Six, dans le Num. Chron. , 1890, p
ments du nom 'AXuamrjç. Ce nom, comme ceux de Sadyatte, d'Adyatte et d'autres encore, est composé de deux éléments, dont le second est le nom même du dieu Atys ou Attis l. La première partie de ce nom théophore est'AXu; quel qu'en soit le sens, il paraît bien difficile de la retrouver sous la forme 'FaXFs.. Cet élément AXu se retrouve dans le nom du fleuve Halys, sans doute aussi dans le nom de la ville d'Halicarnasse et dans d'autres noms de l'Asie-mineure occidentale; nulle part, on ne le trouve transcrit FaXFe ou FaXFc-, même dans des inscriptions indigènes.
D'un autre côté, on ne comprendrait guère pourquoi, seul de tous les rois lydiens, Alyatte aurait fait graver son nom sur ses monnaies, et même seulement sur quelques-unes d'entre elles. Ni Crésus, ni Polycrate, ni Darius et ses successeurs achéménides n'ont placé leurs noms sur les espèces qu'ils ont fait frapper. Bref, si l'on doit pour toutes ces raisons, repousser la conjecture de Six, il est prudent de ne pas lui en substituer une nouvelle ; mieux vaut se résigner à attendre des pièces plus complètes ou mieux conservées. Un jour, sans doute, il surgira un statère à flan plus large que les hectés décrites ci-dessus, qui donnera, avec une légende complète, la solution de cet intéressant problème d'où dépend le classement scientifique de la plupart des séries primitives en électrum.
A quelle époque et dans quel pays doiton classer les monnaies qui précèdent?
Nous traitons explicitement cette question au t. II de la iTe Partie du présent ouvrage. Nous devons donc nous borner, ici, à cor-