‹ Traite des monnaies grecques et romaines; (volume 2)Chapitre 297 sur 1006 · A. Joubin, op. cit., p · texte numérisé non relu

A. Joubin, op. cit., p

CHERSONESOS

Le mot Kvîotov correspond sur ces mon-

naiesaKHION, KAAYMNION, NIIYPION,

etc., qu'on trouve sur les monnaies des îles voisines de Gnide l. Remarquons la forme de croissant lunaire D donnée à Vomicron, forme qui se rencontre aussi dans les inscriptions de Mélos, île dorienne ; elle correspond à l'omicron bref, tandis que la forme circulaire O, donnée aussi à Vomicron, correspond à Vomicron long devenu plus tard Y oméga 2.

Il résulte de là que dans les termes Kvî- 8iov, Kuuov, KaX'jjjivtov, Ntaijpiov, il faut voir non pas un adjectif neutre singulier et sous-en tendre àpyjpiov ou vo;juj|j.a, mais au

contraire un ethnique correspondant à la forme postérieure KNIAIHN-

A la suite des défaites de Xerxès, Cnide entra dans l'alliance athénienne, et la conséquence de cette soumission volontaire fut la fermeture de son atelier monétaire. Elle ne le rouvrit qu'en 412, après les désastres des Athéniens en Sicile. A partir de ce moment Cnide frappa ses belles monnaies au type de la tête d'Aphrodite Euploia et au revers de la tête de lion accompagnée de la légende KNIAION- Plus tard enfin, le ciseau de Praxitèle assura l'immortalité artistique à l'Aphrodite cnidienne.

§ V. — Chersonesos.

La presqu'île carienne qui avait à son extrémité méridionale la ville de Cnide, comptait, en outre, trois communautés associées, liguées comme uneTripolis, sous le nom de xotvôv Xspaovaaîwv 3. Ce x.oivov est inscrit, d'une manière indépendante de Cnide, sur les listes des tributaires d'Athènes au vc siècle, sous le nom de Keppovufaiot 4: il

payait 3 talents par an, entre 454 et 126, contribution égale à celle de Cnide, ce qui atteste l'importance de Chersonesos 5.

Les monnaies de Chersonesos sont toutes antérieures à l'établissement de l'hégémonie athénienne; elles sont taillées sur l'étalon éginélique, comme les monnaies de Cnide contemporaines 6.

No 711 .

711. — Protomé de lion à ch., la gueule béante, tirant la langue, une patte avancée.

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