‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 178 sur 1006 · Arthur B. Cook, The Bee in greek mythology · texte numérisé non relu

Arthur B. Cook, The Bee in greek mythology

La fidélité d'Éphèse envers le roi de Perse porta Xerxès à envoyer ses enfants dans cette ville, sous la garde de la reine de Carie Artémise, après sa grande défaite de Salamine, en 480. La bataille de Mycale où. il fut de nouveau et irrémédiablement vaincu, eut lieu en face du promontoire qui se trouve à peu de distance au sud d'Éphèse.

Bientôt après, Éphèse fit, comme les autres villes grecques d'Asie, alliance avec Athènes, et elle commença l'émission des longues séries de pièces d'argent qui ont toujours le type de l'abeille accompagné de la légende E<3>, puis E((>EIION.

L'Artémis éphésienne dont les attributs essentiels sont le cerf et l'abeille, était une divinité asiatique que les Grecs, seulement à l'époque postérieure, assimilèrent à leur Artémis. Le grand-prètre de son temple était appelé Essen : 'E<t<j/]v, xupioç xwv ffwv ou xoù [jLeX'.aatovo;, le roi des abeilles, le roi de la ruche, et les vierges, prêtresses de la déesse, portaient le nom de [aiXiaaai, abeilles2.

dans le Journal of hellenic Sludies, t. XV, 1895, p. 1 à 24.

SAMOS

Nous ne connaissons pas assez les religions des Lydiens, des Cariens ou des autres populations primitives de l'Asie-mineure, pour pénétrer le sens symbolique el mystérieux de ces appellations, ni pour expliquer pourquoi la déesse orientale d'Éphèse avait pour attributs le cerf et l'abeille. Quant à la déesse elle-même, elle avait dans son

En traitant des monnaies d'électrum de Samos, nous avons vu que l'étalon qui régnait dans l'île au moment de l'apparition de la monnaie, était l'euboïque et nous avons insisté sur les rapports politiques et commerciaux de Samos avec Chalcis d'Eubée, dès le temps des guerres de Lélante *. Ces relations, prolongées durant plusieurs siècles, suffisent à expliquer la présence du système euboïque à Samos.

Les monnaies d'argent de Samos frappées concurremment avec les monnaies d'électrum, dès le temps des tyrans prédécesseurs de Polycrate et durant les pre-

temple, une ancienne et étrange statue dont les types monétaires des temps postérieurs, les pierres gravées et une foule d'autres monuments ont popularisé l'image jusque sous l'empire romain.

Le type de l'abeille se rencontre pareil sur de petites divisions en argent de Panticapée dont nous parlerons plus loin.

mières années du règne de ce prince, suivent, les unes, l'étalon lesbiaque qui trahit les relations commerciales, historiquement connues, de Samos avec Lesbos; les autres, l'étalon euboïque.

Elles ne nous offrent dans leur ensemble que deux types; le mufle de lion et la tête ou protomé de taureau.

Le mufle de lion se retrouve aussi à Milet, à Smyrne, à Lesbos, à Panticapée et ailleurs; mais, ce mufle de lion, à Samos, toujours de face, présente une particularité qui n'existe dans aucun autre atelier: le lion a la peau de la mâchoire inférieure fendue et étalée de chaque côté des naseaux.

§ III. — Samos.

Premières monnaies d'argent.

A. Monnaies taillées suivant l'étalon lesbiaque.

i n. — Mufle de lion de face, les bajoues écartées. 1^. Carré creux à surface rugueuse.

& 12; tétrobole lesbiaque, 2 gr. 53 (Londres) Pl. XI, fig. 19 2.

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