de valeur fixé entre l'or et l'électrum était comme 3 à 4 ou comme 1 à 1 ^3 ; de sorte que le statère d'or pur de 10 gr. 89 était l'équivalent exact du statère

d'électrum milésiaque de 14 gr. 52; le statère d'or pur de 8 gr. 17 était, de son côté, l'équivalent d'une pièce d'électrum de 10 gr. 89, cette dernière étant les 2/3 du stalère phocaïque de 16 gr. 31. Il fallait par conséquent 3 statères d'or pur de 8 gr. 17 pour l'aire l'équivalent de 2 statères d'électrum de 1G gr. 34.

Quant au rapport de l'électrum à l'argent, il était comme 1 à 10. Le slatère d'or de 10 gr. 81) était l'équivalentde 10 statères d'argent du même poids; deux créséides d'or de 8 gr. 17 équivalaient à 15 créséides d'argent de 10 gr. 89.

En résumé, dans le système monétaire de Crésus, l'or est à l'argent comme 1 à 13 1 3 ; l'or est à l'électrum comme 1 à 1 73 ; l'électrum est à l'argent comme 1 à 10.

Si l'on voulait persister à classer des monnaies d'électrum aux rois de Lydie prédécesseurs de Crésus, il faudrait admettre une réforme radicale de la monnaie lydienne par ce prince qui n'aurait conservé des traditions de sa dynastie ni le système pondéral, ni l'aloi, ni les types, ni la fabrique. Cela serait contraire à tout ce que nous observons dans les monnaies des autres dynasties royales de l'antiquité ; ces monnaies se distinguent, en effet, par la

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