‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 186 sur 1006 · B.Head, Jonia, p. 352,n°23 et pl. XXXIV · texte numérisé non relu

B.Head, Jonia, p. 352,n°23 et pl. XXXIV

2. B.Head, Calai. Ionia, p. 352, n° 27 et pl. XXXIV, 13. — Six a proposé de classer ces deux pièces

(nos 459 et 460) à quelque ville incertaine de Carie (Num. Chron., 1890, p. 240).

SAMOS

L'attribution à Polycrate des quatre groupes monétaires qui précèdentpeut être historiquement justifiée. En 5:28, le roi de Cyrène Arcésilas III, chassé de ses États, se réfugia à Samos auprès de Polycrate qui lui donna des soldats pour l'aider à reconquérir son trône. Arcésilas alla aussi à Rhodes enrôler des mercenaires, et à l'aide de cette double armée il réussit à rentrer dans Cyrène où il fit frapper des monnaies qui font allusion à son succès et qui, en même temps, devaient être pour les soldats, en quelque sorte des médailles commémoratives de l'expédition glorieuse à laquelle ils venaient de prendre part. Or, sur ces pièces cyrénéennes, le silphium de Cyrène se trouve associé aux types monétaires de Rhodes et de Samos, les deux îles où Arcésilas recruta son armée. La tête de lion de ces pièces est copiée sur celle du revers des monnaies samiennes que nous avons décrites sous les nos 459 et 460. En outre, les télradrachmes d'Arcésilas présentent une telle parenté de style avec les monnaies samiennes décrites plus haut, que la contemporanéité devient manifeste. Les monnaies d'Arcésilas III à Cyrène nous désignent donc les monnaies de Polycrate à Samos.

Les monnaies d'Evelthon, roi de Salamine (560-525), celles d'Athènes, sous Pisistrate, celles de Siphnos, d'Érétrie, de Chalcis et d'autres encore, commencent, à l'époque contemporaine de Polycrate, a avoir, comme les siennes, un type dans le carré creux du revers.

On voit par là que Polycrate, le premier, à Samos, peut-être pour imiter son allié Pisistrate, fit placer un type au revers de ses monnaies ; le premier, il rapprocha le mufle de lion et la tête de taureau, comme

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