‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 27 sur 1006 · Six, Num. Chron., 1890, p. 202, n° 9 (à Alyatte · texte numérisé non relu

Six, Num. Chron., 1890, p. 202, n° 9 (à Alyatte

5. B. Head, Catal. Lydia, p. 4, n°* 22, 23 et 24; Num. Chron., 1887, p. 286 et pl. X, 24.

MILET

Cyzique *. En déchiffrant les mêmes caractères dans un autre sens, Six a proposé d'y reconnaître le nom du roi de Lydie Alyatte (610-561). La légende ne serait pas grecque mais lydienne. « Je ne vois, dit ce savant, aucun obstacle à compléter la légende en FaXFeiaxeç ou FaXFeaxeç. . . Rien n'empêche d'admettre que le nom d'Alyatte, dont nous ne connaissons que la forme grecque, 'AXodfTT7)ç, ait commencé en lydien par un F qui, naturellement, ne s'est pas conservé dans la transcription d'Hérodote et des auteurs postérieurs. Le second F est moins facile à expliquer; on s'attendrait à le voir disparaître avant le et ou £ suivant, ce qui aurait donné 'AXeiaxnqç, ou bien, s'il était transcrit par u, comme Velia se dit rréXï] pour FéXï), de trouver 'AXuefaxxTjç ou 'AXuétfmjç. Il est donc probable que dans ces formes, et ou z ont été élidés entre les deux autres voyelles et que cette élision a été cause que la trace du digamma s'est conservée dans la voyelle 2. »

Cette ingénieuse conjecture est loin, toutefois, de nous satisfaire. 11 faut d'abord, pour l'admettre, préjuger que la légende est lydienne plutôt que grecque, ce que rien ne démontre. Nous ne connaissons pas la fin du mot et même, nous ne sommes pas sûrs d'avoir le commencement. Il faut vraiment un trop ardent désir de donner des monnaies aux rois de Lydie, prédécesseurs de Crésus, pour saisir dans ces lettres, encore incertaines pour la plupart, les élé-

1. Sestini, Slateri antichi, p. 51 ; Brandis, p. 179. Mommsen a mis en doute, avec raison, cette lecture, pensant que la légende en question est plutôt lycienne que grecque, mais il n'a proposé aucune explication nouvelle [Hist. de la monn. rom., t. I, P- 24).

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