B. Ilead, op. cil., p. 17, n° 12 et pl. I
275 éphèse 276
No 440.
440. — Abeille vue de dos et volant. — 1^. Carré creux. M 10 ; hémi-drachme milés., 1 gr. 47 (Berlin) \
441. — Abeille vue de dos, les ailes écartées. — 1^. Carré creux. M 7 ; obole milés., 0 gr. 45 (Paris) Pl. XI, fig. 17.
442. — Abeille vue de dos et volant. — fy. Carré creux. iR 8; obole milés., 0 gr. 56 (Paris) Pl. XI, fig. 18.
Éphèse fut l'un des centres principaux de la révolte de l'Ionie contre Darius en 498, et c'est dans son port que débarqua la flotte athénienne venue au secours des insurgés. Néanmoins, cette ville qui, auparavant déjà, s'était si étroitement alliée aux rois de Lydie, se sépara des autres cités grecques au moment décisif. A la bataille de Ladé, elle trahit la cause hellénique en gardant la neutralité 2. Cette attitude qui favorisa le plan de campagne des Perses, épargna à Éphèse le sort de Milet, de Ghios, de Lesbos et des autres villes qui avaient si imprudemment levé l'étendard de l'insurrection. De tous les sanctuaires des villes grecques d'Ionie, le temple d'Éphèse fut le seul que les Asiatiques épargnèrent.
Cette défection peu honorable des Éphésiens en 494, eut une conséquence heureuse au point de vue numismatique. Grâce à elle, les monnaies d'Éphèse en argent forment une suite continue depuis la fin du vie siècle jusque sous l'empire romain.