Hérod. IV, 166. Les monnaies d'argent que le
l'analyse chimique, le métal de la darique n'a que 3 pour 100 d'alliage. C'est là une des causes principales de la vogue immense de la darique dans tout le monde grécoasiatique; la régularité du poids et la commodité des divisions pour le change et les opérations de commerce sont les autres motifs qui firent que, dans toute l'antiquité hellénique, la darique fut, avec les tétradrachmes d'Athènes et les monnaies d'or et d'argent d'Alexandre, le numéraire le plus populaire.
La darique pèse normalement 8 gr. 415 ; elle a donc un poids sensiblement plus élevé que la créséide dont le poids normal est 8 gr. 17.
Ce poids de 8 gr. 41 n'est autre chose que le sicle faible du système pondéral chaldéo-assyrien ou babylonien; il est, par conséquent, la moitié du sicle fort de 16 gr. Si appliqué à la taille de l'électrum phocaïque. De même, le poids de 5 gr. GO donné au sicle médique ou drachme achéménide est la moitié de 11 gr. 20, poids du sicle du système babylonien mineur, pour l'argent 1 .
La monnaie royale des Perses Achéménides en or et en argent n'a aucun des nombreux multiples et sous-multiples que nous constatons dans les systèmes monétaires de fAsie-mineure 2. Ce n'est que sous
satrape Aryandès faisait frapper en Égypte et qui excitèrent la jalousie de Darius, si Ton en croit ce passage d'Hérodote, ne pouvaient être que des imitations de monnaies grecques primitives, comme en renferment en abondance les trouvailles faites dans la basse Égypte.